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Risques de catastrophes naturelles : voici les axes de la stratégie nationale 2020-2030

La Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles 2020-2030 vise à réduire la vulnérabilité et à renforcer la résilience des populations et des territoires face aux catastrophes naturelles. Il s’agit concrètement de contribuer, à travers une approche participative, à la protection des vies et des biens des populations contre les effets des sinistres. Pour ce faire, plusieurs objectifs stratégiques ont été retenus consistant à couvrir toutes les composantes du cycle de gestion des risques de catastrophes naturelles, à savoir la connaissance, la prévention, la préparation, l’intervention, la réhabilitation et la reconstruction.

Risques de catastrophes naturelles : voici les axes de la stratégie nationale 2020-2030

Améliorer la connaissance et l’évaluation des risques, promouvoir la prévention des risques pour renforcer la résilience et améliorer la préparation aux catastrophes naturelles pour un relèvement rapide et une reconstruction efficace, tels sont les trois objectifs prioritaires de la Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles 2020-2030. C’est ce qui ressort d’un document de présentation établi par le ministère de l’Intérieur. S’y ajoutent deux objectifs transversaux visant à renforcer la gouvernance et promouvoir la recherche scientifique et la coopération internationale.

>>Lire aussi : Ce que prévoit le régime marocain de couverture des conséquences d'événements catastrophiques

Amélioration de la connaissance et de l’évaluation des risques naturels

La connaissance des risques naturels relève d'une logique peu fréquente. De même, les informations disponibles sur le sujet ne sont pas régulièrement mises à jour, ou sont peu documentées et insuffisamment partagées. En conséquence, l'enjeu majeur à relever est celui du renforcement du cadre institutionnel de la connaissance et de l'évaluation des risques naturels sur le territoire national, mais aussi de la réalisation d'études d'aléas (mono-aléa et multi-aléa), pour les territoires prioritaires à forte vulnérabilité, en tenant compte des études déjà réalisées, pour une meilleure prise de décision en matière de gestion des risques naturels en temps réel. C'est pourquoi ce premier objectif s'appuie sur deux programmes visant à améliorer le cadre institutionnel national pour l'évaluation des risques, grâce à la mise en place de l'Observatoire national des risques naturels, et à étudier et envisager des scénarios pour des risques simples ou multiples dans les territoires prioritaires, à travers la production d’études et de cartes d’aléas et multi-aléas de zones d’inondation, de mouvements de masse, sismiques, d’érosion côtière et de tsunami, etc.

Prévention des risques naturels et développement de la résilience

La prévention est une étape décisive dans la gestion du cycle des risques naturels. Voilà pourquoi il est nécessaire d'agir sur trois volets pour renforcer cette prévention et développer la résilience. Il s’agit de :

  • Sensibiliser et populariser une culture des risques naturels.
  • Encourager les investissements publics et privés et améliorer le système de financement correspondant.
  • Renforcer la résilience des infrastructures vitales et stratégiques.
  • Pour réaliser cet objectif, six programmes ont été conçus pour :
  • Sensibiliser les parties prenantes à la gestion des risques.
  • Adopter une approche genre dans la gestion des risques de catastrophes.
  • Renforcer les investissements publics, privés et territoriaux en matière de gestion des risques.
  • Renforcer la résilience des infrastructures critiques.
  • Impliquer et mobiliser toutes les parties prenantes et encourager les partenariats public-privé et public-société civile.
  • Mettre en place des projets pilotes de prévention des risques naturels.
  • Protéger le patrimoine culturel et naturel classé contre les risques naturels.

Préparation aux catastrophes naturelles pour un relèvement rapide et une meilleure reconstruction

Au-delà des dommages directs, les catastrophes naturelles entraînent des répercussions socio-économiques négatives à moyen et long termes en l'absence de mesures efficaces de relèvement et de reconstruction. La préparation à la crise passe donc par la mise en place de moyens d'intervention d'urgence, l'élaboration de plans d'intervention d'urgence, le développement d'outils d'anticipation, d'alerte, d'évacuation et de sauvetage, l'organisation de mécanismes de coordination et l'adoption d'approches de communication et de formation dédiées à la préparation aux catastrophes naturelles.

Pour ce faire, la stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles 2020-2030 comprend trois programmes destinés à renforcer la gestion de crise, à mettre en place des plans de continuité des activités et des services vitaux, et à organiser le mécanisme de reconstruction et de retour d’expérience.

Inondations, tremblements de terre, tsunamis et glissements de terrain sont les principaux risques concernés par la stratégie

Dans un premier temps, le champ d'application de cette stratégie couvrira les quatre risques majeurs les plus récurrents : les inondations, les tremblements de terre, les tsunamis et les glissements de terrain. D'autres risques pourront être couverts ultérieurement, en fonction de leur importance et des circonstances. Par ailleurs, le document de présentation indique que la stratégie se décline en un plan opérationnel et un plan d'action couvrant les risques naturels majeurs.

Le plan opérationnel quinquennal (dont le premier couvre la période 2021-2026) vise à :

  • Assurer la mission de la stratégie, atteindre sa vision et réaliser ses objectifs stratégiques.
  • Assurer la cohérence des axes et programmes et leur convergence avec la vision.
  • Traduire lesdits programmes en projets à réaliser par les différents acteurs concernés.

Quant au plan opérationnel, il se décline en plan d’action sur une plus courte période. Ce plan fait ressortir les différentes actions dont la réalisation est jugée nécessaire dans un délai ne dépassant pas trois années. Son exécution se base sur des fiches-projets détaillées qui définissent pour chaque action le temps imparti et le coût, ainsi que le rôle, les champs d’intervention et la responsabilité de chaque acteur concerné.

 

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