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Un accord maroco-américain pour transformer le saumon sauvage d’Alaska au Maroc

Le saumon sauvage d’Alaska pourrait bientôt être transformé et mis en conserve au Maroc, à la faveur d’un accord signé en marge de la deuxième édition de «Seafood4Africa». Ce partenariat ambitionne de renforcer la transformation locale et de positionner le Maroc comme plateforme régionale de l’export.

Ph. Seddik
Ph. Seddik
Au-delà des débats et des panels, la deuxième édition de «Seafood4Africa», organisée à Dakhla, a été marquée par le lancement d’un projet de coopération concret. Un mémorandum d’entente (MoU) a été signé, jeudi 5 février 2026, entre l’Alaska Seafood Marketing Institute (ASMI) et la Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (FENIP), illustrant la montée en puissance de la coopération halieutique entre le Maroc et les États-Unis.

Cet accord, signé par la représentante de l’ASMI et la directrice de la FENIP, Lamia Znagui, prévoit la mise en place d’une assistance technique entre les deux organisations. Selon Benjamin Ralph, attaché agricole à l’ambassade des États-Unis à Rabat, cette coopération a pour objectif de faciliter l’introduction accrue de saumon sauvage d’Alaska sur le marché marocain et de travailler avec des entreprises nationales afin de permettre sa transformation locale, notamment sous forme de produits mis en conserve.

La logique de ce partenariat repose sur la création de valeur au Maroc. Le saumon importé devrait être traité dans des unités industrielles marocaines, en vue de proposer un produit de haute qualité destiné au marché marocain, mais aussi à l’export, vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, avec l’ambition, à terme, de toucher également le marché américain.



Présent lors de la cérémonie de signature, le diplomate américain a rappelé le rôle de son administration dans la promotion des échanges bilatéraux. «Notre mission est d’aider à promouvoir le commerce entre les États-Unis et le Maroc», a-t-il déclaré, soulignant la collaboration étroite menée par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) avec les entreprises marocaines et américaines, ainsi qu’avec des organisations professionnelles telles que l’ASMI.

Benjamin Ralph a également mis en avant les caractéristiques du produit concerné. Le saumon sauvage d’Alaska est, selon lui, un produit dont «l’Amérique est très fière», tant pour sa durabilité que pour son empreinte économique et environnementale, des critères devenus centraux dans les chaînes de valeur halieutiques mondiales.

Au-delà de ses dimensions industrielle et commerciale, l’accord s’inscrit, selon le représentant de l’USDA, dans un contexte diplomatique particulier. Alors que les États-Unis s’apprêtent à célébrer le 250ᵉ anniversaire de leur indépendance, Benjamin Ralph a rappelé l’importance de partager cet événement avec le Maroc, qu’il a qualifié de plus ancien allié de son pays. Le mémorandum d’entente signé à Dakhla constitue ainsi, à ses yeux, «un nouveau chapitre» de cette relation historique.

Soutenue par le département de l’Agriculture des États-Unis, cette initiative illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération dans les chaînes de transformation halieutique, en misant sur l’expertise technique, la durabilité des ressources et l’ouverture de nouveaux marchés.
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