La hausse continue des prix de l’or observée au Maroc s’inscrit dans un mouvement international de grande ampleur, marqué par une envolée historique du métal précieux depuis 2025 et une intensification de la tendance dès les premières semaines de 2026. Dans plusieurs villes du Royaume, dont Kénitra, le prix du gramme a dépassé récemment les 1.200 dirhams, provoquant un net ralentissement de l’activité sur le marché de la bijouterie et modifiant en profondeur les comportements d’achat, selon les professionnels du secteur.
D’après les bijoutiers interrogés par le journal Assahra Al Maghribia, cette flambée est directement liée à l’évolution des cours mondiaux. Toute variation du prix de l’once sur les marchés internationaux se répercute quasi automatiquement sur les tarifs pratiqués localement, auxquels s’ajoutent les coûts de fabrication, de transport et la fiscalité. Le résultat est un prix final jugé excessif par une large partie de la clientèle, entraînant une chute marquée de la demande par rapport aux années précédentes.
>> Lire aussi : Flambée du prix de l’or : inquiétude et soupçons de spéculation au Maroc
Les professionnels constatent que les clients se tournent désormais vers des pièces de plus en plus légères ou privilégient la revente de bijoux anciens afin de faire face à des dépenses courantes. Certains anticipent une poursuite de cette situation au moins jusqu’à l’été 2026, redoutant une phase de stagnation durable susceptible d’affecter l’ensemble de la filière, des artisans aux commerçants.
Ce repli est confirmé du côté des consommateurs. Plusieurs ménages évoquent un renoncement partiel ou total à l’achat de bijoux, y compris pour des événements traditionnellement associés à l’or, comme les mariages. Le dépassement du seuil des 1.100 dirhams pour le gramme d’or 18 carats est cité comme un facteur déterminant dans ces arbitrages budgétaires. De plus en plus de familles se tournent vers des bijoux de substitution, moins coûteux, afin de maintenir l’aspect symbolique et esthétique sans supporter le poids financier des prix actuels.
Les inquiétudes autour de l’indépendance de la Réserve fédérale américaine, alimentées par les critiques répétées du président Donald Trump à l’égard de l’institution, ainsi que les tensions régionales au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, contribuent à renforcer l’attrait de l’or comme valeur refuge. Depuis le début de l’année 2026, le métal jaune affiche déjà une hausse de 27%, après une progression de 67% enregistrée l’année précédente.
Les répercussions de cette flambée ne se limitent pas aux marchés financiers. En Thaïlande, où l’or constitue un instrument d’épargne et d’investissement largement répandu, la banque centrale a annoncé le 30 janvier 2026 un durcissement de la réglementation du commerce de l’or en ligne. À compter de mars, les transactions quotidiennes en monnaie locale seront plafonnées à 50 millions de bahts par utilisateur, afin de limiter l’impact de ces flux sur la stabilité du baht (monnaie locale) et de renforcer la transparence du marché. Cette décision fait suite à une volatilité marquée des prix, l’or ayant dépassé les 80.000 bahts par baht-poids le 29 janvier avant de reculer brusquement le lendemain.
Pour 2026, les prévisions restent orientées à la hausse. Goldman Sachs, l’une des plus grandes banques d’investissement au monde, prévoit un prix de l’or autour de 5.400 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Selon la banque, cette projection repose sur une demande jugée durable, portée à la fois par les investisseurs qui utilisent l’or comme protection face aux incertitudes économiques et par les banques centrales, notamment dans les pays émergents, qui continuent de renforcer leurs réserves.
D’après les bijoutiers interrogés par le journal Assahra Al Maghribia, cette flambée est directement liée à l’évolution des cours mondiaux. Toute variation du prix de l’once sur les marchés internationaux se répercute quasi automatiquement sur les tarifs pratiqués localement, auxquels s’ajoutent les coûts de fabrication, de transport et la fiscalité. Le résultat est un prix final jugé excessif par une large partie de la clientèle, entraînant une chute marquée de la demande par rapport aux années précédentes.
>> Lire aussi : Flambée du prix de l’or : inquiétude et soupçons de spéculation au Maroc
Les professionnels constatent que les clients se tournent désormais vers des pièces de plus en plus légères ou privilégient la revente de bijoux anciens afin de faire face à des dépenses courantes. Certains anticipent une poursuite de cette situation au moins jusqu’à l’été 2026, redoutant une phase de stagnation durable susceptible d’affecter l’ensemble de la filière, des artisans aux commerçants.
Ce repli est confirmé du côté des consommateurs. Plusieurs ménages évoquent un renoncement partiel ou total à l’achat de bijoux, y compris pour des événements traditionnellement associés à l’or, comme les mariages. Le dépassement du seuil des 1.100 dirhams pour le gramme d’or 18 carats est cité comme un facteur déterminant dans ces arbitrages budgétaires. De plus en plus de familles se tournent vers des bijoux de substitution, moins coûteux, afin de maintenir l’aspect symbolique et esthétique sans supporter le poids financier des prix actuels.
L’or propulsé par les incertitudes économiques et géopolitiques
Cette situation nationale intervient alors que le marché mondial de l’or connaît une phase de tensions exceptionnelles. Après une année 2025 marquée par 53 records historiques, le cours de l’or a franchi pour la première fois le seuil des 5.000 dollars l’once (unité internationale = environ 31 grammes) au cours de la semaine du 27 janvier 2026, avant de dépasser les 5.500 dollars le jeudi 29 janvier, selon les données du World Gold Council et de la plateforme Trading Economics. Cette progression s’explique par une demande mondiale record de 5.002 tonnes en 2025, dans un contexte d’incertitudes économiques persistantes, de faiblesse du dollar américain et de tensions géopolitiques accrues.Les inquiétudes autour de l’indépendance de la Réserve fédérale américaine, alimentées par les critiques répétées du président Donald Trump à l’égard de l’institution, ainsi que les tensions régionales au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, contribuent à renforcer l’attrait de l’or comme valeur refuge. Depuis le début de l’année 2026, le métal jaune affiche déjà une hausse de 27%, après une progression de 67% enregistrée l’année précédente.
Les répercussions de cette flambée ne se limitent pas aux marchés financiers. En Thaïlande, où l’or constitue un instrument d’épargne et d’investissement largement répandu, la banque centrale a annoncé le 30 janvier 2026 un durcissement de la réglementation du commerce de l’or en ligne. À compter de mars, les transactions quotidiennes en monnaie locale seront plafonnées à 50 millions de bahts par utilisateur, afin de limiter l’impact de ces flux sur la stabilité du baht (monnaie locale) et de renforcer la transparence du marché. Cette décision fait suite à une volatilité marquée des prix, l’or ayant dépassé les 80.000 bahts par baht-poids le 29 janvier avant de reculer brusquement le lendemain.
Prévisions 2026 : des sommets qui pourraient durer !
Dans ce contexte, les associations de défense des consommateurs au Maroc estiment que les fluctuations internationales ne suffisent pas à expliquer, à elles seules, la situation du marché national. Elles pointent des dysfonctionnements liés au manque de transparence dans la fixation des prix et à la montée de pratiques spéculatives, appelant à un renforcement des mécanismes de contrôle, à l’affichage clair des prix et à l’application rigoureuse des textes encadrant la concurrence, la protection du consommateur et le poinçonnage des bijoux.Pour 2026, les prévisions restent orientées à la hausse. Goldman Sachs, l’une des plus grandes banques d’investissement au monde, prévoit un prix de l’or autour de 5.400 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Selon la banque, cette projection repose sur une demande jugée durable, portée à la fois par les investisseurs qui utilisent l’or comme protection face aux incertitudes économiques et par les banques centrales, notamment dans les pays émergents, qui continuent de renforcer leurs réserves.
