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Dimanche 12 Avril 2026
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​​​​​​​Les réserves en eau des barrages dépassent 12,8 milliards de m³, en hausse de 101% sur un an

Portées par le retour des pluies printanières, les retenues des barrages enregistrent une nette amélioration. Les apports des dernières 24 heures confirment une dynamique positive, bien que des disparités persistent entre les bassins.

Le redressement des réserves hydriques se confirme au Maroc. Au 10 avril 2026, le volume global stocké dans les barrages atteint 12.894,1 millions de m³, contre 6.423,2 millions de m³ à la même date en 2025, soit une progression de +101% en un an. Une évolution significative qui s’inscrit dans le sillage des précipitations enregistrées ces dernières semaines. Cette dynamique s’est poursuivie au cours des dernières 24 heures. Entre le jeudi 9 et le vendredi 10 avril, plusieurs barrages ont enregistré des apports importants, contribuant à renforcer les niveaux de remplissage.



Dans la province de Taounate, le barrage Idriss Ier se distingue avec des apports de 3,8 millions de m³, portant son taux de remplissage à 93,4%. Toujours dans la même région, le barrage Al Wahda a reçu près de 3,3 millions de m³, pour atteindre un taux de 86,4%.

Plus au centre, dans la province d’Azilal, le barrage Bin El Ouidane a bénéficié d’entrées d’eau de l’ordre de 2,9 millions de m³, portant son taux de remplissage à 94,6%, l’un des niveaux les plus élevés observés actuellement.

En revanche, certains grands ouvrages restent sous pression malgré les apports récents. C’est le cas du barrage Al Massira, dans la province de Settat, qui a enregistré 2,8 millions de m³ supplémentaires, mais dont le taux de remplissage demeure limité à 36,3%.

À l’échelle des bassins hydrauliques, les contrastes restent marqués. Le bassin du Loukkos affiche un taux de remplissage élevé de 92,1%, tandis que ceux du Sebou (86,6%) et du Bouregreg (92,4%) confirment également une situation confortable. Le bassin du Tensift atteint même 94,8%, illustrant l’impact direct des dernières pluies.

À l’inverse, des zones restent en situation plus fragile. Le bassin du Souss-Massa plafonne à 56%, celui du Guir-Ziz-Ghris à 54,5%, tandis que le bassin de Draa-Oued Noun demeure le plus déficitaire avec un taux de remplissage de 40,6%.

Malgré ces disparités, l’ensemble des indicateurs traduit une amélioration notable des ressources en eau en ce début de printemps. Une évolution encourageante après plusieurs années marquées par le stress hydrique, même si la situation reste dépendante de la régularité des précipitations à venir.
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