Le ministère de la Santé et de la protection sociale vient de réagir, à travers le chef de cabinet du ministre, Hicham Rahil, aux allégations du président de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), Aziz Ghali, sur un soi-disant éventuel usage d’un sang contaminé (par le VIH) dans des hôpitaux publics en juillet 2019 et son éventuelle transfusion à une femme, à son insu, au CHU Ibn Rochd de Casablanca.
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Invité à l’émission «Décryptage» diffusée par la radio «MFM» dimanche dernier pour répondre aux propos diffamatoires du président de l’Association des droits de l’Homme, relayés il y a deux jours dans le cadre d’une émission sur les réseaux sociaux, M. Rahil a exprimé son étonnement suite aux déclarations «mensongères, non fondées et irresponsables» d’un intervenant censé connaître la voix de la raison, de par son statut de pharmacien, mais aussi de porte-parole d’une association censée défendre les droits de l’Homme.
«Je saisis mon passage dans cette émission pour démentir en bloc tous les propos du président de l'Association marocaine des droits de l'Homme à propos de la circulation au cours du mois de juillet 2019 d’un sang contaminé par le virus du VIH. M. Ghali était allé encore plus loin dans ses déclarations en affirmant que le ministre de la Santé et de la protection sociale était au courant du problème et que le sang infecté avait été transfusé à une femme à son insu. Or le professeur Khalid Aït Taleb n’a été nommé ministre qu’en octobre 2019 et quand bien même M. Aït Taleb aurait été en fonction, il n'aurait pas pu se taire face à une situation aussi grave que celle relayée par le président de l’Association», souligne-t-il. M. Rahil, qui a exprimé sa surprise face au refus du président de l’Association marocaine des droits de l’Homme de dévoiler l’origine ni les auteurs du rapport contenant ces informations, s’est interrogé sur l’intérêt de la diffusion de telles fausses informations au moment où le Royaume connaît une véritable révolution dans le domaine de la santé, grâce aux différents chantiers engagés sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et qui portent notamment sur la généralisation de la couverture sociale et le renforcement de l’offre de soins à travers l’édification de nouveaux centres hospitaliers.
Qualifiant les allégations de M. Ghali de propos «très graves», le chef de cabinet du ministre de la Santé et de la protection sociale a estimé que de telles déclarations visent à semer la «zizanie» (fitna) au sein de la société, appelant le président de l'AMDH à révéler la partie derrière ce rapport.
