Le réseau existe, les ports sont reliés, et pourtant la route règne toujours sur le transport de marchandises au Maroc. Une étude menée par deux chercheurs marocains (Alaa Eddine El Moussaoui de l’Université Mohammed Ier d’Oujda et Taoufiq El Moussaoui de l’Université Chouaïb Doukkali
d’El Jadida) cherche à comprendre ce qui pourrait faire basculer les décideurs. Réponse des auteurs : ce que les transporteurs, chargeurs et logisticiens pensent de l’efficacité énergétique et de l’impact environnemental du rail compte davantage que l’argument du coût, qui joue un rôle réel mais plus modéré. L’étude met en évidence des perceptions globalement favorables au rail : sur une échelle de 1 à 5, sa note moyenne atteint 4,18 pour l’impact environnemental et 4,01 pour la performance énergétique, tandis que la performance économique, évaluée à 3,42, apparaît davantage «conditionnelle». L’intention de recourir davantage au rail s’établit à 3,63. Les trois dimensions étudiées influencent significativement cette intention de report modal, avec une hiérarchie claire : la performance énergétique perçue arrive en tête, avec un coefficient standardisé de 0,39, devant l’impact environnemental (0,31) et la performance économique (0,21), le modèle expliquant 58 % de la variance de l’intention.
Les auteurs soulignent, toutefois, que le prix ne suffit pas, à lui seul, à favoriser le report vers le rail : le manque de flexibilité, la couverture territoriale incomplète, les pré- et post-acheminements routiers, les transbordements ainsi que les risques liés à la fiabilité réduisent l’avantage économique perçu. Le mouvement reste par ailleurs encore limité dans les pratiques observées, puisque 76,5 % des répondants déclarent utiliser principalement la route, contre 8,9 % pour le rail et 14,6 % pour des solutions multimodales.
d’El Jadida) cherche à comprendre ce qui pourrait faire basculer les décideurs. Réponse des auteurs : ce que les transporteurs, chargeurs et logisticiens pensent de l’efficacité énergétique et de l’impact environnemental du rail compte davantage que l’argument du coût, qui joue un rôle réel mais plus modéré. L’étude met en évidence des perceptions globalement favorables au rail : sur une échelle de 1 à 5, sa note moyenne atteint 4,18 pour l’impact environnemental et 4,01 pour la performance énergétique, tandis que la performance économique, évaluée à 3,42, apparaît davantage «conditionnelle». L’intention de recourir davantage au rail s’établit à 3,63. Les trois dimensions étudiées influencent significativement cette intention de report modal, avec une hiérarchie claire : la performance énergétique perçue arrive en tête, avec un coefficient standardisé de 0,39, devant l’impact environnemental (0,31) et la performance économique (0,21), le modèle expliquant 58 % de la variance de l’intention.
Les auteurs soulignent, toutefois, que le prix ne suffit pas, à lui seul, à favoriser le report vers le rail : le manque de flexibilité, la couverture territoriale incomplète, les pré- et post-acheminements routiers, les transbordements ainsi que les risques liés à la fiabilité réduisent l’avantage économique perçu. Le mouvement reste par ailleurs encore limité dans les pratiques observées, puisque 76,5 % des répondants déclarent utiliser principalement la route, contre 8,9 % pour le rail et 14,6 % pour des solutions multimodales.
