Le Projet de loi de finances (PLF) 2027 constitue la première traduction budgétaire du programme gouvernemental 2026-2031. En présentant ses grandes orientations devant les deux chambres du Parlement, Fouzi Lekjaa, ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, a défendu un budget destiné à concilier les impératifs de croissance économique, de justice sociale et de préservation des équilibres financiers.
Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de dépasser une approche de l'État social limitée aux aides et aux prestations. Il a appelé à une meilleure articulation entre les politiques économiques et sociales, afin de favoriser la création de richesses, l'emploi et l'amélioration durable des conditions de vie.
Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques, le gouvernement table sur une croissance de 4,3% en 2027, contre une prévision de 3,1% pour 2026. Il prévoit également de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB, tout en poursuivant la réduction de l'endettement public.
L'éducation et la formation bénéficieraient, pour leur part, d'une enveloppe de 121,3 milliards de dirhams, en hausse de 5,3 milliards, ainsi que de 17.874 postes budgétaires. Les efforts porteront notamment sur la généralisation du préscolaire, la lutte contre l'abandon scolaire et l'amélioration de la qualité des apprentissages.
Le gouvernement prévoit également de consacrer 10,4 milliards de dirhams à la poursuite du programme d'aide directe à l'acquisition du logement, dont le nombre de bénéficiaires aurait atteint près de 128.000 ménages depuis son lancement.
Le ministre a également mis l'accent sur le soutien à la classe moyenne, considérant qu'il s'agit d'un enjeu central pour la stabilité sociale et le développement économique.
La réforme de l'administration et l'amélioration de l'efficacité de la dépense publique figurent également parmi les priorités annoncées. Le ministre a ainsi rappelé la nécessité de renforcer la responsabilité des gestionnaires publics et de mieux orienter les ressources vers les projets ayant un impact concret sur les citoyens.
Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de dépasser une approche de l'État social limitée aux aides et aux prestations. Il a appelé à une meilleure articulation entre les politiques économiques et sociales, afin de favoriser la création de richesses, l'emploi et l'amélioration durable des conditions de vie.
Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques, le gouvernement table sur une croissance de 4,3% en 2027, contre une prévision de 3,1% pour 2026. Il prévoit également de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB, tout en poursuivant la réduction de l'endettement public.
Pouvoir d'achat et réforme de l'impôt sur le revenu
Le soutien au pouvoir d'achat figure parmi les principales priorités du PLF 2027. Une enveloppe de 1 milliard de dirhams est prévue pour accompagner les mesures destinées à maintenir les prix des produits de première nécessité à des niveaux raisonnables, notamment à travers l'amélioration des circuits de distribution et la réduction des coûts d'intermédiation. Le gouvernement prévoit également une réforme progressive de l'impôt sur le revenu entre 2027 et 2031. Celle-ci comprend le relèvement du seuil annuel d'exonération de 40.000 à 60.000 dirhams, la réduction du nombre de tranches d'imposition et la baisse du taux marginal maximal de 37% à 30%. Selon Lekjaa, cette réforme permettrait aux salariés percevant moins de 10.000 dirhams nets par mois d'être exonérés de cet impôt. Son coût budgétaire est estimé à 5,5 milliards de dirhams.Retraites et protection sociale : de nouvelles mesures annoncées
Le PLF 2027 prévoit également un renforcement des dispositifs de protection sociale. Le montant minimum de l'aide sociale directe serait progressivement relevé de 500 à 1.000 dirhams par mois, avec une première augmentation de 100 dirhams dès 2027. En matière de retraites, le gouvernement prévoit de porter progressivement le minimum des pensions de 1.700 à 3.000 dirhams par mois, une mesure qui devrait bénéficier à environ 500.000 retraités. Le taux de pension des veuves serait également relevé progressivement de 50% à 100%, au profit de quelque 431.000 bénéficiaires. Le ministre a par ailleurs annoncé une enveloppe de plus de 10 milliards de dirhams pour accompagner la réforme des régimes de retraite et contribuer à leur équilibre financier.Santé, éducation et logement : des moyens supplémentaires
Dans les secteurs sociaux, le gouvernement prévoit de renforcer les ressources budgétaires et humaines. Le budget de la santé atteindrait 45,4 milliards de dirhams, avec la création de 8.000 postes budgétaires, afin d'améliorer l'accès aux soins et de poursuivre la modernisation des infrastructures hospitalières.L'éducation et la formation bénéficieraient, pour leur part, d'une enveloppe de 121,3 milliards de dirhams, en hausse de 5,3 milliards, ainsi que de 17.874 postes budgétaires. Les efforts porteront notamment sur la généralisation du préscolaire, la lutte contre l'abandon scolaire et l'amélioration de la qualité des apprentissages.
Le gouvernement prévoit également de consacrer 10,4 milliards de dirhams à la poursuite du programme d'aide directe à l'acquisition du logement, dont le nombre de bénéficiaires aurait atteint près de 128.000 ménages depuis son lancement.
Emploi : un programme national doté de 6 milliards de dirhams
L'insertion professionnelle des jeunes constitue un autre axe majeur du budget. Fouzi Lekjaa a annoncé le lancement d'un programme national intégré pour l'emploi des jeunes sur la période 2027-2031, avec une enveloppe de près de 6 milliards de dirhams prévue pour 2027. Ce dispositif ambitionne notamment de former 100.000 jeunes par an en fonction des besoins du marché du travail, d'offrir une première expérience professionnelle à un nombre équivalent de bénéficiaires et d'accompagner 12.000 entreprises chaque année dans leurs projets de développement et de recrutement.Le ministre a également mis l'accent sur le soutien à la classe moyenne, considérant qu'il s'agit d'un enjeu central pour la stabilité sociale et le développement économique.
Investissement public : 400 milliards de dirhams en 2027
Sur le volet économique, le gouvernement prévoit de porter l'investissement public à 400 milliards de dirhams en 2027. Cette enveloppe doit contribuer à renforcer les infrastructures, à soutenir l'activité économique et à stimuler l'investissement privé. Lekjaa a notamment insisté sur l'importance d'améliorer l'accès des très petites, petites et moyennes entreprises au financement et à la commande publique. Il a également évoqué la poursuite des investissements dans les secteurs stratégiques, notamment l'eau, l'énergie, l'agriculture et la transformation numérique.La réforme de l'administration et l'amélioration de l'efficacité de la dépense publique figurent également parmi les priorités annoncées. Le ministre a ainsi rappelé la nécessité de renforcer la responsabilité des gestionnaires publics et de mieux orienter les ressources vers les projets ayant un impact concret sur les citoyens.
