Le département de l’Agriculture entend professionnaliser la gestion du périmètre Moyen Sebou. Il planche sur la mobilisation d’une assistance technique afin de l’accompagner dans la structuration et la mise en œuvre d’un Organe de gestion de ce périmètre (OGP) irrigué Aval – 2e tranche. Les services d’Ahmed El Bouari cherchent ainsi à professionnaliser la gestion, l’exploitation, la maintenance et l’entretien des infrastructures hydro-agricoles d’un périmètre de 4.600 hectares, répartis entre les provinces de Moulay Yacoub et de Taounate.
Ce dispositif s’inscrit dans la continuité du Projet d’aménagement hydro-agricole du périmètre Moyen Sebou-Inaouen Aval (PMSIA), l’un des chantiers structurants de la politique nationale d’irrigation, qui s’aligne à la fois sur le Plan Maroc vert et la stratégie «Génération Green». La deuxième tranche du PMSIA concerne les secteurs IV et V, constitués de 35 Ouljas formant les terrasses alluviales de l’oued Sebou, entre le barrage Idriss Ier à l’amont et l’entrée de la plaine du Gharb à l’aval.
La zone irriguée couvre une superficie de 4.600 ha, à laquelle s’ajoutent 12.400 ha de zones bour bénéficiaires d’actions de désenclavement, de lutte anti-érosive et de développement rural. L’alimentation en eau repose sur le Complexe hydraulique Idriss Ier – Allal El Fassi – Matmata. La dotation annuelle allouée à cette deuxième tranche est fixée à 24 millions de m³, soit environ 6.000 m³ par hectare à la parcelle. Les eaux sont prélevées directement à partir du barrage Idriss Ier, dont la capacité utile atteint 1,2 milliard de m³.
Au total, le projet bénéficie à une population estimée à 23.320 personnes, soit plus de 3.600 familles, dont 2.200 exploitations agricoles situées en zone irriguée. Ces exploitations sont réparties sur 52 douars relevant de six communes rurales et de deux provinces.
Jusqu’à présent, la gestion du périmètre est assurée par une équipe restreinte d’assistance technique rattachée à la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) de Fès, avec l’appui ponctuel des entreprises de travaux. Le nouveau marché d’assistance technique marque donc une montée en puissance du dispositif, avec la création d’un OGP dédié, chargé d’assurer une gestion intégrée et durable des infrastructures. Le futur Organe aura pour mission centrale d’accompagner la DPA de Fès et les Associations des usagers des eaux agricoles (AUEA) dans la gestion quotidienne de l’irrigation, l’exploitation des réseaux sous pression, la maintenance des stations de pompage et de filtration, ainsi que l’entretien des équipements hydromécaniques.
L’Organe de gestion du périmètre sera doté d’une équipe technique étoffée, articulée autour d’un chef de mission-coordonnateur, ingénieur du génie rural. Il sera assisté de techniciens spécialisés en réseaux d’irrigation, en électromécanique et en gestion de l’irrigation localisée. Le dispositif opérationnel comprendra également 30 opérateurs des stations de mise sous pression et de filtration, ainsi que quatre aiguadiers chargés de la distribution de l’eau d’irrigation sur le terrain. Un technicien spécialisé sera dédié à l’équipement collectif en goutte-à-goutte, composante clé de l’efficience hydrique du périmètre. Une formation spécifique, théorique et pratique, sera assurée au profit des agents et opérateurs, afin de renforcer les compétences locales en exploitation, maintenance et gestion des tours d’eau.
Au-delà de l’exploitation quotidienne, l’OGP aura la charge de l’organisation des tours d’eau, de la modulation mensuelle de la dotation annuelle, du suivi des consommations par usager et de l’évaluation de l’efficience hydraulique du réseau. Il devra également élaborer et actualiser la tarification de l’eau d’irrigation, sur la base des charges réelles d’exploitation et de maintenance des infrastructures. Cette tarification fera l’objet d’une validation par le maître d’ouvrage avant sa mise en œuvre.
La maintenance constitue un axe central du dispositif. L’OGP sera chargé, dans ce sens, de définir et d’exécuter les programmes d’entretien courant, préventif et curatif, de préparer les cahiers des prescriptions techniques pour les opérations lourdes et de superviser, le cas échéant, les marchés de maintenance confiés à des opérateurs privés.
Le projet reposera sur une gestion participative de l’irrigation, à travers le renforcement et la redynamisation des AUEA déjà constituées. L’OGP accompagnera ces associations dans la tenue de leurs assemblées générales, la structuration de leur gouvernance et l’amélioration de leur autonomie financière. Une réflexion est également prévue sur l’opportunité de fédérer les AUEA au sein d’une ou deux fédérations, afin d’optimiser les charges de gestion et de renforcer la cohérence à l’échelle du périmètre.
En cas de déficit hydrique, l’OGP sera chargé d’élaborer des messages techniques à destination des usagers, portant sur le choix des cultures, l’adaptation des assolements et le pilotage des arrosages, en concertation avec l’Agence du bassin hydraulique du Sebou.
Ce dispositif s’inscrit dans la continuité du Projet d’aménagement hydro-agricole du périmètre Moyen Sebou-Inaouen Aval (PMSIA), l’un des chantiers structurants de la politique nationale d’irrigation, qui s’aligne à la fois sur le Plan Maroc vert et la stratégie «Génération Green». La deuxième tranche du PMSIA concerne les secteurs IV et V, constitués de 35 Ouljas formant les terrasses alluviales de l’oued Sebou, entre le barrage Idriss Ier à l’amont et l’entrée de la plaine du Gharb à l’aval.
La zone irriguée couvre une superficie de 4.600 ha, à laquelle s’ajoutent 12.400 ha de zones bour bénéficiaires d’actions de désenclavement, de lutte anti-érosive et de développement rural. L’alimentation en eau repose sur le Complexe hydraulique Idriss Ier – Allal El Fassi – Matmata. La dotation annuelle allouée à cette deuxième tranche est fixée à 24 millions de m³, soit environ 6.000 m³ par hectare à la parcelle. Les eaux sont prélevées directement à partir du barrage Idriss Ier, dont la capacité utile atteint 1,2 milliard de m³.
Au total, le projet bénéficie à une population estimée à 23.320 personnes, soit plus de 3.600 familles, dont 2.200 exploitations agricoles situées en zone irriguée. Ces exploitations sont réparties sur 52 douars relevant de six communes rurales et de deux provinces.
Jusqu’à présent, la gestion du périmètre est assurée par une équipe restreinte d’assistance technique rattachée à la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) de Fès, avec l’appui ponctuel des entreprises de travaux. Le nouveau marché d’assistance technique marque donc une montée en puissance du dispositif, avec la création d’un OGP dédié, chargé d’assurer une gestion intégrée et durable des infrastructures. Le futur Organe aura pour mission centrale d’accompagner la DPA de Fès et les Associations des usagers des eaux agricoles (AUEA) dans la gestion quotidienne de l’irrigation, l’exploitation des réseaux sous pression, la maintenance des stations de pompage et de filtration, ainsi que l’entretien des équipements hydromécaniques.
L’Organe de gestion du périmètre sera doté d’une équipe technique étoffée, articulée autour d’un chef de mission-coordonnateur, ingénieur du génie rural. Il sera assisté de techniciens spécialisés en réseaux d’irrigation, en électromécanique et en gestion de l’irrigation localisée. Le dispositif opérationnel comprendra également 30 opérateurs des stations de mise sous pression et de filtration, ainsi que quatre aiguadiers chargés de la distribution de l’eau d’irrigation sur le terrain. Un technicien spécialisé sera dédié à l’équipement collectif en goutte-à-goutte, composante clé de l’efficience hydrique du périmètre. Une formation spécifique, théorique et pratique, sera assurée au profit des agents et opérateurs, afin de renforcer les compétences locales en exploitation, maintenance et gestion des tours d’eau.
Au-delà de l’exploitation quotidienne, l’OGP aura la charge de l’organisation des tours d’eau, de la modulation mensuelle de la dotation annuelle, du suivi des consommations par usager et de l’évaluation de l’efficience hydraulique du réseau. Il devra également élaborer et actualiser la tarification de l’eau d’irrigation, sur la base des charges réelles d’exploitation et de maintenance des infrastructures. Cette tarification fera l’objet d’une validation par le maître d’ouvrage avant sa mise en œuvre.
La maintenance constitue un axe central du dispositif. L’OGP sera chargé, dans ce sens, de définir et d’exécuter les programmes d’entretien courant, préventif et curatif, de préparer les cahiers des prescriptions techniques pour les opérations lourdes et de superviser, le cas échéant, les marchés de maintenance confiés à des opérateurs privés.
Le projet reposera sur une gestion participative de l’irrigation, à travers le renforcement et la redynamisation des AUEA déjà constituées. L’OGP accompagnera ces associations dans la tenue de leurs assemblées générales, la structuration de leur gouvernance et l’amélioration de leur autonomie financière. Une réflexion est également prévue sur l’opportunité de fédérer les AUEA au sein d’une ou deux fédérations, afin d’optimiser les charges de gestion et de renforcer la cohérence à l’échelle du périmètre.
En cas de déficit hydrique, l’OGP sera chargé d’élaborer des messages techniques à destination des usagers, portant sur le choix des cultures, l’adaptation des assolements et le pilotage des arrosages, en concertation avec l’Agence du bassin hydraulique du Sebou.
