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«Le Maroc se place dans l'approche du développement durable»

Abdeladim Lhafi met en relief au 11e Forum des Nations unies sur les forêts, à New York, la riche expérience du Maroc dans la gestion des écosystèmes forestiers

 «Le Maroc se place dans l'approche du développement durable»
Abdeladim Lhafi souligne la détermination totale du Maroc pour contribuer à relever les défis notamment ceux des ODD des Nations unies pour la période post-2015. Ph : DR

Le Haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification,   Abdeladim Lhafi a mis en relief, mercredi au siège des Nations unies, la riche expérience que le Maroc a accumulée, pendant plus d'un siècle, en matière de gestion des écosystèmes forestiers.

Cette expérience est marquée par une adaptation permanente de ses approches, de ses politiques, mais aussi la prise en compte des défis majeurs nouveaux qui se posent aux espaces et aux écosystèmes forestiers, a indiqué Abdeladim Lhafi, qui s'exprimait dans le cadre du 11e Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF, 4 au 15 mai).

Le Royaume, en se plaçant dans l'approche du développement durable, par une gestion intégrée des espaces, par une approche participative et partenariale, a pu inverser les tendances de dégradation des forêts, en passant par un solde négatif de -2% dans la décennie antérieure à 2000, à un gain positif de l'ordre de +2% à partir de la décennie 2000 2010, a dit Abdeladim Lhafi.

Parallèlement à ces politiques, le Maroc a mis en place des programmes de protection et de prévention des risques naturels qui se sont soldés par une réduction des superficies touchées par le feu, à un niveau de 0,05% de la superficie globale des forêts, soit moins de 3 ha par incendie, grâce à un plan de prévention et de lutte coordonnée axée sur la réactivité et l'efficience des opérations, a-t-il ajouté.

Le Haut-commissaire a souligné que le système de définition des écorégions comme espaces homogènes a permis d'élaborer des indicateurs synthétiques servant autant à la définition des politiques publiques de développement durable, qu'au suivi et à l'évaluation de la conduite et de la mise en œuvre de ces politiques. 

Ces actions traduisent l'engagement du Maroc dans l'application et la conduite des politiques du développement durable, a fait observer Abdeladim Lhafi, soulignant la détermination totale du Maroc pour contribuer à relever les défis notamment ceux des objectifs du développement durable des Nations unies pour la période post-2015.

Le responsable marocain a, par ailleurs, jugé fondamental l'ancrage d'un Arrangement international sur les forêts (AIF) dans les processus actuels et à venir, comme instance clé dans l'examen et le suivi des questions liées aux Objectifs pour le développement durable (ODD) relatifs aux forêts. 

Il a noté, à cet égard, que deux questions clé conditionneront la réussite du processus. Il s'agit, en premier lieu, de l'instauration des synergies adéquates, d'abord entre les divers instruments et outils, et de la recherche de l'efficience dans l'action par une meilleure coordination entre les institutions et les organisations qui ont la charge de gérer ces questions. 

En second lieu, la question récurrente du financement pour la mise en œuvre de la gestion durable des espaces forestiers doit bénéficier d'un intérêt particulier pour mettre en accord les ressources propres, les outils classiques d'aide au développement et les systèmes innovants qu'il convient d'élaborer, le tout dans un lien de cohérence qui en assurerait la meilleure efficience. 

Notant que le Maroc s'associe à la déclaration faite par l'Argentine au nom du Groupe 77 plus la Chine, Abdeladim Lhafi a noté que dans l'objectif d'élaborer un AIF après 2015, fort et efficace, nos réunions successives ont permis de murir nos réflexions collectives à la lumière de nos expériences, dans leur diversité et leurs différences, ce processus d'échanges et de débats a permis de construire la charpente de AIF qui constituera une feuille de route qui tient compte de l'extrême diversité des écosystèmes forestiers . 

Dans une déclaration à la MAP en marge de ce Forum, Abdeladim Lhafi a rappelé que le Maroc a été parmi les premiers pays signataires des principales conventions des sommets de la terre de 1992, ajoutant que le Maroc a mis en place, depuis, une série de mesures qui s'inscrivent dans le cadre du développement durable, l'un des axes principaux du FNUF. 

L'expérience que le Maroc a acquise en la matière met en exergue la détermination du Royaume à travailler dans le sens de ces grandes conventions à la fois sur le plan du développement durable, mais également sur le plan du développement humain qui sont sous-tendus par le discours fondateur de S.M. le Roi, Mohammed VI, de mai 2005 sur le développement humain . 

Le Maroc, a poursuivi Abdeladim Lhafi, s'inscrit pratiquement sur toutes les grandes orientations des grandes conventions notamment les changements climatiques, la biodiversité et la mise en place d'un système d'actions qui permet de restaurer les grands équilibres. 

Il a estimé que les mesures prises par le Maroc ont permis de réconcilier le citoyen avec l'écosystème forestier. Il ne s'agit plus uniquement d'une approche de conservation, mais en même temps de développement , a-t-il dit. 

Etabli en 2000 par le Conseil économique et social des Nations unies (Ecosoc), le FNUF vise à promouvoir la gestion, la conservation et le développement durable des différents types de forêts, et à renforcer un engagement politique de long terme à cette fin sur la base de la Déclaration de Rio, des Principes forestiers et des résultats du processus IPF-IFF (Groupe intergouvernemental spécial sur les forêts, et Forum intergouvernemental ad hoc sur les forêts) et d'autres étapes clés de la politique forestière internationale. 

A ce titre, le Forum, auquel adhèrent les Etats membres de l'Onu et plusieurs organisations internationales travaillant dans ce domaine, s'active à faciliter la mise en œuvre des accords ayant trait aux forêts, à favoriser une compréhension commune de la gestion durable des forêts, à encourager le dialogue entre les gouvernements et les organisations internationales, et à traiter des questions relatives aux nouvelles préoccupations de manière globale, exhaustive et intégrée.

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