Au marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, les camions se succèdent chaque matin, chargés de caisses venues de différentes régions agricoles du Maroc. L’activité est dense, rythmée par les allées et venues des acheteurs et le ballet des manutentionnaires. Comme chaque année, durant ce mois de Ramadan, les discussions tournent principalement autour des prix. « On a l’impression que tout augmente dès le premier jour », glisse Khadija, mère de famille venue s’approvisionner pour son commerce de quartier. « La tomate est indispensable pour la harira. Même si elle est moins chère que l’an dernier, on reste attentifs. Avec plusieurs repas à préparer, le budget grimpe vite. » Un peu plus loin, Rachid, retraité, observe les étals. « Ce qui fait peur, ce n’est pas seulement le prix, c’est la crainte que ça continue à monter. Alors certains achètent plus que nécessaire. Mais au final, cela aggrave la situation. »
Pour Abdelkbir Maiden, secrétaire général de l’Association des commerçants du marché de gros, la situation n’a rien d’exceptionnel. « L’augmentation des prix au début du Ramadan est un phénomène qui se répète chaque année et qui repose sur des facteurs objectifs », explique-t-il. La majorité des légumes alimentant le marché provient de la région du Souss. Or cette zone subit une forte pression à l’exportation vers l’Europe et l’Asie. Cette demande extérieure coïncide avec un pic de consommation interne durant le mois sacré. « Nous sommes face à une équation claire : la demande augmente à l’intérieur comme à l’extérieur en même temps. Cela se reflète naturellement sur les prix », précise-t-il.
Côté prix, si les premiers jours ont été marqués par des fluctuations, la comparaison avec le Ramadan précédent se veut rassurante :
La tomate, qui dépassait les 7 dirhams le kilogramme l’an dernier, oscille actuellement entre 4 et 5 dirhams. Le poivron vert, qui atteignait 15 dirhams, se situe désormais entre 8 et 10 dirhams. Les pommes de terre varient entre 3 et 4,5 dirhams, l’oignon entre 4 et 6 dirhams, à l’exception de l’oignon sec qui peut atteindre 8 dirhams.
Les carottes s’établissent entre 3 et 4 dirhams, tandis que les petits pois se situent entre 12 et 15 dirhams. Les haricots verts dépassent les 20 dirhams en raison d’une offre limitée face à une forte demande.
Les poivrons rouges et jaunes, qui avaient franchi la barre des 15 dirhams en début de Ramadan, se stabilisent aujourd’hui entre 12 et 13 dirhams selon la qualité.
Certaines herbes aromatiques, comme le céleri, le persil et la coriandre, ont également connu une hausse initiale. Le céleri, par exemple, avait atteint 15 dirhams le kilo avant de redescendre entre 11 et 13 dirhams.
« Les prix ont été fluctuants durant les premiers jours, mais ils connaissent une baisse progressive. Il n’y a aucune pénurie », assure-t-il.
A noter que la tomate demeure l’ingrédient central du mois sacré, indispensable à la harira et à de nombreux plats traditionnels. Viennent ensuite les poivrons de toutes couleurs, le concombre, la carotte, la betterave, ainsi que les herbes aromatiques comme la coriandre, le persil et le céleri. « On ne peut pas faire l’impasse sur ces produits », souligne Khadija. « Ce sont des bases de notre cuisine pendant Ramadan. »
Et d'expliquer que les récentes pluies devraient améliorer la production agricole dans les semaines à venir, ce qui pourrait contribuer à stabiliser davantage les prix, tant pour les légumes que pour les fruits. Au marché de gros, les professionnels se veulent rassurants : l’approvisionnement est quotidien et suffisant pour répondre aux besoins de la métropole.
Les commerçants pointent toutefois des difficultés internes, notamment en matière de propreté et de gestion. « Nous demandons une amélioration des conditions d’hygiène, car nous manipulons des produits alimentaires destinés directement aux citoyens », affirme Abdelkbir Maiden, évoquant également un manque de communication avec certains responsables du marché. Malgré ces contraintes, les professionnels revendiquent leur rôle central dans la sécurité alimentaire.
Pour Abdelkbir Maiden, secrétaire général de l’Association des commerçants du marché de gros, la situation n’a rien d’exceptionnel. « L’augmentation des prix au début du Ramadan est un phénomène qui se répète chaque année et qui repose sur des facteurs objectifs », explique-t-il. La majorité des légumes alimentant le marché provient de la région du Souss. Or cette zone subit une forte pression à l’exportation vers l’Europe et l’Asie. Cette demande extérieure coïncide avec un pic de consommation interne durant le mois sacré. « Nous sommes face à une équation claire : la demande augmente à l’intérieur comme à l’extérieur en même temps. Cela se reflète naturellement sur les prix », précise-t-il.
Le facteur psychologique du consommateur
Mais au-delà des volumes exportés et des mécanismes économiques classiques, le comportement des consommateurs joue également un rôle. Selon Abdelkbir Maiden, l’achat massif par anticipation contribue à déséquilibrer temporairement le marché. « Le marché est approvisionné quotidiennement en produits frais. Il n’y a pas de pénurie. Mais lorsque de nombreux consommateurs achètent des quantités supérieures à leurs besoins quotidiens, la demande dépasse l’offre disponible à un instant donné, ce qui entraîne mécaniquement une hausse des prix. » Les professionnels appellent ainsi à une consommation rationnelle, limitée aux besoins journaliers, afin de préserver l’équilibre entre offre et demande.Côté prix, si les premiers jours ont été marqués par des fluctuations, la comparaison avec le Ramadan précédent se veut rassurante :
La tomate, qui dépassait les 7 dirhams le kilogramme l’an dernier, oscille actuellement entre 4 et 5 dirhams. Le poivron vert, qui atteignait 15 dirhams, se situe désormais entre 8 et 10 dirhams. Les pommes de terre varient entre 3 et 4,5 dirhams, l’oignon entre 4 et 6 dirhams, à l’exception de l’oignon sec qui peut atteindre 8 dirhams.
Les carottes s’établissent entre 3 et 4 dirhams, tandis que les petits pois se situent entre 12 et 15 dirhams. Les haricots verts dépassent les 20 dirhams en raison d’une offre limitée face à une forte demande.
Les poivrons rouges et jaunes, qui avaient franchi la barre des 15 dirhams en début de Ramadan, se stabilisent aujourd’hui entre 12 et 13 dirhams selon la qualité.
Certaines herbes aromatiques, comme le céleri, le persil et la coriandre, ont également connu une hausse initiale. Le céleri, par exemple, avait atteint 15 dirhams le kilo avant de redescendre entre 11 et 13 dirhams.
« Les prix ont été fluctuants durant les premiers jours, mais ils connaissent une baisse progressive. Il n’y a aucune pénurie », assure-t-il.
A noter que la tomate demeure l’ingrédient central du mois sacré, indispensable à la harira et à de nombreux plats traditionnels. Viennent ensuite les poivrons de toutes couleurs, le concombre, la carotte, la betterave, ainsi que les herbes aromatiques comme la coriandre, le persil et le céleri. « On ne peut pas faire l’impasse sur ces produits », souligne Khadija. « Ce sont des bases de notre cuisine pendant Ramadan. »
Des coûts structurels en toile de fond
À ces facteurs conjoncturels s’ajoutent des contraintes structurelles : hausse des coûts de transport, des carburants et de la main-d’œuvre. « Ces charges pèsent sur le produit et se répercutent, directement ou indirectement, sur le prix final. Il faut analyser la situation dans sa globalité », souligne le secrétaire général de l'Association des commerçants du marché de gros.Et d'expliquer que les récentes pluies devraient améliorer la production agricole dans les semaines à venir, ce qui pourrait contribuer à stabiliser davantage les prix, tant pour les légumes que pour les fruits. Au marché de gros, les professionnels se veulent rassurants : l’approvisionnement est quotidien et suffisant pour répondre aux besoins de la métropole.
Les commerçants pointent toutefois des difficultés internes, notamment en matière de propreté et de gestion. « Nous demandons une amélioration des conditions d’hygiène, car nous manipulons des produits alimentaires destinés directement aux citoyens », affirme Abdelkbir Maiden, évoquant également un manque de communication avec certains responsables du marché. Malgré ces contraintes, les professionnels revendiquent leur rôle central dans la sécurité alimentaire.
