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Vendredi 30 Octobre 2026
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SIDATTES 2026 : l’investissement et l’innovation pour diversifier l’économie des oasis

Gestion de l’eau, valorisation des produits du palmier dattier, commercialisation numérique et entrepreneuriat : le Forum de l’investissement du SIDATTES 2026 a examiné les moyens de créer davantage de valeur dans les territoires oasiens, tout en préservant leurs ressources. L’accès au financement et l’accompagnement des porteurs de projets figurent parmi les priorités mises en avant.

Ph. Sradni
Ph. Sradni
Comment développer l’économie des oasis tout en répondant aux contraintes hydriques et climatiques ? À Erfoud, le Forum de l’investissement organisé en marge de la 15e édition du Salon international des dattes au Maroc (SIDATTES 2026) a placé cette question au centre des échanges. L’enjeu est de mobiliser l’investissement et l’innovation pour renforcer la résilience de la filière des dattes, diversifier les activités et favoriser la création d’emplois dans les territoires oasiens.

Organisée par l’Agence pour le développement agricole (ADA), en partenariat avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc, l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) et l’Association du Salon international des dattes au Maroc (ASIDMA), la rencontre a réuni des acteurs institutionnels, financiers, scientifiques et privés autour des opportunités de développement de la filière.



Une première table ronde, consacrée à l’investissement responsable et au développement territorial intégré, a abordé la gestion écoresponsable des ressources en eau et l’adaptation au changement climatique. Les discussions ont également porté sur les dispositifs d’incitation, les mécanismes de financement et l’agrégation, ainsi que sur les moyens d’optimiser la chaîne de valeur.

Au-delà de la production de dattes, les échanges ont souligné les perspectives offertes par une meilleure valorisation des produits et sous-produits du palmier dattier. Consacrée à l’innovation et à l’entrepreneuriat, la seconde table ronde a ainsi examiné le rôle de la recherche scientifique, l’émergence de nouveaux modèles entrepreneuriaux et l’intégration du numérique dans la commercialisation.



L’insertion des jeunes entrepreneurs a également occupé une place dans les discussions. Investisseurs, porteurs de projets et acteurs locaux ont partagé leurs expériences et présenté des initiatives illustrant les possibilités de création de valeur ajoutée et de diversification de l’économie oasienne.

Pour concrétiser ce potentiel, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les secteurs public et privé. Plusieurs priorités ont été dégagées : faciliter l’accès au financement, consolider l’accompagnement des porteurs de projets et accélérer l’innovation, tout en favorisant la participation des jeunes et des femmes.

Les travaux ont ainsi défendu une approche associant développement économique et préservation du patrimoine oasien. Une exigence qui concerne aussi bien la gestion des ressources que les choix d’investissement et les nouvelles activités appelées à se développer dans ces territoires.
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