D’après les « premiers éléments recueillis sur le terrain », les producteurs d’agrumes des zones concernées auraient subi de lourdes pertes, avec un risque direct sur leurs recettes et sur la relance de leur activité.
En cause : l’intensité des pluies, les débordements des oueds et des vents violents, ayant provoqué d’importantes chutes de fruits, particulièrement pour certaines variétés d’oranges. Plusieurs producteurs auraient également perdu la totalité de leurs stocks d’intrants ainsi qu’une partie du matériel agricole.
Au-delà des pertes immédiates, Maroc Citrus met en garde contre une menace agronomique : sur une part « non négligeable » des plantations — estimée à près du tiers de la superficie totale — la stagnation prolongée des eaux pourrait entraîner l’asphyxie des racines, avec, à la clé, la perte d’une partie des arbres.
Exportations et emploi agricole sous pression
La Fédération anticipe un impact « sérieux » sur le chiffre d’affaires des producteurs et sur leur capacité d’exportation au cours de la campagne en cours, avec un possible effet direct sur les emplois agricoles dans ces régions.
Face à l’ampleur des dégâts, Maroc Citrus sollicite une intervention urgente des pouvoirs publics, à travers des mesures d’accompagnement et de soutien pour limiter les pertes et permettre une reprise rapide de l’activité.
Le communiqué exprime également une reconnaissance pour les Hautes Instructions Royales ayant permis la mise en place d’un programme d’urgence destiné à soutenir les populations et agriculteurs touchés. Maroc Citrus souhaite que la filière agrumicole — principale spéculation arboricole dans ces zones — bénéficie, dans ce cadre, d’un appui « conséquent » afin de réhabiliter les plantations, compenser les pertes de production et préparer la prochaine campagne.
