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Samedi 25 Mai 2024
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Bourse : BMCE capital recommande d'accumuler le titre LafargeHolcim Maroc

Bourse : BMCE capital recommande d'accumuler le titre LafargeHolcim Maroc
Au cours des dernières années, les niveaux de marges de LafargeHolcilm Maroc sont restés solides et en constante amélioration.

BMCE Capital Global Research (BKGR) recommande d'accumuler le titre LafargeHolcim Maroc. «En 2022, et dans un contexte particulièrement inflationniste, nous tablons sur une amélioration du top line de 7% à 877 millions de DH tenant compte d’une quasi-stabilité des écoulements de ciment comparativement à 2021, couplé à un effet prix positif induit par la répercussion d’une partie de la hausse des coûts des intrants sur les prix de vente», indique-t-il. BKGR anticipe ainsi une baisse des marges opérationnelles pour le leader cimentier atténué notamment par l’intensification de l’utilisation de combustibles alternatifs avec l’objectif de porter le taux de pénétration à 20% à terme. Mais aussi, la poursuite de la croissance du taux d’utilisation qui devrait s’établir à plus de 60% en 2022. LafargeHolcim Maroc peut se prévaloir de plusieurs forces.

Les analystes de BKGR rappellent la position dominante sur le marché et la forte présence sur les régions Nord, Centre et Est du pays qui représentent plus de 65% de la consommation nationale. Autre point positif, la société est adossée au leader mondial des matériaux de construction LafargeHolcim. Le lancement de l’usine d’Agadir, qui a renforcé sa présence géographique, est un autre atout. Aussi, en augmentant sa part de l’énergie renouvelable dans le mix énergétique, l'entreprise devrait pouvoir réduire sa consommation d’énergie fossile. Le groupe a également amélioré son taux d’utilisation à court terme.

Enfin, au cours des dernières années, ses niveaux de marges sont restés solides et en constante amélioration. Cependant, LafargeHolcim Maroc dépend du marché local et subit une faible compétitivité à l’export. Pour les opportunités de croissance, BKGR en ressort trois. La première concerne la dynamisation anticipée de la région sud suite aux investissements étrangers attendus. La deuxième porte sur l’expectative de la mise en place de mesures incitatives visant à stimuler la demande en biens immobiliers.

Et la troisième est le développement opportuniste de l’activité export pouvant rattraper partiellement la morosité du marché local. Le groupe est, par ailleurs, menacé par la forte hausse des prix des intrants comme le petcoke et le fret, qui devrait impacter les marges. Un autre frein est celui lié au ralentissement des écoulements de ciment en raison de l’inflation et d’une faible reprise attendue du secteur immobilier. Après l’ouverture de l’usine d’Agadir, qui porte à 8 MT la production, l’augmentation de la surcapacité, déjà conséquente, représente un frein également. La dernière menace concerne la forte corrélation avec le secteur immobilier qui représente 75% des écoulements.

 

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