C’est fait. Le département de l’Agriculture a retenu le cabinet Novec, filiale du Groupe Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), pour mener l’étude stratégique de définition du futur schéma directeur de développement de l’irrigation dans la région de la Chaouia. Coût de la prestation : 3,58 millions de dirhams. Ce schéma viendra redessiner l’irrigation sur 250.000 hectares dans la région et fixera les bases de trois projets prioritaires couvrant 80.000 hectares.
L’étude couvrira trois grands ensembles : la Haute Chaouia (Settat-Ben Ahmed), avec un potentiel d’extension sur 140.000 hectares ; la Basse Chaouia – nappe de Berrechid, avec 50.000 hectares à sauvegarder et à renforcer ; et la Basse Chaouia (El Gara-Nfifikh), avec un potentiel de 60.000 hectares d’extension.
Les équipes de Novec devront caractériser, dans le cadre de cette consultation, chaque zone selon un ensemble de critères naturels, hydriques, socio-économiques et fonciers. Une approche multicritère permettra ensuite de hiérarchiser les zones favorables et de déterminer celles où l’eau issue des projets d’interconnexion aura le plus d’impact.
Le processus devrait aboutir à la cristallisation de trois projets prioritaires représentant une superficie totale de 80.000 hectares. Ces projets feront l’objet d’études de faisabilité technique, économique et financière, de schémas d’aménagement détaillés (stations de pompage, adductions, stockage, mise en pression, réseaux internes), d’une analyse de rentabilité sur 20 à 30 ans avec tests de sensibilité, ainsi que de l’élaboration d’un dossier de financement complet, calibré pour les bailleurs internationaux, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale (BM) et la Banque de développement allemande (KfW).
Il s’agit ainsi d’un volet déterminant pour accélérer la mobilisation des financements extérieurs dans la transformation hydroagricole du pays. Le Schéma directeur à mettre en place constituera un levier stratégique pour la résilience agricole, puisqu’il intervient à un moment critique : la région de la Chaouia est l’un des greniers historiques du pays, mais aussi l’une des plus exposées aux sécheresses successives.
En planifiant des aménagements hydroagricoles massifs, l’État entend répondre à quatre enjeux majeurs : la stabilisation de la production céréalière, la modernisation des systèmes d’irrigation sous pression, la réduction de la pression sur les nappes et l’augmentation de la valeur ajoutée agricole via des assolements optimisés.
Ce projet structurant pourrait, une fois traduit en investissements, transformer durablement le modèle agricole de la Chaouia et renforcer la sécurité hydrique et alimentaire du Maroc.
Rappelons que l’État a adopté des plans de développement et d’accélération des investissements dans le cadre de «Génération Green 2020-2030» et du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEPI) 2020-2027. Ces plans ont actionné plusieurs leviers complémentaires pour le développement de l’offre hydrique.
Les infrastructures de mobilisation des ressources en eau permettront d’améliorer significativement le bilan hydrique du bassin hydraulique Bouregreg-Chaouia et de dégager de nouvelles ressources pour le développement de l’irrigation, notamment pour l’irrigation de complément des grandes cultures.
Concrètement, la programmation des projets d’interconnexion des bassins hydrauliques permettra l’utilisation des eaux excédentaires des bassins versants du nord du Maroc vers le Sud. Ces projets ont pour objectif de réduire les pertes en mer des ressources en eau dans les bassins excédentaires, de transférer l’eau depuis les trois bassins hydrologiques du nord du Royaume disposant d’importants excédents (Laou, Loukkos, Sebou) et de l’acheminer vers les bassins déficitaires.
Il s’agit, également, de sécuriser l’approvisionnement en eau des grandes agglomérations urbaines et de renforcer l’eau disponible pour l’irrigation. Des tranches urgentes d’interconnexion sont ainsi réalisées, portant notamment sur l’interconnexion Sebou-Bouregreg (longueur d’adduction d’environ 67 km, débit de 15 mètres cubes (m³)/seconde (s) pour la tranche urgente et un débit additionnel de 30 m³/s pour la tranche 2) et sur l’interconnexion des barrages Oued Makhazine-Dar Khrofa dans le bassin du Loukkos (longueur d’adduction de 42 km, débit de 3,2 m³/s).
D’autres projets d’interconnexion sont programmés dans le cadre du PNAEPI, notamment Laou-Loukkos et Sebou-Bouregreg-Oum Er-Rbia.
Ces projets permettront, à terme, de mobiliser près de 1 milliard de m³ d’eau gagnés sur les pertes en mer, afin de sécuriser l’approvisionnement en eau des grandes agglomérations urbaines et de renforcer l’irrigation dans les bassins déficitaires.
L’étude couvrira trois grands ensembles : la Haute Chaouia (Settat-Ben Ahmed), avec un potentiel d’extension sur 140.000 hectares ; la Basse Chaouia – nappe de Berrechid, avec 50.000 hectares à sauvegarder et à renforcer ; et la Basse Chaouia (El Gara-Nfifikh), avec un potentiel de 60.000 hectares d’extension.
Les équipes de Novec devront caractériser, dans le cadre de cette consultation, chaque zone selon un ensemble de critères naturels, hydriques, socio-économiques et fonciers. Une approche multicritère permettra ensuite de hiérarchiser les zones favorables et de déterminer celles où l’eau issue des projets d’interconnexion aura le plus d’impact.
Le processus devrait aboutir à la cristallisation de trois projets prioritaires représentant une superficie totale de 80.000 hectares. Ces projets feront l’objet d’études de faisabilité technique, économique et financière, de schémas d’aménagement détaillés (stations de pompage, adductions, stockage, mise en pression, réseaux internes), d’une analyse de rentabilité sur 20 à 30 ans avec tests de sensibilité, ainsi que de l’élaboration d’un dossier de financement complet, calibré pour les bailleurs internationaux, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale (BM) et la Banque de développement allemande (KfW).
Il s’agit ainsi d’un volet déterminant pour accélérer la mobilisation des financements extérieurs dans la transformation hydroagricole du pays. Le Schéma directeur à mettre en place constituera un levier stratégique pour la résilience agricole, puisqu’il intervient à un moment critique : la région de la Chaouia est l’un des greniers historiques du pays, mais aussi l’une des plus exposées aux sécheresses successives.
En planifiant des aménagements hydroagricoles massifs, l’État entend répondre à quatre enjeux majeurs : la stabilisation de la production céréalière, la modernisation des systèmes d’irrigation sous pression, la réduction de la pression sur les nappes et l’augmentation de la valeur ajoutée agricole via des assolements optimisés.
Ce projet structurant pourrait, une fois traduit en investissements, transformer durablement le modèle agricole de la Chaouia et renforcer la sécurité hydrique et alimentaire du Maroc.
Rappelons que l’État a adopté des plans de développement et d’accélération des investissements dans le cadre de «Génération Green 2020-2030» et du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEPI) 2020-2027. Ces plans ont actionné plusieurs leviers complémentaires pour le développement de l’offre hydrique.
Les infrastructures de mobilisation des ressources en eau permettront d’améliorer significativement le bilan hydrique du bassin hydraulique Bouregreg-Chaouia et de dégager de nouvelles ressources pour le développement de l’irrigation, notamment pour l’irrigation de complément des grandes cultures.
Concrètement, la programmation des projets d’interconnexion des bassins hydrauliques permettra l’utilisation des eaux excédentaires des bassins versants du nord du Maroc vers le Sud. Ces projets ont pour objectif de réduire les pertes en mer des ressources en eau dans les bassins excédentaires, de transférer l’eau depuis les trois bassins hydrologiques du nord du Royaume disposant d’importants excédents (Laou, Loukkos, Sebou) et de l’acheminer vers les bassins déficitaires.
Il s’agit, également, de sécuriser l’approvisionnement en eau des grandes agglomérations urbaines et de renforcer l’eau disponible pour l’irrigation. Des tranches urgentes d’interconnexion sont ainsi réalisées, portant notamment sur l’interconnexion Sebou-Bouregreg (longueur d’adduction d’environ 67 km, débit de 15 mètres cubes (m³)/seconde (s) pour la tranche urgente et un débit additionnel de 30 m³/s pour la tranche 2) et sur l’interconnexion des barrages Oued Makhazine-Dar Khrofa dans le bassin du Loukkos (longueur d’adduction de 42 km, débit de 3,2 m³/s).
D’autres projets d’interconnexion sont programmés dans le cadre du PNAEPI, notamment Laou-Loukkos et Sebou-Bouregreg-Oum Er-Rbia.
Ces projets permettront, à terme, de mobiliser près de 1 milliard de m³ d’eau gagnés sur les pertes en mer, afin de sécuriser l’approvisionnement en eau des grandes agglomérations urbaines et de renforcer l’irrigation dans les bassins déficitaires.
