Le gouvernement prévoit de renforcer les moyens consacrés au secteur de la Santé dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) 2027. Selon la note de présentation du projet de budget, les crédits alloués au secteur atteindront 45,4 milliards de dirhams, contre 42,4 milliards en 2026, soit une augmentation de 3 milliards de dirhams, équivalant à environ 7%. Cette hausse s'inscrit dans la poursuite de la réforme du système national de santé, avec plusieurs priorités : renforcer l'offre de soins de proximité, moderniser les hôpitaux, améliorer la répartition territoriale des services sanitaires et remédier au déficit en ressources humaines. Outre les investissements dans les infrastructures, le gouvernement annonce la création de 8.000 postes budgétaires en 2027 pour accompagner le développement du secteur et renforcer les effectifs des établissements de santé.
Centres de santé : 1.600 établissements supplémentaires concernés par la réhabilitation
L'amélioration des soins de proximité constitue l'un des principaux axes du programme gouvernemental. La note de présentation du PLF 2027 fait état de la réhabilitation de 1.400 établissements de soins de santé primaires et du lancement d'une nouvelle opération portant sur 1.600 centres de santé supplémentaires. Cette deuxième phase vise à poursuivre la modernisation des structures sanitaires de première ligne, qui constituent le premier point de contact des citoyens avec le système public de santé. L'enjeu est notamment de renforcer l'accès aux consultations et aux soins de base, en particulier dans les territoires où l'offre sanitaire demeure insuffisante.
Le gouvernement entend également accélérer la mise en place d'un parcours de soins organisé autour du médecin de famille, afin d'améliorer l'orientation des patients et de limiter le recours systématique aux structures hospitalières pour les soins pouvant être assurés au niveau des établissements de proximité.
Le gouvernement entend également accélérer la mise en place d'un parcours de soins organisé autour du médecin de famille, afin d'améliorer l'orientation des patients et de limiter le recours systématique aux structures hospitalières pour les soins pouvant être assurés au niveau des établissements de proximité.
Nouveaux CHU et modernisation des hôpitaux régionaux
Le développement de l'offre hospitalière figure également parmi les priorités retenues pour 2027. Selon la présentation gouvernementale, les travaux d'un nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) à Casablanca doivent être lancés, tandis que les projets de CHU de Béni Mellal, Guelmim et Errachidia se poursuivront. Ces investissements s'inscrivent dans l'objectif de doter progressivement chaque région du Royaume d'au moins un centre hospitalier universitaire, afin de réduire les disparités territoriales en matière d'accès aux soins spécialisés. La note de présentation met également en avant la mise en service des CHU de Tanger, d'une capacité de 797 lits, et d'Agadir, doté de 867 lits. Parallèlement, le gouvernement prévoit de poursuivre les travaux de construction de 32 établissements hospitaliers régionaux et provinciaux, ainsi que la réhabilitation et la rénovation de 90 hôpitaux dans les différentes régions du Royaume.
La note de présentation fait, pour sa part, état de 29 projets hospitaliers représentant une capacité supplémentaire de 3.168 lits. Ces données illustrent les différents volets du programme d'investissement hospitalier, sans nécessairement correspondre à des opérations distinctes. L'objectif est d'augmenter les capacités d'accueil, de moderniser les équipements et de rapprocher les services hospitaliers des populations.
La note de présentation fait, pour sa part, état de 29 projets hospitaliers représentant une capacité supplémentaire de 3.168 lits. Ces données illustrent les différents volets du programme d'investissement hospitalier, sans nécessairement correspondre à des opérations distinctes. L'objectif est d'augmenter les capacités d'accueil, de moderniser les équipements et de rapprocher les services hospitaliers des populations.
Ressources humaines : 8.000 postes budgétaires annoncés
Au-delà des infrastructures, le renforcement des effectifs constitue un autre chantier majeur. Le PLF 2027 prévoit ainsi la création de 8.000 postes budgétaires au profit du secteur de la Santé, dans un contexte marqué par les besoins en médecins, infirmiers et autres professionnels de santé. Cette programmation doit accompagner la mise en service de nouveaux établissements et l'amélioration du fonctionnement des structures existantes.
Le PLF fixe également un objectif de 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants à l'horizon 2030, ce qui suppose la poursuite des efforts de recrutement, de formation et de fidélisation des compétences. Le gouvernement prévoit, dans ce cadre, de poursuivre la valorisation des ressources humaines, notamment à travers la publication des textes d'application relatifs à la fonction sanitaire.
Autre mesure annoncée : l'activation du dispositif d'ouverture prévu par la loi n° 33.21 concernant les médecins étrangers, dans le but de contribuer au renforcement des ressources médicales disponibles.
Le PLF fixe également un objectif de 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants à l'horizon 2030, ce qui suppose la poursuite des efforts de recrutement, de formation et de fidélisation des compétences. Le gouvernement prévoit, dans ce cadre, de poursuivre la valorisation des ressources humaines, notamment à travers la publication des textes d'application relatifs à la fonction sanitaire.
Autre mesure annoncée : l'activation du dispositif d'ouverture prévu par la loi n° 33.21 concernant les médecins étrangers, dans le but de contribuer au renforcement des ressources médicales disponibles.
Groupements sanitaires territoriaux : vers une nouvelle organisation des soins
La réforme du système national de santé ne repose pas uniquement sur l'augmentation des moyens financiers et humains. Elle prévoit également une transformation de son mode de gouvernance. Le gouvernement entend poursuivre la généralisation des groupements sanitaires territoriaux (GST), chargés de favoriser une gestion plus intégrée des établissements et des ressources sanitaires à l'échelle régionale. Le document fait état de six groupements sanitaires territoriaux opérationnels. Cette organisation doit permettre une meilleure coordination entre les différentes structures de soins, une répartition plus adaptée des ressources et une gestion davantage ancrée dans les besoins de chaque territoire.
La réforme vise également à fluidifier le parcours des patients entre les centres de santé, les hôpitaux provinciaux et régionaux et les établissements universitaires.
La transformation numérique du système de santé constitue un autre volet du programme annoncé. Le gouvernement prévoit d'accélérer le déploiement d'un système national intégré d'information sanitaire, notamment à travers l'activation de l'Agence nationale de digitalisation du système de santé. Cette évolution doit contribuer à améliorer la circulation de l'information médicale, la coordination des soins et le suivi des patients au sein des différentes structures sanitaires. Au menu également, la réforme des services d'accueil et des urgences, dont le fonctionnement représente un enjeu important pour la qualité de la prise en charge.
La santé mentale figure aussi parmi les priorités, avec la mise en œuvre du plan stratégique consacré à la santé mentale et psychique à l'horizon 2030.
La réforme vise également à fluidifier le parcours des patients entre les centres de santé, les hôpitaux provinciaux et régionaux et les établissements universitaires.
La transformation numérique du système de santé constitue un autre volet du programme annoncé. Le gouvernement prévoit d'accélérer le déploiement d'un système national intégré d'information sanitaire, notamment à travers l'activation de l'Agence nationale de digitalisation du système de santé. Cette évolution doit contribuer à améliorer la circulation de l'information médicale, la coordination des soins et le suivi des patients au sein des différentes structures sanitaires. Au menu également, la réforme des services d'accueil et des urgences, dont le fonctionnement représente un enjeu important pour la qualité de la prise en charge.
La santé mentale figure aussi parmi les priorités, avec la mise en œuvre du plan stratégique consacré à la santé mentale et psychique à l'horizon 2030.
AMO : une nouvelle étape dans l'unification des régimes en 2027
La réforme de l'Assurance maladie obligatoire (AMO) franchira une nouvelle étape en 2027. Selon la note de présentation du PLF, près de 89 % de la population bénéficie désormais d'une couverture médicale, soit plus de 32,5 millions de personnes, contre 42 % avant le lancement de la réforme. Le principal changement annoncé concerne l'organisation de la gestion de l'AMO. À compter du 1er février 2027, la loi n° 54-23 doit entrer en vigueur, ouvrant la voie à l'unification de la gestion des régimes d'assurance maladie obligatoire auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Cette évolution s'inscrit dans le chantier de généralisation de la protection sociale et vise à rationaliser la gestion des différents régimes. Elle accompagne les investissements prévus dans les infrastructures hospitalières et les ressources humaines, avec un enjeu central : faire en sorte que l'élargissement de la couverture médicale se traduise par un accès effectif à des soins de qualité.
