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Dimanche 29 Mars 2026
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La baisse des cours de pétrole relance la polémique autour de la raffinerie «La Samir»

La baisse des cours de pétrole au niveau international a relancé, de nouveau, les débats parlementaires autour de la mise ne marche de la raffinerie «La Samir». Soulevant la question lundi lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, les parlementaires de l’opposition ont également interpellé la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leïla Benali, sur les prix pratiqués par les distributeurs nationaux des carburants au moment où les cours sont passés en dessous de 80 dollars le baril.

La baisse des cours de pétrole relance la polémique autour de la raffinerie «La Samir»

Les groupes parlementaires de l’opposition ont interpellé, lundi, la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leïla Benali, sur la situation de la raffinerie nationale «La Samir». Intervenant dans le cadre de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, la ministre a de nouveau rappelé les problèmes juridiques auxquels fait face la raffinerie. 

Pour Mme Benali, la situation de la raffinerie est assez complexe, vu les problèmes et les dettes cumulés par l’entreprise pendant plus de 20 ans. «Le gouvernement travaille sur plusieurs scénarios de sortie de crise avec des investisseurs et des pays amis qui ont manifesté leur intérêt pour l’industrie du raffinage et pour les produits verts», a souligné la ministre. Poursuivant son intervention, elle a rappelé que le gouvernement envisage un projet durable pour «La Samir». «On veut à tout prix éviter que la raffinerie soit relancée pour fermer après une année ou deux», a-t-elle affirmé.

Les prix des carburants restent élevés malgré la tendance mondiale à la baisse  

Citant une ancienne présentation de la ministre à propos des prix pratiqués au niveau des stations, les parlementaires de l’opposition ont rappelé que Mme Benali avait estimé qu’en cas d’une baisse des cours du pétrole à moins de 80 dollars le baril, ce qui est le cas actuellement, les prix dans les stations devraient se situer entre 10 dirhams pour le diesel et 11 dirhams pour l’essence. Or les prix d’aujourd’hui dépassent largement les prédictions de la ministre, ont relevé les parlementaires qui ont de nouveau pointé du doigt les lobbys du secteur des hydrocarbures.

Dans ce sens, les parlementaires de l’opposition ont rappelé les recommandations du Conseil de la concurrence qui avait fait état de profits importants pour les opérateurs du secteur et avait demandé au gouvernement de lancer la réflexion autour d’une nouvelle imposition du secteur. Chose qui a été écartée par le gouvernement lors des débats autour du projet de loi de Finances 2023, ont déploré ces parlementaires.

Épuisant son temps de réponse, la ministre a pu compter sur le soutien des parlementaires de la majorité qui ont pris la parole malgré les protestations de l’opposition. C’est ainsi qu’ils ont mis en avant la baisse des prix opéré ces dernières semaines et qui a dépassé les 2 dirhams. Les parlementaires ont également mis en avant les efforts du gouvernement et qui ont permis aux Marocains d’avoir accès à toutes les matières nécessaires, ont-ils défendu.

Transition énergétique : où en sont les projets clés ? 

Répondant à une question sur les retards accusés dans la réalisation de certains projets énergétiques, Mme Benali a affirmé que le gouvernement œuvrait pour encourager l’investissement dans ce secteur en se focalisant depuis octobre sur l'accélération de la transition énergétique. Plusieurs projets de loi qui étaient en retard au Parlement ont pu être promulgués a rappelé la ministre. S’agissant du projet Noor Midelt, Mme Benali a affirmé qu’il sera réalisé en deux parties. La première, actuellement en réalisation, a nécessité un investissement de 7,8 milliards de dirhams et vise une capacité de production de 800 MW, a-t-elle rappelé.

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