Société

Baisse de la durée des études en médecine et hausse des erreurs médicales : rien à craindre, selon Dr. Hamdi

Nabila Bakkass Nabila Bakkass ,

Ce qui inquiète les internautes au sujet de la faute médicale, c’est qu'il est difficile à la prouver sur le plan juridique.

Ce qui inquiète les internautes au sujet de la faute médicale, c’est qu'il est difficile à la prouver sur le plan juridique.

L'erreur médicale est une des problématiques épineuses auxquelles la réforme du système de santé doit tenter d'apporter des solutions. En attendant, et avec le raccourcissement du cursus universitaire en médecine à 6 ans d’études au lieu de 7 ans, certains s’interrogent sur la qualité de la formation et craignent par ricochet une multiplication des fautes médicales. Un phénomène qui reste de surcroit très difficile à prouver sur le plan juridique.

Une erreur de diagnostic de la maladie, des pansements oubliés à l’intérieur du corps du patient lors d’une opération chirurgicale ou encore l’ablation du rein droit au lieu du gauche qui était malade… les exemples des fautes médicales ne manquent pas. Le sujet revient au-devant de la scène après la décision de raccourcir le cursus universitaire en médecine à 6 ans d’études au lieu de 7 ans déjà en vigueur. Des internautes craignent une multiplication des cas. Contacté par «Le Matin», Dr Tayeb Hamdi, médecin chercheur en politiques et systèmes de santé, estime qu’il n’y a aucun lien entre le raccourcissement du cursus universitaire et la qualité de la formation. En effet, ajoute-t-il, les fautes médicales peuvent être commises par des professionnels de la santé ayant fait de longues années d’études et comptant à leur actif de nombreuses années d’expertise. Pour élucider ses propos, il évoque une étude réalisée récemment aux États-Unis qui a permis de constater que les erreurs médicales étaient la troisième cause de décès après les arrêts cardiaques et le cancer.

«L’étude a été menée au sein de grands hôpitaux comprenant de très bons médecins avec des équipes bien formées, ce qui confirme qu’il n’y a aucun lien entre la faute médicale et le cursus universitaire», précise-t-il. À cet égard, Dr Hamdi appelle à ne pas confondre la faute médicale avec deux autres notions, à savoir l’erreur médicale et l’aléa thérapeutique. Et d’expliquer que face à un accident médical commis par un médecin, on se pose une seule question : est-ce qu’un autre bon médecin, dans les mêmes conditions, aurait pu avoir le même accident ? «Si la réponse est affirmative, cela veut dire qu’il s’agit d’une erreur. Mais, si la réponse est non, cela implique que l’on est bel et bien face à une faute médicale engageant la responsabilité du médecin», souligne-t-il. La distinction doit être faite partant du principe que tout médecin pourrait être soumis à des conditions particulières, notamment le stress. «On parle de faute médicale lorsqu’un médecin a commis l'erreur de ne pas respecter les règles de l'art et qui a causé un préjudice», explique Dr Hamdi. Concernant l’aléa thérapeutique, l’expert indique qu’il s’agit d’une aggravation de l’état du patient après avoir obtenu un traitement qui ne lui convient pas.

La barrière juridique nourrit les inquiétudes
Ce qui inquiète les internautes au sujet de la faute médicale, c’est qu'il est difficile à la prouver sur le plan juridique. Effectivement, «c’est au patient lui-même de prouver que le praticien, médecin ou chirurgien, aurait commis une erreur médicale à travers, entre autres, l’expertise judiciaire, les témoignages et les preuves judiciaires», explique à cet égard, maître Jalal Hakimi, avocat au barreau de Casablanca. Et d’ajouter que le juge vérifie par la suite s’il s’agit d’une faute médicale commise par le médecin ou bien d’un simple pronostic non fondé du patient. Il parait que le recours à la justice en cas de faute médicale constitue un fardeau pour les patients qui trouvent des difficultés à prouver le lien de causalité entre le préjudice subi et l’acte médical. Ils finissent donc par abandonner leur droit aux dommages et intérêts. Autant dire que des efforts doivent être déployés pour combler ce manque juridique et permettre aux patients de recourir à la justice, non seulement pour obtenir leurs droits, mais aussi et surtout pour contribuer à l’avancée du domaine médical au Maroc, partant du principe que c’est avec les erreurs, même humaines, que l’on apprend.

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