Le programme «Airport Carbon Accreditation» est aujourd’hui la référence mondiale en matière de gestion des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur aéroportuaire. Structuré en cinq niveaux progressifs – de la simple cartographie des émissions jusqu’à la neutralité carbone –, il impose à chaque aéroport candidat un inventaire rigoureux de ses empreintes directes et indirectes, une vérification indépendante par un cabinet accrédité par l’ACI, et la mise en œuvre documentée d’un Plan de management carbone.
Une architecture d’accréditation par paliers
L’originalité du programme tient à sa logique d’escalier : chaque aéroport progresse à son rythme, selon son niveau de maturité et la complexité de son trafic. Les plateformes les plus modestes – Dakhla, Essaouira, Ouarzazate, Laâyoune – viseront dans un premier temps le niveau 1 «Cartographie», posant les bases d’un inventaire carbone fiable. Les aéroports régionaux intermédiaires – Nador, Tétouan, Tanger, Oujda, Agadir – sont projetés vers les niveaux 2 et 3, qui exigent une réduction documentée des émissions et la mise en place d’un comité de management carbone. Les hubs structurants – Casablanca Mohammed V, Marrakech, Rabat, Fès – sont quant à eux orientés vers les niveaux 4, 4+ et 5, impliquant des Plans de décarbonation multi-acteurs et, pour les plus ambitieux, une approche de neutralité carbone.
La troisième fonction, souvent la moins visible mais peut-être la plus structurante, est celle de la formation. L’ONDA entend, en effet, constituer une expertise interne pérenne. Le prestataire sera chargé de former plusieurs centaines d’agents répartis sur l’ensemble du réseau – entre 12 et 20 participants par aéroport selon les niveaux – aux exigences du programme «ACA». Plus significatif encore : une formation spécialisée visera à préparer des agents marocains à l’examen de vérificateur agréé par l’ACI lui-même, en conformité avec la norme ISO 14064-3. L’objectif à terme est de disposer, en interne, de vérificateurs capables d’auditer les bilans carbone des plateformes nationales sans dépendre d’une expertise extérieure.
Une architecture d’accréditation par paliers
L’originalité du programme tient à sa logique d’escalier : chaque aéroport progresse à son rythme, selon son niveau de maturité et la complexité de son trafic. Les plateformes les plus modestes – Dakhla, Essaouira, Ouarzazate, Laâyoune – viseront dans un premier temps le niveau 1 «Cartographie», posant les bases d’un inventaire carbone fiable. Les aéroports régionaux intermédiaires – Nador, Tétouan, Tanger, Oujda, Agadir – sont projetés vers les niveaux 2 et 3, qui exigent une réduction documentée des émissions et la mise en place d’un comité de management carbone. Les hubs structurants – Casablanca Mohammed V, Marrakech, Rabat, Fès – sont quant à eux orientés vers les niveaux 4, 4+ et 5, impliquant des Plans de décarbonation multi-acteurs et, pour les plus ambitieux, une approche de neutralité carbone.
Au-delà du bilan carbone : un écosystème de pilotage climatique
La mission qui sera confiée à un prestataire spécialisé va bien au-delà de la simple rédaction de dossiers d’accréditation. Elle articule trois fonctions complémentaires. La première est celle de l’assistance technique proprement dite Accompagnement des équipes aéroportuaires dans la saisie et la validation de leurs données dans l’outil ACERT (Airport Carbon and Emissions Reporting Tool) de l’ACI, Élaboration des Plans de management carbone (PMC), et Dépôt des dossiers sur la plateforme «ACA-Online». La deuxième est celle de la vérification indépendante : le cabinet retenu devra mobiliser un vérificateur accrédité par l’ACI, inscrit sur la liste officielle de l’organisme, ayant réalisé au minimum trois missions comparables, dont l’une sur une plateforme de taille équivalente à l’aéroport Casablanca Mohammed V – le plus grand hub du Maroc avec 414 agents permanents.La troisième fonction, souvent la moins visible mais peut-être la plus structurante, est celle de la formation. L’ONDA entend, en effet, constituer une expertise interne pérenne. Le prestataire sera chargé de former plusieurs centaines d’agents répartis sur l’ensemble du réseau – entre 12 et 20 participants par aéroport selon les niveaux – aux exigences du programme «ACA». Plus significatif encore : une formation spécialisée visera à préparer des agents marocains à l’examen de vérificateur agréé par l’ACI lui-même, en conformité avec la norme ISO 14064-3. L’objectif à terme est de disposer, en interne, de vérificateurs capables d’auditer les bilans carbone des plateformes nationales sans dépendre d’une expertise extérieure.
