Dans une nouvelle étude, Attijari Global Research (AGR) analyse les enjeux de la décision de Bank Al-Maghrib (BAM) de maintenir inchangé son taux directeur à 3%.
La filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à la recherche estime que ce statu quo, largement anticipé par le marché financier, semble en ligne avec le nouveau contexte de «désinflation» au Maroc. Cette baisse de l’inflation devrait se poursuivre, favorisée notamment par le net ralentissement de la demande mondiale et la détente des prix énergétiques à l’international. S’ajoutent, au niveau local, les mesures de soutien du pouvoir d’achat et la poursuite de la transmission des hausses des taux vers l’économie réelle qui devraient atténuer les tensions sur les prix domestiques en 2024. D’ailleurs, les projections d’évolution des crédits bancaires au Maroc et des taux débiteurs montrent une poursuite de la transmission de la hausse du taux directeur (TD) de +150 points de base (pbs) vers l’économie réelle. Ainsi, après des hausses respectives de 53 pbs et 23 pbs durant le T1-23 et T2-23, les taux débiteurs s’apprécient de +10 pbs au T3-23.
Pour leur part, après avoir intégré complètement les hausses de TD en 2023, les taux obligataires primaires au Maroc ont enclenché un mouvement baissier durant le T4-23, et ce en anticipation de la fin du cycle de resserrement de BAM et en prévision d’une nouvelle phase accommodante dès 2024. À l’origine, la baisse des exigences de rentabilité des investisseurs en marge du reflux inflationniste ainsi que la nouvelle orientation du Trésor vers les financements extérieurs en 2023. «Les nouvelles projections économiques dévoilées par BAM émettent des signaux forts quant à son orientation future en 2024. L’inflation devrait converger vers l’objectif de stabilité à 2% dès 2024. Dans ces conditions, le scénario central d’AGR prévoit une phase d’assouplissement monétaire en 2024, à l’instar des grandes Banques centrales à l’international et tenant compte des nouveaux enjeux du Royaume», est-il souligné. Cependant, concernant les conditions monétaires en 2024, les besoins en liquidité du système bancaire devraient atteindre un record de près de 138 milliards de DH, soit un niveau jamais observé depuis la crise du Covid-19. «En dépit des prévisions records des réserves en devises à plus de 360 milliards de DH en 2024, la poursuite de la hausse de la circulation fiduciaire devrait continuer à pénaliser les besoins en liquidité. Après une progression importante de 10% en 2023, la monnaie en circulation devrait évoluer de 6,5% en 2024 et en 2025», décryptent les experts d’AGR. Ces derniers s’attendent donc à des niveaux record du cash en circulation durant les deux prochaines années.
Néanmoins, BAM continue d’être en mesure de combler ce déficit sur le marché monétaire et de maintenir les TMP (Taux moyens pondérés) en ligne avec le TD, et ce à travers ses injections principales de liquidité.
La filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à la recherche estime que ce statu quo, largement anticipé par le marché financier, semble en ligne avec le nouveau contexte de «désinflation» au Maroc. Cette baisse de l’inflation devrait se poursuivre, favorisée notamment par le net ralentissement de la demande mondiale et la détente des prix énergétiques à l’international. S’ajoutent, au niveau local, les mesures de soutien du pouvoir d’achat et la poursuite de la transmission des hausses des taux vers l’économie réelle qui devraient atténuer les tensions sur les prix domestiques en 2024. D’ailleurs, les projections d’évolution des crédits bancaires au Maroc et des taux débiteurs montrent une poursuite de la transmission de la hausse du taux directeur (TD) de +150 points de base (pbs) vers l’économie réelle. Ainsi, après des hausses respectives de 53 pbs et 23 pbs durant le T1-23 et T2-23, les taux débiteurs s’apprécient de +10 pbs au T3-23.
Pour leur part, après avoir intégré complètement les hausses de TD en 2023, les taux obligataires primaires au Maroc ont enclenché un mouvement baissier durant le T4-23, et ce en anticipation de la fin du cycle de resserrement de BAM et en prévision d’une nouvelle phase accommodante dès 2024. À l’origine, la baisse des exigences de rentabilité des investisseurs en marge du reflux inflationniste ainsi que la nouvelle orientation du Trésor vers les financements extérieurs en 2023. «Les nouvelles projections économiques dévoilées par BAM émettent des signaux forts quant à son orientation future en 2024. L’inflation devrait converger vers l’objectif de stabilité à 2% dès 2024. Dans ces conditions, le scénario central d’AGR prévoit une phase d’assouplissement monétaire en 2024, à l’instar des grandes Banques centrales à l’international et tenant compte des nouveaux enjeux du Royaume», est-il souligné. Cependant, concernant les conditions monétaires en 2024, les besoins en liquidité du système bancaire devraient atteindre un record de près de 138 milliards de DH, soit un niveau jamais observé depuis la crise du Covid-19. «En dépit des prévisions records des réserves en devises à plus de 360 milliards de DH en 2024, la poursuite de la hausse de la circulation fiduciaire devrait continuer à pénaliser les besoins en liquidité. Après une progression importante de 10% en 2023, la monnaie en circulation devrait évoluer de 6,5% en 2024 et en 2025», décryptent les experts d’AGR. Ces derniers s’attendent donc à des niveaux record du cash en circulation durant les deux prochaines années.
Néanmoins, BAM continue d’être en mesure de combler ce déficit sur le marché monétaire et de maintenir les TMP (Taux moyens pondérés) en ligne avec le TD, et ce à travers ses injections principales de liquidité.
