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Lundi 02 Mars 2026
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Innovation verte : appel à projets pour soutenir les communautés locales

Le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial lance un appel à projets dans le cadre de la 8ᵉ phase opérationnelle afin de soutenir les Aires et Territoires du patrimoine autochtone et communautaire. Dotée d’un financement pouvant atteindre 75.000 dollars par initiative et alignée sur les cibles 2030 du Cadre mondial de la biodiversité, cette initiative vise à consolider la gouvernance communautaire, préserver les écosystèmes et renforcer les moyens de subsistance durables dans plusieurs paysages prioritaires du Royaume.

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Le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF FEM/PNUD Maroc) lance un nouvel appel à projets au Maroc. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la 8e phase opérationnelle (OP8), avec un objectif clair : Renforcer le rôle des Aires et Territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC) dans la conservation de la biodiversité et la résilience climatique dans le Royaume.

Cette initiative fait partie de la phase 2 de l’Initiative mondiale de soutien aux APAC (ICCA-GSI) et cible un appui structurant aux organisations de la société civile engagées dans la gestion communautaire des ressources naturelles. L’appel à projets, ouvert jusqu’au 31 mars courant, prévoit une subvention maximale de 75.000 dollars par projet, pour une durée d’exécution ne dépassant pas 24 mois. En moyenne, les financements accordés se situent entre 35.000 et 50.000 dollars. Un cofinancement équivalent à au moins 50% du coût total du projet est exigé, dont 25% en numéraire et 25% en nature.



La phase 2 de l’ICCA-GSI vise explicitement la mise en œuvre de plusieurs cibles du Cadre mondial de la biodiversité adopté lors de la COP 15 de la Convention sur la diversité biologique, notamment les cibles 3, 21, 22 et 23. Il s’agit, en particulier, de contribuer à la conservation de 30% des terres et des mers d’ici 2030, de renforcer le partage des connaissances traditionnelles, d’assurer la participation effective des communautés locales aux processus décisionnels liés à la biodiversité et de promouvoir l’égalité de genre. Au-delà de la biodiversité, l’initiative met également l’accent sur les solutions fondées sur la nature et leur contribution aux engagements climatiques nationaux dans le cadre de l’Accord de Paris.

Rappelons que les APAC sont définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature comme des écosystèmes naturels ou modifiés, porteurs de valeurs écologiques, culturelles et historiques, volontairement conservés par des communautés locales à travers des règles coutumières ou d’autres mécanismes efficaces de gouvernance.

Trois critères permettent d’identifier une APAC : un lien fort et historique entre la communauté et le territoire, l’existence d’une institution de gouvernance opérationnelle et une contribution avérée à la conservation de la nature et au bien-être communautaire. Le programme distingue, par ailleurs, des APAC «définies», «perturbées» ou «désirées», selon leur niveau de structuration et de fonctionnalité. Ces territoires couvrent des forêts, montagnes, zones côtières, oasis, pâturages ou terres agricoles et jouent un rôle déterminant dans la préservation des écosystèmes, l’utilisation durable des ressources et la régénération de la biodiversité. Toutefois, ils font face à des défis majeurs: perte des savoirs traditionnels, pauvreté, faible reconnaissance institutionnelle et absence de cadre juridique spécifique. Les projets soumis devront s’inscrire dans l’approche dite des «3 i»: innovation, inclusion et impact.

Il s’agit de promouvoir des solutions nouvelles en matière de gestion des ressources, d’assurer l’implication effective des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap et de garantir des effets durables et reproductibles à l’échelle locale. L’appel couvre un large éventail d’actions : diagnostic initial et établissement d’une situation de référence, cartographie et zonage, élaboration de plans de gestion, réhabilitation des règles coutumières, renforcement des institutions locales, documentation et enregistrement des APAC dans des bases de données internationales ou encore appui aux moyens de subsistance durables. Parmi les activités éligibles figurent les solutions fondées sur la nature, l’agroécologie climato-intelligente, la diversification des revenus (produits du terroir, miel, agro-biodiversité, tourisme durable), les fonds rotatoires verts au profit des transhumants et agriculteurs, l’énergie durable ou encore l’entrepreneuriat vert en faveur des jeunes et des femmes.
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