Le match nul (2-2) face au Gabon, en troisième journée du groupe C de la 33e Coupe d’Afrique des nations, a été riche en émotions et en enseignements. Une leçon d’humilité face à un adversaire qui a dû composer avec une équipe décimée par les blessures et privée de ses grandes stars. Pour Vahid Halilhodzic, la maxime qui a dû résonner tard dans la nuit pourrait être «on ne change pas une équipe qui gagne». Et si l’on se penche un peu plus sur les statistiques, fournies par «The Analyst», force est de constater que les joueurs qui ont disputé les deux premiers matchs ont été les plus performants.
Les chiffres confirment en revanche la méforme annoncée de certains joueurs. Youssef En-Nesyri n’a toujours pas cadré le moindre tir. De même que son compère en attaque Ayoub El Kaabi. Les deux hommes totalisent en deux matchs 4 tirs à eux deux, alors que Zakaria Aboukhlal, qui a joué presque autant de minutes, a tiré 5 fois au but et a cadré à 4 reprises. Sur les séquences où l’attaquant de l’AZ Alkmaar est impliqué, 7 se sont soldées par un tir. Il n’est devancé dans ce registre que par Sofiane Boufal (11 tirs) et Selim Amallah (13 tirs).
Les statistiques ont de plus en plus d’importance dans le football moderne, mais plusieurs autres facteurs entrent en jeu lors des moments de vérité. Toujours est-il que les enseignements que l’on peut en tirer auront leur impact au moment de choisir ceux qui défendront les couleurs du Maroc lors des tours à élimination directe.