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Musique

Bahia Farah, inspiratrice de «Samra W'khammouria»

author MAP, LE MATIN

Feu Houcine Saloui suscite l'interrogation de plus d'un mélomane. (Photo : dafina.net)

Le nom de Bahia Farah évoqué dans la célèbre chanson «Samra W'khammouria» de feu Houcine Saloui suscite l'interrogation de plus d'un mélomane, surtout parmi la jeune génération. Qui peut bien être cette dame qui trône sur les lèvres de Houcine Slaoui depuis plus d'un demi-siècle ?.

Bahia Farah est une talentueuse chanteuse algérienne qui faisait un tabac parmi la communauté arabe établie en France et qu'un concours de circonstances avait mise sur le chemin de Houcine Saloui, lors de son séjour à Paris pour l'enregistrement de certains de ses disques chez Pathé Marconi.

La force d'admiration et le respect qu'ils avaient l'un pour l'autre les a poussés à enregistrer en 1950 chez ce même éditeur, «Lahbib El ghali», une chanson qu'ils ont interprétée en duo.

Dans «Samra W'khammouria» , chanson d'une rare beauté qui n'a d'égal que le charme chanté de la brunette créature, Hocine Slaoui a exprimé son bonheur d'avoir rencontré Bahia Farah, qu'il portait dans le cœur : «Allah aâlik ya Saloui, cheft Bahia Farah» .

Mais quel est le parcours de cette femme ? De son vrai nom Fatima Zohra Bounouar, Bahia Farah est née n 1917 à Bouira (120 km à l'Est d'Alger). Orpheline dès son enfance, elle est prise en charge par son oncle qui l'installa en Tunisie, où elle apprit la danse dans un centre de formation artistique, avant de prendre la direction de Paris en 1931, nous éclaire l'écrivain Abdelkader Bendameche dans son ouvrage «Les figures de l'art musical Algérien», édité à Alger en 2003. Couvée par des proches qui l'ont encouragée à exercer et vivre son art, la jeune Fatima Zohra excella dans la danse orientale, ce qui lui a valu beaucoup de succès au sein de la communauté émigrée à Paris. Malgré son jeune âge, elle est vite intégrée au sein de la troupe artistique maghrébine que dirigeait le grand compositeur et interprète tunisien Mohamed El Jamoussi (1910-1982), un grand ami de Houcine Saloui. Grâce à son timbre de voix particulier, elle accumula les succès dans les domaines de la chanson de la danse, et son pseudonyme, Bahia Farah, prend le dessus sur son vrai nom.

En 1937, elle fit la rencontre du grand peintre Mohamed Temmam, dit Sid Ali (1915-1988), nouvellement inscrit à l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Paris, qu'elle épousera plus tard. Considéré comme figure de proue de la miniature algérienne, mais aussi un musicien jouant du banjo et du violon avec une très grande dextérité, Mohamed Temmam, est intégré par son épouse dans l'orchestre qu'elle dirige, à l'occasion d'une grande tournée artistique organisée à travers les sanatoriums de France au profit des travailleurs maghrébins.

Après la dispersion des membres de la troupe artistique maghrébine, au lendemain du déclenchement de la guerre de libération de l'Algérie, Bahia Farah a constitué un orchestre composé de 24 personnes, dont elle assumait la responsabilité.

Elle rentre définitivement à Alger, le 1er Février 1965, où elle interpréta plusieurs chansons, dont la dernière en date « Thefouk el ghorba thefouk» , en 1967. A partir de cette date, elle décide de ne se consacrer qu'à l'animation des fêtes familiales et des galas publics, en constituant, à cet effet, l'ensemble féminin « El Farah» , pour répondre aux multiples sollicitations de ses admirateurs.

La fin de sa vie a été marquée par un très long silence, aux côtés de son époux le peintre Mohamed Temmam. « C'était surtout le mépris de la part des responsables artistiques de l'époque et la déception d'un vécu qu'elle n'a jamais imaginé au moment où elle militait âprement pour la libération du pays» , souligne M. Bendameche.

Sur la cinquantaine de chansons qu'elle a enregistrées, la phonothèque centrale de la radio algérienne n'en a sauvegardé que 22. Fatiguée et affaiblie par la maladie, elle s'éteint le 24 avril 1984. Son époux la rejoint dans l'autre monde quatre ans plus tard. Leurs corps reposent en paix au cimetière El Kettar à Alger.

Vingt cinq ans plus tard, la direction de la Culture de sa ville natale, Bouira, lui rend un hommage posthume, à travers un colloque de trois jours (10-12 mars).


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