Le Maroc a terminé l’année 2025 avec une dette extérieure de 80,5 milliards de dollars, contre environ 68,4 milliards un an plus tôt. Cette hausse de 17,8 % dépasse celle de l’ensemble des pays à revenu faible et intermédiaire, dont la dette extérieure a augmenté de 5,5 % pour atteindre un record de 9 400 milliards de dollars, selon le Rapport sur la dette internationale 2026 de la Banque mondiale.
Sur dix ans, l’encours marocain est passé de 44,8 à 80,5 milliards de dollars. Il couvre les engagements envers les créanciers non résidents recensés par la Banque mondiale. La dette publique et garantie par l’État en représente 58,4 milliards de dollars, soit près des trois quarts du total. Le reste se répartit entre la dette privée non garantie, à hauteur de 12 milliards, et la dette à court terme, qui s’élève à 10,1 milliards.
L’origine de la hausse de l’encours reste à préciser. À l’échelle internationale, la Banque mondiale relève que l’affaiblissement du dollar a augmenté la valeur, une fois converties en dollars, des dettes libellées dans d’autres devises. La fiche consacrée au Maroc ne chiffre pas la part de cet effet de change dans la hausse observée en 2025.
Les conditions des nouveaux financements diffèrent sensiblement selon le type de prêteur. Pour les engagements publics et garantis signés en 2025, le Maroc a obtenu auprès des créanciers officiels un taux moyen de 1,9 % et une durée moyenne de remboursement de 26 ans. Auprès des créanciers privés, le taux moyen atteint 5,4 %, pour une durée de neuf ans.
Cet écart s’inscrit dans un contexte de retour des pays en développement sur les marchés obligataires. Leurs émissions publiques ont progressé de près de 35 % en 2025, à 251 milliards de dollars. Une partie de ces émissions a servi à refinancer des dettes arrivant à échéance. Pour les pays les plus vulnérables, la réouverture des marchés s’est accompagnée de conditions plus coûteuses : les nouvelles obligations des pays admissibles aux financements de l’Association internationale de développement ont porté un taux moyen de 9,4 %.
Sur dix ans, l’encours marocain est passé de 44,8 à 80,5 milliards de dollars. Il couvre les engagements envers les créanciers non résidents recensés par la Banque mondiale. La dette publique et garantie par l’État en représente 58,4 milliards de dollars, soit près des trois quarts du total. Le reste se répartit entre la dette privée non garantie, à hauteur de 12 milliards, et la dette à court terme, qui s’élève à 10,1 milliards.
Le poids des remboursements recule
La dette extérieure représente désormais 45 % du revenu national brut et l’équivalent de 102 % des recettes d’exportation au sens retenu par la Banque mondiale. Ces deux ratios ont augmenté en 2025. À l’inverse, le service de la dette, qui comprend les remboursements du principal et le paiement des intérêts sur l’année, a pesé moins lourd au regard de ces mêmes indicateurs. Il représente 5 % du revenu national brut et 12 % des recettes d’exportation. Rapporté à ces dernières, son poids a diminué de 14,2 % sur un an. Cette baisse mesure l’évolution de la charge de remboursement par rapport aux recettes du pays. Le montant effectivement payé peut évoluer différemment.L’origine de la hausse de l’encours reste à préciser. À l’échelle internationale, la Banque mondiale relève que l’affaiblissement du dollar a augmenté la valeur, une fois converties en dollars, des dettes libellées dans d’autres devises. La fiche consacrée au Maroc ne chiffre pas la part de cet effet de change dans la hausse observée en 2025.
Des écarts marqués dans les conditions d’emprunt
Les institutions multilatérales détiennent près de la moitié de la dette extérieure publique et garantie du Maroc, soit 28,7 milliards de dollars. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et la Banque africaine de développement en représentent à elles seules 18,1 milliards. Les créanciers privés détiennent pour leur part 20,5 milliards de dollars, et les prêteurs bilatéraux 9,2 milliards.Les conditions des nouveaux financements diffèrent sensiblement selon le type de prêteur. Pour les engagements publics et garantis signés en 2025, le Maroc a obtenu auprès des créanciers officiels un taux moyen de 1,9 % et une durée moyenne de remboursement de 26 ans. Auprès des créanciers privés, le taux moyen atteint 5,4 %, pour une durée de neuf ans.
Cet écart s’inscrit dans un contexte de retour des pays en développement sur les marchés obligataires. Leurs émissions publiques ont progressé de près de 35 % en 2025, à 251 milliards de dollars. Une partie de ces émissions a servi à refinancer des dettes arrivant à échéance. Pour les pays les plus vulnérables, la réouverture des marchés s’est accompagnée de conditions plus coûteuses : les nouvelles obligations des pays admissibles aux financements de l’Association internationale de développement ont porté un taux moyen de 9,4 %.
