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Samedi 18 Mai 2024
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Virer Vahid Halilhodzic ou le soutenir, la FRMF doit se prononcer (Billet)

La position de la Fédération Royale marocaine de football (FRMF) à l’égard du sélectionneur national Vahid Halilhodzic est critiquable. Elle ne l’a pas viré, mais elle n'a pas non plus pris sa défense. Son silence fragilise la sélection nationale qui prépare la Coupe du monde. Ce qui a ouvert la porte à un acharnement sans précédent contre le technicien bosnien. La FRMF doit prendre ses responsabilités, au lieu de se réfugier dans un silence qui ne fait qu’aggraver la situation.

Virer Vahid Halilhodzic ou le soutenir, la FRMF doit se prononcer (Billet)
Fouzi Lekjaa et Vahid Halilhodzic.

Jamais un sélectionneur national n’a subi autant de critiques, qui frisent parfois la haine, que ce que subit actuellement Vahid Halilhodzic. Le dernier exemple en est les attaques qu’il a essuyées à la fin du match contre les États-Unis. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des personnes insultant le technicien bosnien. Il faut dire que certains commentateurs ont alimenté cette colère contre Vahid depuis l’éclatement de ce qui est appelé communément «l’affaire Ziyech». Depuis, qu’il gagne ou qu’il perde, c’est toujours la même rengaine qui revient, «Vahid dégage», comme si un changement d’entraîneur allait arranger tous les problèmes et faire des Lions de l’Atlas un prétendant au titre de la Coupe du monde.

Cet acharnement ne peut être expliqué par les seuls résultats sportifs, puisqu’ils sont globalement positifs, ou la manière de jouer. Ce qui déplaît, en réalité, c’est l’intégrité de l’homme. En effet, approché par des agents de joueurs, voire des joueurs, comme il l'avait révélé lui-même lors d'une conférence de presse, pour le soudoyer, il n’a pas cédé à la tentation. Le différend avec Ziyech n’est en réalité qu’un prétexte pour s’attaquer à l’homme de 69 ans. Face à ce brouhaha, la FRMF observe un silence radio. Ce ne sont pas les Marocains qui ont recruté Vahid, c’est bel et bien la FRMF, ou plutôt son président, Fouzi Lekjaa. La logique aurait voulu qu’il le vire, s’il n’est pas content de son travail, ou le soutienne, s’il juge qu’il fait du bon boulot. Il n’existe pas d’autres solutions à cinq mois de la Coupe du monde. À moins que la FRMF veuille laisser pourrir davantage la situation et l'amener ainsi à jeter lui-même l’éponge. Ce qui paraît improbable, connaissant le caractère entier et bien trempé de l’homme.

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