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C'est parti pour le Festival du film documentaire sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani

L’ouverture de la sixième édition du Festival du film documentaire sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani à Laâyoune a été marquée par la présence d’une pléiade de personnalités, dont le wali de la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra, Abdeslam Bekrate, des diplomates et autre autorités locales. Et ce en plus du staff du Centre cinématographique marocain, et à sa tête le directeur Khalid Saidi.

La sixième édition du Festival du film documentaire sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani à Laâyoune signe un retour en force, avec un grand nombre de films documentaires pour la compétition officielle, des colloques qui vont aborder les problématiques que rencontre ce genre cinématographique, sa promotion et sa commercialisation. Puis, un panorama d’autres productions documentaires.

Dans son discours, Saâdia Attaoui, directrice du Portail national et de la documentation au ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la Communication), qui a représenté le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaïd, a indiqué que «la valeur symbolique de ce festival se traduit par la promotion de la culture cinématographique dans les régions du sud du Royaume, puis la préservation de la mémoire commune des Marocains dans sa partie liée à la culture, à l'histoire et à l’espace sahraoui hassani». Et d’ajouter que le «Royaume du Maroc attache une importance particulière à l'industrie cinématographique au sein des grands axes culturels. Dans ce cadre, un soutien financier a été créé pour les documentaires sur la culture, l'histoire et l’espace sahraoui hassani, en plus du soutien octroyé pour les autres genres cinématographiques nationaux. Sachant que grâce à ce soutien, nous sommes passés, en seulement sept ans après la création du festival, de 6 œuvres en 2015 à plus de 20 films en 2022. C'est aussi une occasion de saluer les professionnels de la région pour les efforts qu'ils fournissent pour produire leurs œuvres cinématographiques».

Le cinéma permet de sauvegarder l'héritage ancestral du patrimoine sahraoui

De son côté, le président du Club des producteurs et professionnels de l’audio-visuel et du cinéma, Si Mohamed Idrissi, a souligné que «la réalisation des documentaires sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani permet non seulement de sauvegarder un héritage ancestral du riche patrimoine sahraoui, mais d’écrire l’histoire de cette région et sa culture enracinée depuis des millénaires, puis de mettre en exergue la beauté de ses magnifiques paysages qui peuvent devenir un lieu de tournage par excellence». Toutefois, cette ouverture a consacré des moments de reconnaissance et de gratitude pour deux figures emblématiques de la région auxquelles a été rendu un vibrant hommage. Il s’agit du poète et écrivain Mohamed Salem Baba, qui a été très ému par cette reconnaissance et a remercié les organisateurs par de beaux vers de poésie. Le deuxième hommage a été réservé à Abdelouahab Sibawayh, président de l’Association culturelle des manuscrits et de préservation de la mémoire pour le Sahara marocain, et descendant d’une famille d’intellectuels qui a, tout au long de son parcours, a fait un beau travail de recherches sur tout ce qui concerne l’histoire du Sahara marocain, en rassemblant des manuscrits et des documents très rares. Il est à l’initiative de la première émission sur les richesses du Sahara à la télévision de Laâyoune qui a remporté beaucoup de succès, ainsi que des premiers documentaires sur les Chioukhs des tribus sahraouies.
Au cours de cette ouverture ont été dévoilés les Prix de la compétition des courts métrages qui ont concouru dans le cadre de la compétition «La Marche verte à travers les yeux des jeunes créateurs de l’image». Ainsi, «Chnou Al Maghribi» de Taha Al Houman a remporté le Prix du meilleur espoir, «Labba nidak» de Mamoum Kachani a décroché le Grand Prix et «Cœur vert» de Mehdi Malakane s’est vu attribuer le Prix du jury. Cette ouverture prend fin avec le lancement des 24 films documentaires qui sont en lice pour la compétition officielle, et la présentation du jury, présidé par Fatima Loukili, qui va départager ces films.

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