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Retard des pluies et climat chaud en automne : quel impact sur notre santé ?

Alors que nous sommes en plein automne, la vague de chaleur se poursuit au Maroc. Les températures ont dépassé la normale mensuelle de 5 à 10 degrés dans la plupart des régions du pays. Comment peut-on expliquer cette situation ? Et quel est son impact sur la santé ? Réponses des experts

Retard des pluies et climat chaud en automne : quel impact sur notre santé ?

Le Maroc connaît depuis plusieurs jours une période de chaleur particulièrement inhabituelle en cette période de l’année. En effet, alors que nous sommes en plein automne, le mercure continue de grimper dans toutes les régions du Royaume et les pluies tardent à arriver. «Durant ces dernières semaines, les températures ont dépassé la normale mensuelle de 5 à 10 degrés dans la plupart des régions du pays, en particulier sur le nord, le centre et l’est du pays. Vu que les conditions anticycloniques sont encore d’actualité au Maroc, le temps se maintiendra encore stable durant cette semaine sur notre pays. Ensuite, les températures connaîtront une baisse progressive sur le nord, le centre et l’est du pays, malgré un temps relativement chaud sur le sud du Royaume», déclare au «Matin» Houssein Bouabed, responsable de la communication à la Direction de la météorologie.

Si certaines personnes se réjouissent de cette situation qui leur permet de continuer de profiter du beau temps, d’autres s’inquiètent de l’impact de ces températures élevées sur l’environnement, mais aussi sur la santé. En effet, la prolongation de la saison estivale n’est pas sans conséquence sur notre corps. «Les températures élevées durant cette période de l’année font partie des principales causes de la multiplication des cas d’allergie dans le monde et au Maroc. Ceci s’explique par le prolongement et le décalage de la saison de pollinisation. À cause de ces fortes chaleurs, ces allergies sont aussi de plus en plus fortes et sévères», indique Dr Hamdi. Ce dernier souligne, néanmoins, que les températures élevées durant les mois d’octobre et novembre permettent de retarder l’apparition des virus qui se multiplient habituellement au début de la saison froide. «Puisqu’il fait toujours chaud, les gens ne s’enferment pas dans des espaces clos. Que ce soit à la maison, à l’école ou au travail, on peut toujours se permettre d’ouvrir les fenêtres et d’aérer les espaces, ce qui permet de limiter la multiplication des virus».
S’agissant de la rareté des pluies ces dernières années, Dr Hamdi nous explique que cela pourrait être à l’origine d’apparition de maladies dans le futur. «Quand la rareté des pluies est combinée à la pénurie d’eau, cela peut être dangereux. Tant que nous pouvons subvenir à nos besoins en eau, il n’y a pas de problème. Mais si cette situation persiste sur le long terme, on risque de voir apparaître des maladies hydriques. Ce sont les maladies qui sont liées à l’hygiène telles que le choléra, dont le nombre des cas commence à augmenter dans plusieurs pays».

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Analyse générale de la situation météorologique

Contacté par «Le Matin», Houssein Bouabed, responsable de la communication à la Direction de la météorologie, explique que les régions tropicales et celles de moyennes latitudes constituent les deux composantes principales de situations météorologiques caractérisant le climat de notre pays. Ainsi, notre pays sous l'influence de phénomènes d'origine différente. Une influence de masses d'air en provenance du Nord ou de l'Ouest durant la saison froide et une influence de masses d'air en provenance du sud durant la saison chaude.
L’expert rappelle que, durant cette année 2022, nous avons assisté, du mois de juin et jusqu'à la moitié du mois d'octobre, à une influence climatique d'origine tropicale se traduisant par l’occurrence de précipitations sous forme d'averses orageuses, parfois intenses, sur certains endroits de nos provinces du Sud, au niveau de certaines régions montagneuses et au niveau d'autres régions des versants orientaux. «À ce type d'influence, est également liée une élévation des températures notamment sur les régions situées à l'ouest des Haut et Moyen Atlas et aussi une contenance d'une bonne concentration de la poussière au niveau de l'atmosphère se propageant depuis les régions sahariennes vers les régions du nord de l’Afrique, voire vers des pays de l’Europe», a souligné Bouabed. Et d’ajouter que «ces derniers jours la situation météorologique est caractérisée par une hausse importante des températures suite à la présence d’une zone de haute pression sur notre pays ce qui a engendré l’établissement d'un flux du Sud à Sud-Est entraînant la montée des masses d'air chaud et sec du Sud vers le Centre et le nord du pays. Ainsi, les températures ont dépassé la normale mensuelle de 5 à 10 degrés dans la plupart des régions du pays, en particulier sur le Nord, le Centre et l'Est du pays».
 

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