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Violence à l'égard des femmes : l'ambassade du Mexique lance un programme de sensibilisation par le cinéma

Violence à l'égard des femmes : l'ambassade du Mexique lance un programme de sensibilisation par le cinéma

L'ambassade du Mexique à Rabat a choisi le 20 décembre pour commémorer la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Pour ce faire, elle a choisi le cinéma. L'ambassade propose en collaboration avec l'Institut Cervantes de Rabat quatre courts métrages de cinéastes mexicains traitant ce thème. Les films choisis abordent, sous différents angles, la violence à laquelle des milliers de femmes sont confrontées quotidiennement, sous différentes formes et dans différentes circonstances. «La réalité est que, malgré les efforts de la communauté internationale, la violence de genre, qui ne fait aucune discrimination d'âge ou de statut social, reste un grand défi à surmonter dans nos sociétés. Ces quatre courts métrages racontent l'histoire de quatre femmes qui, parce qu'elles sont des femmes, doivent affronter la violence, l'injustice et leur propre impuissance», indique l'Institut Cervantes de Rabat qui accueille l'événement. Ce soir à partir de 18h30, le public peut découvrir «Elle s'appelle Flor». Ce court métrage de 10 minutes raconte la vie de Tere, une jeune mère célibataire, qui doit parcourir chaque jour un long chemin pour vendre des serviettes brodées sur le marché du village. Elle est accompagnée quotidiennement par sa fille, Flor, qui perd une de ses nouvelles chaussures en chemin. Tere est obligée de la laisser seule pendant un moment, ce qui change radicalement leurs vies respectives. Cette fiction de la réalisatrice mexicaine Viridiana Pérez Ramirez sera suivie d'une autre projection : «Les pleurs du cacaotier».

Ce court-métrage nous invite dans une plantation de cacao au sud-est du Mexique. Le réalisateur David Garcés Rosas nous plonge pendant 19 minutes dans le quotidien d'une famille qui risque d'être expulsée de sa maison. Rosa, leur fille âgée de 12 ans, décide alors de se sacrifier pour sauver sa famille et leur demeure en affrontant le propriétaire et chef de la ville, Don Andrés. Il s'agit d'un court métrage, lauréat de l'appel aux courts métrages régionaux de l'Institut mexicain de la cinématographie 2018. C'est un récit sensible qui décrit la crise d'une famille dédiée au soin et à la récolte du cacao, avec des dialogues émouvants à Chontal qui reprennent la cosmogonie du sud-est du pays. Au programme de cette journée de sensibilisation également le court-métrage «Mánchester Acatitla». Dans cette fiction de Selma Cervantès, Miranda, attaquante de l'équipe de football Manchester Acatitla, a une altercation sur le terrain de jeu qui lui cause une blessure au visage. Elle et ses coéquipières font face à l'agressivité de l'équipe rivale, ce qui crée un environnement violent parmi les participants. Malgré les circonstances, l'équipe de Miranda est victorieuse et de retour chez elle, Miranda doit affronter les dangers en dehors du terrain. Le dernier film programmé à l'institut Cervantès de Rabat est Terre de Gustavo Gamero. Il relate pendant 20 minutes l'histoire de Consuelo, la mère d'une jeune femme disparue. Elle assiste à l'improviste à l'enterrement clandestin d'une jeune fille par des membres de la police d'État. Devant l'injustice et l'impuissance face à la situation, elle décide de déterrer le corps pour lui donner une meilleure inhumation au cimetière local avec l'aide de son frère Armando. Ce film a été distingué à plusieurs reprises. L'ensemble de ces courts-métrages questionne sur les discriminations liées au genre et les injustices que doivent affronter les femmes au Mexique et partout dans le monde.
 

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