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Lundi 02 Mars 2026
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Dialogue social : pas d’accord entre le gouvernement et les centrales syndicales... pour le moment

À l’approche de la journée internationale des travailleurs, le gouvernement et ses partenaires sociaux ne sont toujours pas parvenus à un accord social. Malgré plusieurs rounds de dialogue, c’est l’attentisme qui prévaut. Si certaines centrales syndicales affichent leur optimisme quant à la possibilité de la signature d’un accord à la veille du 1er Mai, d’autres sont convaincues qu’aucun ne sera trouvé dans les délais. Et au département en charge de l’Emploi et des compétences, c’est le silence radio. En attendant, les syndicats ont arrêté leur slogans pour les festivités. Ces dernières promettent d’être animées après deux années de suspension mais surtout avec la flambée des prix et la détérioration du niveau de vie.

Dialogue social : pas d’accord entre le gouvernement et les centrales syndicales... pour le moment

Le dialogue social se poursuit mais sans résultats concrets pour le moment. Moins d’une semaine avant les festivités du 1er mai, correspondant à la journée internationale des travailleurs, aucun accord entre le gouvernement et les centrales syndicales les plus représentatives ne se profile à l’horizon. Selon les syndicats, les discussions tenues au niveau des commissions du secteur privé et du public n’ont pas encore abouti.

C’est dans ce cadre que la Confédération démocratique du Travail (CDT) a adressé, mercredi dernier, une lettre au Chef du gouvernement. Une correspondance dans laquelle elle dénonce la lenteur des négociations au sein de la commission du secteur public. De même, il y a quelques jours, l’Union marocaine du Travail (UMT) avait rendu public son cahier revendicatif dans lequel elle insiste sur l’augmentation des salaires.

Pour les syndicalistes les plus optimistes, il n'est pas exclu qu'un accord soit trouvé à la veille du 1er Mai. Des sources proches du dossier du dialogue social affirment que des contacts sont en cours, mais, qu'«il n’y a, pour l’instant, aucune information sur un éventuel accord». Le Matin a posé la question au département de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, mais n'a pu obtenir de réponse.

1er Mai : des slogans très proches, conjoncture oblige

Par ailleurs, les centrales syndicales comptent reprendre, cette année, les festivités du 1er Mai après deux années de suspension à cause de la pandémie de la Covid-19. Célébrations qui sont attendues sous le mot d’ordre de la défense des augmentations des salaires et du pouvoir d’achat, conjoncture oblige. Ces festivités se dérouleront en l’absence de résultats concrets suite au round du dialogue social lancé depuis plusieurs semaines, précisent des sources syndicales.

Les syndicats mettent en avant leurs revendications et interpellent le gouvernement pour y répondre. Revendications dont le mot d’ordre commun est la prétention à des augmentations de salaires en mettant en avant des arguments tout particulièrement la cherté de la vie et la montée des prix. Arguments qui sont repris par la majorité des «appels du premier mai» publiés par les centrales syndicales. C’est le cas de l’appel de l’UMT qui a choisi comme slogan : «Arrêtez la vague d’offensive portant atteinte au pouvoir d’achat de la classe ouvrière et de l’ensemble des classes populaires». La CDT a opté, quant à elle, pour un slogan assez proche, «La lutte pour une répartition équitable des richesses au lieu de payer la facture des crises». La même thématique figure dans celui mis en avant par l’Union nationale du Travail au Maroc (UNTM), «Lutte continue pour affronter la montée des prix et pour améliorer le pouvoir d’achat de la classe ouvrière». Il en est presque de même du côté de la Fédération démocratique du Travail (FDT) : «Luttons ensemble pour l’augmentation des salaires et l’arrêt de la destruction du pouvoir d’achat de la classe ouvrière marocaine et l’ensemble des citoyens et de la menace de la sécurité et de la stabilité sociales».

Festivités, chacun sa logique

Par ailleurs, si la CDT, la FDT et l’UNTM appellent leurs adhérents et sympathisants à participer massivement aux festivités du premier mai, sur le plan national, régional et local, l’UMT sort du lot avec une position singulière. La première force syndicale a décidé «de ne pas organiser de grandes manifestations ou d’imposants défilés, que ce soit sur le plan central, local ou régional», est-il souligné dans un message adressé aux structures de la centrale à l’occasion des préparatifs de la célébration du 1er Mai. Le syndicat préfère programmer des meetings à l’intérieur de ses quartiers généraux et à travers des conférences à tenir entre le 29 avril et le 2 mai. Attitude que le secrétariat national du syndicat justifie par la menace de la pandémie qui prévaut toujours mais aussi en raison de la coïncidence de la fête des travailleurs avec le rituel de l’Aid Al-Fitr.

Par contre, les autres syndicats invitent leurs troupes à être nombreuses aux défilés traditionnels du premier mai. Festivités que la CDT et l’UNTM entendent exploiter également pour dénoncer «les attaques sionistes contre Al-Qods et le peuple palestinien».

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