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Etudes longues, salaires bas... Khalid Aït Taleb face au défi de l’attractivité des métiers de la santé

Le Maroc ne compte en tout et pour tout que 222 médecins réanimateurs. Ce chiffre en dit long sur le déficit du personnel dans le secteur de la santé, un des défis majeurs que Khalid Ait Taleb est appelé à relever. Mais sa mission ne sera pas de tout repos, car pour commencer il est primordial de renforcer l’attractivité du secteur. Années d’études trop longues, salaires peu motivant dans le public, conditions de formations…les raisons pour rebuter les candidats potentiels ne manquent pas et ce l’aveu même du ministre qui intervenait hier devant les députés dans le cadre de la séance hebdomadaire des questions orales. «La formation d’un médecin généraliste nécessite au moins 7 ans à laquelle il faudra ajouter 5 années de spécialisation, donc l’augmentation du nombre des étudiants ne réglera pas à lui seul le problème du manque des ressources humaines», reconnait M. Ait Taleb tout en précisant que le secteur de la santé publique n’est pas très attractif pour les médecins.

Etudes longues, salaires bas... Khalid Aït Taleb face au défi de l’attractivité des métiers de la santé

La question du déficit du personnel dans le secteur de la santé a été de nouveau soulevée lundi dernier au Parlement. Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, qui répondait aux questions orales des députés à la Chambre des représentants, a indiqué que le manque de personnel médical et paramédical ne touche pas uniquement les structures hospitalières situées dans les zones rurales et enclavées, mais également les grandes villes, notant que le Maroc ne dispose actuellement que de 222 médecins réanimateurs, ce qui peut renseigner sur le déficit flagrant en termes de ressources humaines.

Et bien que des efforts importants ont été consentis pour renforcer le personnel médical à travers l’ouverture de nouvelles Facultés de médecine et l’augmentation du nombre des étudiants, force est de constater que le secteur continue de pâtir d’un déficit structurel qui nécessitera plusieurs années pour être comblé. «La formation d’un médecin généraliste nécessite au moins 7 ans, à laquelle il faudra ajouter 5 années de spécialisation, donc l’augmentation du nombre des étudiants ne réglera pas à lui seul le problème du manque des ressources humaines», reconnait Khalid Aït Taleb tout en précisant que le secteur de la santé publique n’est pas très attractif pour les médecins. «Le ministère est conscient de cette situation, c’est pour cette raison qu’il a prévu une augmentation importante des salaires des médecins, grâce à l’application de l’indice 509 qui prévoit une augmentation de 4.000 DH pour les médecins de premier grade.

Ces derniers verront leurs salaires passer de 8.000 à 12.000 DH», note le ministre qui tient à souligner que même avec cette augmentation, les conditions sociales des médecins au Maroc restent en deçà de leurs homologues dans d’autres pays. Pour améliorer donc l'attractivité du secteur, le ministre annonce la mise en place prochainement de mécanismes innovants d'encouragement et de motivation afin d'attirer les compétences de santé exerçant à l'intérieur et à l'extérieur du Maroc, pour travailler dans le secteur de la santé publique et assurer sa stabilité. En effet, le ministre affirme vouloir encourager la contractualisation avec les médecins du secteur libéral et se dit prêt à conclure des accords d’échange de compétences avec d’autres pays.

Il convient de souligner qu’un accord a été signé le 24 février dernier entre le ministère de la Santé et les syndicats représentatifs du secteur de la santé sous la tutelle du Chef du gouvernement. Selon M. Aït Taleb, cet accord garantira plusieurs acquis au personnel médical, notamment l’amélioration de la situation du personnel médical (509), la promotion en grade pour les infirmiers, l’augmentation de la valeur de l'indemnisation des risques professionnels pour les cadres administratifs et les techniciens de santé et le soutien de la Fondation Hassan II pour la promotion des œuvres sociales du personnel de la santé.

 

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