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Offshoring : 40 milliards de dirhams d’exportations et 270.000 emplois visés d’ici 2030

Portée par la stratégie Maroc Digital 2030, l’Offre Offshoring Maroc veut franchir un cap. À Rabat, la ministre déléguée Amal El Fallah Seghrouchni a appelé à une mobilisation collective pour consolider les acquis du secteur et préparer une montée en gamme, avec en ligne de mire 40 milliards de dirhams d’exportations et 270.000 emplois à l’horizon 2030.

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La réussite de l’Offre Offshoring Maroc repose sur une mobilisation collective visant à bâtir un avenir économique fondé sur la création de valeur, l’excellence des talents et une ouverture internationale maîtrisée, a affirmé mardi à Rabat Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration. Une ambition inscrite, a-t-elle souligné, dans l’alignement de la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui place la transformation numérique et l’emploi qualifié au rang des priorités nationales.

S’exprimant lors d’une rencontre placée sous le thème « Offre offshoring Maroc : un modèle renouvelé, une ambition partagée », la ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper les mutations économiques et technologiques mondiales. L’offshoring, a-t-elle relevé, s’impose désormais comme un pilier de la trajectoire de développement socio-économique du Royaume, au-delà de son rôle traditionnel d’activité de services.

Présenté comme un pilier de la stratégie Maroc Digital 2030, le secteur contribue à la consolidation de l’économie numérique, à la création d’emplois et au positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. À fin 2024, les indicateurs affichent une dynamique soutenue : 148.500 emplois stables, dont 18.500 créations nettes en deux ans, et des exportations de services ayant atteint 26,22 milliards de dirhams, un record selon la ministre. Ces acquis, a-t-elle prévenu, exigent toutefois une montée en gamme pour résister à la concurrence. « L’enjeu n’est pas de préserver l’existant, mais de préparer l’avenir », a-t-elle déclaré, appelant à renforcer les compétences pointues, les expertises spécialisées et l’agilité des acteurs.

Atouts compétitifs et ambitions 2030

Le Maroc s’est imposé, a poursuivi la ministre, grâce à sa stabilité macroéconomique, à la qualité de ses infrastructures et à son capital humain. Plus de 1.200 entreprises internationales ont ainsi choisi le Royaume à l’issue d’arbitrages économiques « rationnels », fondés sur la confiance, la compétence et la valeur. À l’horizon 2030, l’ambition est de doubler les revenus à l’export pour atteindre environ 40 milliards de dirhams, et de créer 270.000 emplois, avec la volonté de rendre l’offre « Made in Morocco » davantage visible et crédible sur les marchés internationaux.

Pour accompagner cette trajectoire, la ministre a mis en avant un cadre de gouvernance renouvelé, structuré notamment par le contrat-programme 2024-2030 et la Circulaire 15/2025. Ce dispositif, issu d’un dialogue avec les parties prenantes, vise à simplifier les mécanismes d’appui et à offrir de la visibilité aux investisseurs sur le long terme. Le modèle proposé repose sur trois piliers : le capital humain, via des formations mieux alignées sur les besoins du marché ; les infrastructures, à travers le développement de zones modernes, spécialisées et connectées ; et un cadre incitatif clair et stable, pour ancrer durablement les investissements.

En conclusion, Amal El Fallah Seghrouchni a appelé à une lecture commune de la nouvelle circulaire et à l’ouverture d’un espace d’échange stratégique entre les acteurs de l’écosystème. La réussite de l’Offre Offshoring Maroc, a-t-elle insisté, dépendra d’une mobilisation collective capable de transformer les acquis en avantage durable et de permettre au Royaume de changer d’échelle.
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