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Il est temps que l’Afrique prenne en charge sa souveraineté économique (Choiseul Africa)

Avec la participation de 800 décideurs et acteurs économiques parmi les plus influents d’Afrique, d’Europe et du Golfe, la quatrième édition du Choiseul Africa Business Forum, qui s’est tenue les 16 et 17 novembre 2023 à Casablanca, a été le théâtre de débats intenses autour des profondes mutations que connaît actuellement notre monde. Dans cette ère marquée par l’imprévisibilité et la volatilité, une conviction émerge : l’Afrique détient les réponses et les solutions pour façonner l’avenir.

Nous sommes aujourd’hui témoins de profondes mutations que nous ne pouvions imaginer il y a quelques années. Dans cette ère marquée par l’imprévisibilité et la volatilité, une conviction se fraie à coup sûr son chemin : l’Afrique détient les réponses et les solutions, car c’est là que l’avenir se joue. Comment concrétiser ces perspectives, passer des paroles aux actes, et transformer les défis actuels en opportunités pour l’Afrique ? Ces questions cruciales ont été au cœur des débats lors de la quatrième édition du Choiseul Africa Business Forum, qui s’est tenue les 16 et 17 novembre 2023 à Casablanca.



Organisé par l’Institut Choiseul Africa en partenariat avec la région de Casablanca-Settat et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ce forum a rassemblé quelque 800 décideurs et acteurs économiques parmi les plus influents d’Afrique, d’Europe et du Golfe. Les discussions se sont articulées autour de panels dédiés à des thématiques importantes pour l’avenir du continent, sur le thème général des souverainetés économiques pour l’Afrique.

«Le contexte des crises successives que nous vivons depuis plusieurs années, qui vient s’ajouter aux contraintes structurelles de nos économies, confirme notre conviction : seule une réponse africaine globale et commune serait en mesure de permettre aux pays du continent africain de relever les défis liés à la souveraineté économique de notre continent», a souligné, dans son allocution, Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des finances.

Que ce soit dans le cadre de partenariats bilatéraux ou multilatéraux, le Royaume, à travers les initiatives d’opérateurs économiques, a constamment fait preuve de sa détermination à œuvrer dans le renforcement des relations économiques avec les pays du continent. D’ailleurs, les investissements du Maroc en Afrique sont passés de 100 millions de dollars en 2014 à 800 millions de dollars en 2021. Le pays est ainsi le deuxième investisseur africain sur le continent : «Le Maroc, sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, a manifesté à maintes reprises sa pleine adhésion à toutes les initiatives, politiques ou mesures visant à renforcer la dynamique et la souveraineté économiques de notre continent, notamment par l’investissement, le renforcement des infrastructures routières, maritimes, aéroportuaires, ferroviaires, énergétiques et technologiques, ainsi que la formation des ressources humaines», a rappelé, pour sa part, Abdellatif Maâzouz, président de la région de Settat-Casablanca.

Créer des chaînes de valeur industrielles continentales intégrées, durables et innovantes

Pour la majorité des intervenants, l’Afrique, riche de ses ressources naturelles et de sa jeunesse dynamique, se trouve à un tournant crucial de son histoire. Pour exploiter pleinement son potentiel, le continent doit adopter une approche holistique qui combine l’éducation, l’entrepreneuriat, le développement de l’infrastructure et l’innovation technologique, soutiennent-ils. Des réseaux de transport efficaces, des télécommunications fiables et une énergie abondante sont des prérequis pour soutenir la croissance économique, est-il relevé. L’investissement dans ces domaines renforcera l’intégration régionale, réduira les coûts de production et attirera les investissements étrangers, créant ainsi un cercle vertueux de développement, est-il noté.

«Le potentiel du continent africain est loin d’être complètement mis à profit (...). Les ambitions des populations et des gouvernements africains vont aujourd’hui plus loin. Et au vu des ressources naturelles dont est doté le continent, de la jeunesse de sa population et de ses capacités innovantes, le continent est peut-être le plus à même de construire une économie résiliente dont les approvisionnements principaux ne puissent être menacés par des chocs exogènes», a déclaré de son côté Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul.

«Depuis le début des années 2000, l’Afrique a connu un essor économique plus rapide que la moyenne des pays développés. La Covid-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine ont généré des chocs alimentaires et énergétiques sur le continent, impactant la croissance économique qui est passée de 4,1% en 2022 à 3,8% en 2023. Dans ce contexte, la nécessité de créer de la valeur ajoutée africaine via l’industrialisation devient un impératif urgent», a souligné Chakib Alj, président de la CGEM. Pour lui, nous ne pouvons plus nous permettre d’importer la noix de cajou de Côte d’Ivoire pour la transformer au Vietnam pour ensuite la revendre au Maroc ou en Égypte. Les pays africains doivent joindre leurs forces pour créer des chaînes de valeur industrielles continentales intégrées, durables et innovantes, diversifier leurs économies, réduire leur vulnérabilité aux facteurs extérieurs et tirer pleinement profit de la Zone de libre-échange continentale africaine qui représente la plus grande zone de libre-échange au monde, avec un marché de 1,2 milliard de consommateurs.
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