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Mardi 18 Juin 2024
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Réforme des retraites : la 1ère motion de censure contre le gouvernement français rejetée

Réforme des retraites : la 1ère motion de censure contre le gouvernement français rejetée
Ph : AFP

Le gouvernement français a échappé, lundi, à une première motion de censure dite “transpartisane” présentée par le groupe Liot, suite au recours de l’exécutif à l’article 49.3 pour faire valider son projet controversé de réforme des retraites.

La motion transpartisane n’est pas parvenue à réunir les 287 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement, récoltant 278 voix favorables lors du vote à l'Assemblée nationale.

Le vote d’une deuxième motion de censure, présentée par le Rassemblement national (RN- extrême droite), a débuté immédiatement.

Les oppositions ont annoncé recourir au Conseil constitutionnel pour invalider la réforme.

Selon les médias, la présidente de l'Assemblée nationale a transmis ce lundi la demande de référendum d'initiative partagée déposée par les communistes.

Cette procédure permet la possibilité d'organiser une consultation populaire sur une proposition de loi "à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement", soit au moins 185 des 925 parlementaires (577 députés, 348 sénateurs). 252 parlementaires l'ont signée.

Elle doit désormais être "soutenue par un dixième des électeurs", soit 4,87 millions de personnes, dont les signatures doivent être recueillies dans un délai de 9 mois.

Selon les analystes, la France risque un “embrasement social” et une “radicalisation” du mouvement social opposé à cette réforme, outre le risque d’un “enlisement politique”.

Pour rappel, la première ministre Elisabeth Borne avait engagé, jeudi, la responsabilité de son gouvernement en faisant recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer le projet de réforme des retraites, quelques heures après que le texte a reçu le feu vert du Sénat. La décision du gouvernement a suscité la colère et l’indignation des oppositions qui ont dénoncé un "déni" et un "choc" démocratique de la part de l’exécutif et une "honte" pour la démocratie française. Des manifestations dans plusieurs villes, dont Paris, ont éclaté suite à l’annonce du gouvernement et se poursuivent depuis dans certaines localités. 

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