Dans un contexte mondial marqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient et entre l’Ukraine et la Russie, la flambée des prix des matières premières et le durcissement monétaire, le Maroc conserve son statut de pays le plus performant d’Afrique du Nord, selon le dernier baromètre des risques de Coface. L’assureur-crédit relève que le Royaume tire son épingle du jeu grâce à sa forte attractivité auprès des visiteurs étrangers et des capitaux, ainsi qu’à une demande intérieure solide. Plusieurs de ses industries – comme la chimie, l’électronique et l’habillement – accusent néanmoins le coup de la hausse des prix des intrants et de leur exposition à la demande européenne.
Le contexte est celui d’une dégradation géopolitique que Coface redoutait dès juin. Le soulagement né, au début de l’été, du protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran aura été de courte durée : la guerre a repris à la mi-juillet, relançant les prix des hydrocarbures, en hausse de plus de 50% pour le pétrole et de près de 100% pour le gaz naturel. Le baril a de nouveau franchi la barre des 100 dollars en septembre. Les produits agricoles se sont eux aussi nettement tendus, le blé gagnant 40% sur un an, sous l’effet des frappes sur les terminaux céréaliers de la mer Noire et des épisodes caniculaires en Europe. Ces tensions ont ravivé la crainte d’un rebond de l’inflation et poussé les Banques centrales à durcir leur politique.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a emboîté le pas à la Banque centrale européenne (BCE) en relevant ses taux de 25 points de base, tandis que le dollar s’est apprécié de plus de 6% en termes effectifs depuis son point bas de la mi-janvier et que les taux longs ont progressé de plus de 100 points de base dans la plupart des grandes zones monétaires depuis fin février.
L’économie mondiale résiste pour l’instant, portée par les investissements dans l’intelligence artificielle et les effets de richesse associés, mais Coface maintient son scénario d’un ralentissement : +2,5% cette année après +2,8% en 2025, puis une stabilisation à +2,6% en 2027. Le coût du conflit au Moyen-Orient est estimé à un demi-point de croissance mondiale cumulé sur 2026 et 2027. «La prolongation du conflit au Moyen-Orient ravive le risque d’un nouveau choc inflationniste mondial», résume Jean-Christophe Caffet, économiste en chef du groupe, pour qui l’équation se complique pour les États et les entreprises les plus fragiles. Dans ce paysage, l’Afrique du Nord présente des situations contrastées. Le Maroc reste, selon Coface, le pays le plus performant de la région. L’Égypte et la Tunisie, elles, subissent les conséquences de la guerre : hausse des prix de l’énergie et d’autres intrants, prudence des visiteurs étrangers et renchérissement des importations de céréales. Ces deux pays, ainsi que l’Algérie, contrôlent ainsi leurs importations afin de développer la production locale et de préserver leurs réserves de change.
Dans ce contexte, le Maroc conserve sa note «B», traduisant un risque intermédiaire, assortie d’une évaluation «A4» pour le climat des affaires, soit un risque jugé raisonnable. Le Maroc reste le pays le mieux noté dans sa région, devant l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie (risque élevé) ou encore la Libye (risque extrême). Pour l’Afrique subsaharienne, l’impact du conflit a été modéré au premier semestre 2026. Coface juge donc 2026 meilleure que prévu, mais s’inquiète de 2027 : la hausse attendue des prix agricoles sous l’effet d’El Niño, conjuguée à celle de l’énergie, devrait faire grimper l’inflation. La confiance des investisseurs demeure fragile et, en cas de fuite des capitaux, les pressions sur les devises relanceraient l’inflation et creuseraient les déficits de financement. La majorité des pays d’Afrique subsaharienne affichent ainsi des niveaux de risques d’impayés importants pour les entreprises, entre «élevé» et «extrême».
Côté notations toujours, les mouvements de ce trimestre concernent surtout le Golfe, où l’Arabie saoudite et le Qatar passent de «A3» (risque satisfaisant) à «A4» (risque convenable) et les Émirats arabes unis de «A2» (risque peu élevé) à «A3» (risque satisfaisant), notamment en raison de leur exposition au détroit d’Ormuz. Les Bahamas, le Salvador, le Monténégro et la Zambie voient, en revanche, leur note relevée. Sur le plan sectoriel, Coface a procédé à douze déclassements et huit reclassements, l’agroalimentaire étant dégradé dans six pays, dont la France, l’Autriche et la Pologne, du fait des conditions climatiques extrêmes de l’été.
Le contexte est celui d’une dégradation géopolitique que Coface redoutait dès juin. Le soulagement né, au début de l’été, du protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran aura été de courte durée : la guerre a repris à la mi-juillet, relançant les prix des hydrocarbures, en hausse de plus de 50% pour le pétrole et de près de 100% pour le gaz naturel. Le baril a de nouveau franchi la barre des 100 dollars en septembre. Les produits agricoles se sont eux aussi nettement tendus, le blé gagnant 40% sur un an, sous l’effet des frappes sur les terminaux céréaliers de la mer Noire et des épisodes caniculaires en Europe. Ces tensions ont ravivé la crainte d’un rebond de l’inflation et poussé les Banques centrales à durcir leur politique.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a emboîté le pas à la Banque centrale européenne (BCE) en relevant ses taux de 25 points de base, tandis que le dollar s’est apprécié de plus de 6% en termes effectifs depuis son point bas de la mi-janvier et que les taux longs ont progressé de plus de 100 points de base dans la plupart des grandes zones monétaires depuis fin février.
L’économie mondiale résiste pour l’instant, portée par les investissements dans l’intelligence artificielle et les effets de richesse associés, mais Coface maintient son scénario d’un ralentissement : +2,5% cette année après +2,8% en 2025, puis une stabilisation à +2,6% en 2027. Le coût du conflit au Moyen-Orient est estimé à un demi-point de croissance mondiale cumulé sur 2026 et 2027. «La prolongation du conflit au Moyen-Orient ravive le risque d’un nouveau choc inflationniste mondial», résume Jean-Christophe Caffet, économiste en chef du groupe, pour qui l’équation se complique pour les États et les entreprises les plus fragiles. Dans ce paysage, l’Afrique du Nord présente des situations contrastées. Le Maroc reste, selon Coface, le pays le plus performant de la région. L’Égypte et la Tunisie, elles, subissent les conséquences de la guerre : hausse des prix de l’énergie et d’autres intrants, prudence des visiteurs étrangers et renchérissement des importations de céréales. Ces deux pays, ainsi que l’Algérie, contrôlent ainsi leurs importations afin de développer la production locale et de préserver leurs réserves de change.
Dans ce contexte, le Maroc conserve sa note «B», traduisant un risque intermédiaire, assortie d’une évaluation «A4» pour le climat des affaires, soit un risque jugé raisonnable. Le Maroc reste le pays le mieux noté dans sa région, devant l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie (risque élevé) ou encore la Libye (risque extrême). Pour l’Afrique subsaharienne, l’impact du conflit a été modéré au premier semestre 2026. Coface juge donc 2026 meilleure que prévu, mais s’inquiète de 2027 : la hausse attendue des prix agricoles sous l’effet d’El Niño, conjuguée à celle de l’énergie, devrait faire grimper l’inflation. La confiance des investisseurs demeure fragile et, en cas de fuite des capitaux, les pressions sur les devises relanceraient l’inflation et creuseraient les déficits de financement. La majorité des pays d’Afrique subsaharienne affichent ainsi des niveaux de risques d’impayés importants pour les entreprises, entre «élevé» et «extrême».
Côté notations toujours, les mouvements de ce trimestre concernent surtout le Golfe, où l’Arabie saoudite et le Qatar passent de «A3» (risque satisfaisant) à «A4» (risque convenable) et les Émirats arabes unis de «A2» (risque peu élevé) à «A3» (risque satisfaisant), notamment en raison de leur exposition au détroit d’Ormuz. Les Bahamas, le Salvador, le Monténégro et la Zambie voient, en revanche, leur note relevée. Sur le plan sectoriel, Coface a procédé à douze déclassements et huit reclassements, l’agroalimentaire étant dégradé dans six pays, dont la France, l’Autriche et la Pologne, du fait des conditions climatiques extrêmes de l’été.
