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Les importations de blé au Maroc pourraient atteindre 7,5 millions de tonnes en 2024

La sécheresse est passée par là. Les importations du blé au Maroc devraient grimper de 19% cette année pour atteindre 7,5 millions de tonnes. Ces volumes devraient ainsi compenser le déficit du pays en cette ressource céréalière vitale, suite à une production locale en chute de près de 40% par rapport à 2023. Le Royaume figurerait parmi les plus gros importateurs de blé en Afrique cette année, la FAO estimant que la demande d’importation émise par le continent devrait grimper de 2,2% pour atteindre un niveau record de 55,6 millions de tonnes.

Pile of grain in a warehouse storage. Trail dumping wheat in a heap.
Pile of grain in a warehouse storage. Trail dumping wheat in a heap.
Les importations de blé par le Maroc devraient culminer à plus de 7,5 millions de tonnes cette année, soit une hausse de 19% par rapport à 2023. Ces volumes viendront ainsi compenser le déficit en blé du pays suite à une production locale en forte baisse. Selon les données de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) contenues dans son rapport sur les perspectives de l’alimentation mondiale, la production de céréales au Maroc devrait chuter de près de 40% par rapport à l’année précédente, pour s’établir à un niveau inférieur à la moyenne de 2,5 millions de tonnes. Globalement, la demande d’importation émise par le continent africain devrait nettement monter, les achats devant grimper ainsi de 2,2% pour atteindre un niveau record de 55,6 millions de tonnes.



Dans son rapport, la FAO estime que la production mondiale de blé devrait légèrement piquer du nez (-0,1%) pour s’établir à 786,7 millions de tonnes cette année. Cette prévision représente une légère révision à la baisse par rapport aux attentes initiales de mars dernier, en raison de conditions météorologiques défavorables observées dans certains des principaux pays producteurs de l’hémisphère nord. Ce qui a conduit à une réduction des prévisions de rendement. De même, dans l’hémisphère sud du globe, des données plus fiables font état de superficies ensemencées modérément plus petites que les estimations préliminaires.

En Europe, les prévisions de réduction de la production de blé par rapport à l’année précédente contribuent largement à la baisse des perspectives de production mondiale en 2024. Dans l’Union européenne, la production de blé devrait chuter à 128 millions de tonnes, soit une baisse de 4,2% par rapport à la campagne précédente. Cette contre-performance attendue est principalement attribuable à la baisse importante des semis d’hiver en raison des pluies excessives survenues vers la fin de 2023. Malgré une sécheresse localisée au début de la saison dans les parties Sud et Est de l’Union européenne, des conditions météorologiques généralement favorables en mars et avril derniers ont soutenu les prévisions de rendement. Le rendement moyen du blé devrait du coup dépasser la moyenne des cinq années précédentes.

Au Royaume-Uni et en Irlande du Nord, une humidité excessive a réduit les semis de blé. Ce qui a nui aux perspectives de rendement et poussé la prévision de production à 12 millions de tonnes, soit une baisse de 14% par rapport à la production de 2023. Depuis la clôture des données utilisées dans le rapport de la FAO, les perspectives de rendement se sont détériorées dans certaines parties de la Russie, en raison de conditions plus sèches que la moyenne, assorties d’une gelée prolongée en fin de saison. Ce climat défavorable devrait entraîner des rendements inférieurs aux prévisions actuelles et probablement abaisser la production de blé à un niveau inférieur à 90 millions de tonnes en 2024. En plus, la guerre en Ukraine continue d’avoir un impact négatif sur le secteur agricole. Conséquence attendue : la production de blé devrait chuter de 11% pour atteindre 20 millions de tonnes en 2024. Seule l’Amérique du Nord brille dans ce tableau de la production mondiale de blé. En effet, dans cette région, la production devrait monter.

Aux États-Unis, des conditions météorologiques globalement favorables devraient entraîner une augmentation des rendements et une baisse du taux d’abandon. Ce qui signifie, selon la FAO, une probable appréciation de la superficie récoltée malgré des semis plus faibles. Actuellement, la production est prévue à 50,6 millions de tonnes, en hausse de 2,5% par rapport aux résultats de l’année précédente.

Au Canada, les semis de la principale culture de printemps sont en cours. Des marges bénéficiaires plus faibles devraient entraîner une diminution de la superficie ensemencée, mais un retour à des rendements moyens devrait pousser la production à un niveau supérieur à la moyenne de 34,6 millions de tonnes.
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