La filière des dattes au Maroc s’oriente vers une campagne agricole particulièrement favorable. Selon les prévisions du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, la production nationale de dattes devrait atteindre 177.000 tonnes au titre de la campagne 2026-2027, en progression de 11% par rapport à la campagne précédente. Ce volume constituerait un nouveau record de production à l’échelle nationale.
Cette amélioration s’explique notamment par des conditions climatiques plus favorables et par l’entrée en production de nouvelles superficies plantées dans les zones d’extension. S’exprimant mercredi 28 octobre à Erfoud, en marge de l’ouverture de la 15e édition du Salon international des dattes au Maroc (SIDATTES 2026), le ministre de l’Agriculture, Khalid Hatimy, a souligné que la consommation nationale se situe entre 220.000 et 250.000 tonnes par an, mettant ainsi en évidence l’écart qui subsiste entre la production locale et les besoins du marché.
Face à cette situation, le ministre a appelé à poursuivre le développement de la production nationale et à mieux réguler les importations. Il a également insisté sur le renforcement des capacités de stockage et de valorisation, la régulation des prix sur le marché intérieur et l’accompagnement des agriculteurs pour améliorer leur accès aux marchés internationaux.
« Le SIDATTES est bien plus qu'un rendez-vous agricole, c'est une étape stratégique qui traduit une ambition de développer une filière à fort potentiel », a déclaré Khalid Hatimy. Pour le ministre, la filière phoenicicole constitue un levier de sécurité alimentaire, de développement territorial et de création de valeur ajoutée, notamment à travers les perspectives d'emploi qu'elle offre aux jeunes.
Les oasis de Drâa-Tafilalet couvrent près de 56.000 hectares et abritent plus de 6,49 millions de palmiers dattiers, avec une diversité dépassant 225 variétés. Les exportations de dattes de la région ont atteint 1.510 tonnes en 2026.
Au-delà de la production agricole, la filière joue un rôle économique et social important dans les territoires oasiens. Elle génère une valeur ajoutée supérieure à 3 milliards de DH, représente plus de 3,4 millions de journées de travail par an et contribue jusqu’à 60% du revenu agricole des ménages oasiens.
Selon les données du ministère, près de 2 millions de Marocains tirent directement ou indirectement des revenus de cette activité. La culture du palmier dattier participe également à la préservation des oasis, à la lutte contre la désertification et à la limitation de l’exode rural.
Au Laboratoire national de culture in vitro du palmier dattier, relevant de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), le ministre a pris connaissance des travaux de multiplication de plants sélectionnés, de préservation des ressources génétiques nationales et de lutte contre la maladie du Bayoud.
Il s’est également rendu à Aoufous, où le Projet de gestion durable des écosystèmes oasiens (PROGEDOM) mobilise une enveloppe de 164 millions de dirhams, dont 121 millions sous forme de don du fonds PROGREEN de la Banque mondiale et 43 millions au titre de la contribution du ministère de l’Agriculture. Déployé sur la période 2024-2027, ce programme cible environ 37.000 habitants dans les oasis d’Aoufous, dans la province d’Errachidia, et d’Akka, dans la province de Tata, avec pour objectif de renforcer leur résilience face aux changements climatiques.
Autre chantier important, l’aménagement hydroagricole du périmètre de l’Oued Ziz et de la plaine du Tafilalet couvre environ 28.000 hectares, répartis sur 540 ksour, au bénéfice de près de 114.800 habitants. Les travaux réalisés depuis 2020 représentent un investissement d’environ 180 millions de DH.
Parallèlement, le programme d’intensification et de réhabilitation des oasis traditionnelles de Drâa-Tafilalet, doté de 792 millions de DH sur la période 2021-2030, poursuit ses opérations de plantation. Plus de 917.000 plants de palmiers dattiers ont déjà été distribués, sur un objectif de 2,6 millions.
Ces initiatives s’inscrivent dans les efforts de modernisation de la filière, avec un double objectif : accroître les capacités de production et préserver les écosystèmes oasiens, particulièrement exposés aux contraintes climatiques et hydriques.
Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le SIDATTES 2026 se poursuit jusqu’au 1er novembre à Erfoud. Placée sous le thème « Palmier dattier et innovation : opportunités pour le développement territorial intégré », cette 15e édition rassemble plus de 230 exposants marocains et étrangers sur une superficie de 40.000 m² et devrait accueillir plus de 100.000 visiteurs.
Cette amélioration s’explique notamment par des conditions climatiques plus favorables et par l’entrée en production de nouvelles superficies plantées dans les zones d’extension. S’exprimant mercredi 28 octobre à Erfoud, en marge de l’ouverture de la 15e édition du Salon international des dattes au Maroc (SIDATTES 2026), le ministre de l’Agriculture, Khalid Hatimy, a souligné que la consommation nationale se situe entre 220.000 et 250.000 tonnes par an, mettant ainsi en évidence l’écart qui subsiste entre la production locale et les besoins du marché.
Face à cette situation, le ministre a appelé à poursuivre le développement de la production nationale et à mieux réguler les importations. Il a également insisté sur le renforcement des capacités de stockage et de valorisation, la régulation des prix sur le marché intérieur et l’accompagnement des agriculteurs pour améliorer leur accès aux marchés internationaux.
« Le SIDATTES est bien plus qu'un rendez-vous agricole, c'est une étape stratégique qui traduit une ambition de développer une filière à fort potentiel », a déclaré Khalid Hatimy. Pour le ministre, la filière phoenicicole constitue un levier de sécurité alimentaire, de développement territorial et de création de valeur ajoutée, notamment à travers les perspectives d'emploi qu'elle offre aux jeunes.
Drâa-Tafilalet concentre 83% de la production nationale
La région de Drâa-Tafilalet demeure le principal bassin de production de dattes du Royaume, avec 83% du volume national, suivie de Souss-Massa et de l’Oriental, qui représentent chacune 7,5%.Les oasis de Drâa-Tafilalet couvrent près de 56.000 hectares et abritent plus de 6,49 millions de palmiers dattiers, avec une diversité dépassant 225 variétés. Les exportations de dattes de la région ont atteint 1.510 tonnes en 2026.
Au-delà de la production agricole, la filière joue un rôle économique et social important dans les territoires oasiens. Elle génère une valeur ajoutée supérieure à 3 milliards de DH, représente plus de 3,4 millions de journées de travail par an et contribue jusqu’à 60% du revenu agricole des ménages oasiens.
Selon les données du ministère, près de 2 millions de Marocains tirent directement ou indirectement des revenus de cette activité. La culture du palmier dattier participe également à la préservation des oasis, à la lutte contre la désertification et à la limitation de l’exode rural.
Des investissements pour moderniser la filière et préserver les oasis
En marge du Salon, Khalid Hatimy a effectué plusieurs visites de terrain dans la province d’Errachidia, consacrées à la recherche agronomique, à la gestion durable des oasis et à la modernisation des infrastructures hydroagricoles.Au Laboratoire national de culture in vitro du palmier dattier, relevant de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), le ministre a pris connaissance des travaux de multiplication de plants sélectionnés, de préservation des ressources génétiques nationales et de lutte contre la maladie du Bayoud.
Il s’est également rendu à Aoufous, où le Projet de gestion durable des écosystèmes oasiens (PROGEDOM) mobilise une enveloppe de 164 millions de dirhams, dont 121 millions sous forme de don du fonds PROGREEN de la Banque mondiale et 43 millions au titre de la contribution du ministère de l’Agriculture. Déployé sur la période 2024-2027, ce programme cible environ 37.000 habitants dans les oasis d’Aoufous, dans la province d’Errachidia, et d’Akka, dans la province de Tata, avec pour objectif de renforcer leur résilience face aux changements climatiques.
Autre chantier important, l’aménagement hydroagricole du périmètre de l’Oued Ziz et de la plaine du Tafilalet couvre environ 28.000 hectares, répartis sur 540 ksour, au bénéfice de près de 114.800 habitants. Les travaux réalisés depuis 2020 représentent un investissement d’environ 180 millions de DH.
Parallèlement, le programme d’intensification et de réhabilitation des oasis traditionnelles de Drâa-Tafilalet, doté de 792 millions de DH sur la période 2021-2030, poursuit ses opérations de plantation. Plus de 917.000 plants de palmiers dattiers ont déjà été distribués, sur un objectif de 2,6 millions.
Ces initiatives s’inscrivent dans les efforts de modernisation de la filière, avec un double objectif : accroître les capacités de production et préserver les écosystèmes oasiens, particulièrement exposés aux contraintes climatiques et hydriques.
Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le SIDATTES 2026 se poursuit jusqu’au 1er novembre à Erfoud. Placée sous le thème « Palmier dattier et innovation : opportunités pour le développement territorial intégré », cette 15e édition rassemble plus de 230 exposants marocains et étrangers sur une superficie de 40.000 m² et devrait accueillir plus de 100.000 visiteurs.
