Ils quittent leur pays mais ne l’oublient pas. Les Marocains résidant à l’étranger ont depuis toujours manifesté un grand attachement au Maroc et à leurs familles. Et ils le démontrent entre autres par les volumes impressionnant de transfert d’argent qui constituent pour le pays une grande source de devises et de soutien familiale, les MRE mais qui doit évoluer vers une logique d’investissements rentables. Aussi, les stratégies nationales visant à renforcer l’investissement privé mettent les MRE au centre de leurs objectifs. Toutefois, les nombreuses réformes engagées ces dernières années, n’ont pas permis de capter une grande partie du potentiel financier de la diaspora marocaine qui demeure encore sous-exploitée.
Dans un rapport publié en 2024 sur le rôle des Marocains du monde dans le développement économique, relayé par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), les auteurs soulignent que les MRE représentent également un réservoir stratégique de compétences, d’expertise technique, d’expérience entrepreneuriale et de réseaux professionnels internationaux. Cependant, cette richesse immatérielle demeure insuffisamment mobilisée. Malgré l’importance des transferts financiers, seule une faible proportion est investie dans des secteurs productifs. En 2023, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, a indiqué à la Chambre des conseillers, que «70% des investissements réalisés par les MRE restent concentrés dans l’immobilier résidentiel». Ce dernier est considéré comme un placement sûr, tangible et facilement identifiable. Bien entendu, le choix des acquisitions immobilières s’explique entre autres par le désir de conserver un lien avec le pays d’origine, la perception d’un risque limité et la difficulté de suivre à distance un projet entrepreneurial plus complexe. Ainsi, le choix de l’investissement dans la pierre capte une partie importante des capitaux de la diaspora et de ce fait ne participe pas directement à la création d’emplois ou au développement d’activités à forte valeur ajoutée.
Soutien familiale et acquisitions immobilières, les priorités
En 2025, iles transferts des MRE ont dépassé les 122 milliards de dirhams et pourraient atteindre près de 128 milliards de dirhams en 2026. Ces flux constituent l’une des principales sources de devises du pays et représentent près de 8,5% du produit intérieur brut. Toutefois, la majeure partie de ces fonds continue d’être orientée vers la consommation des ménages ou l’acquisition de biens immobiliers, tandis que les investissements productifs restent relativement limités. Pour de nombreux observateurs, la diaspora marocaine constitue bien plus qu’un simple pourvoyeur de devises.Dans un rapport publié en 2024 sur le rôle des Marocains du monde dans le développement économique, relayé par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), les auteurs soulignent que les MRE représentent également un réservoir stratégique de compétences, d’expertise technique, d’expérience entrepreneuriale et de réseaux professionnels internationaux. Cependant, cette richesse immatérielle demeure insuffisamment mobilisée. Malgré l’importance des transferts financiers, seule une faible proportion est investie dans des secteurs productifs. En 2023, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, a indiqué à la Chambre des conseillers, que «70% des investissements réalisés par les MRE restent concentrés dans l’immobilier résidentiel». Ce dernier est considéré comme un placement sûr, tangible et facilement identifiable. Bien entendu, le choix des acquisitions immobilières s’explique entre autres par le désir de conserver un lien avec le pays d’origine, la perception d’un risque limité et la difficulté de suivre à distance un projet entrepreneurial plus complexe. Ainsi, le choix de l’investissement dans la pierre capte une partie importante des capitaux de la diaspora et de ce fait ne participe pas directement à la création d’emplois ou au développement d’activités à forte valeur ajoutée.
