Menu
Search
Lundi 04 Mars 2024
S'abonner
close
Lundi 04 Mars 2024
Menu
Search
Accueil next Économie

Séisme d'Al Haouz : Les dommages pourraient atteindre jusqu'à 8% du PIB du Maroc

Les dommages et pertes économiques consécutives au douloureux tremblement de terre survenu le vendredi 8 septembre au Maroc pourraient atteindre jusqu'à 8% du produit intérieur brut (PIB) du pays, selon les dernières estimations de l'United States Geological Survey (USGS). Cela représenterait environ 10,7 milliards de dollars, en se basant sur l'estimation du PIB en 2022, qui s'élevait à 134,18 milliards de dollars, d’après les données de la Banque mondiale. Il est prévu également que la Banque mondiale lance une évaluation rapide des dommages afin d'estimer l'ampleur de la catastrophe et d’identifier les axes de soutien prioritaires au Maroc.

Séisme d'Al Haouz : Les dommages pourraient atteindre jusqu'à 8% du PIB du Maroc
Ph : Seddik

En attendant le bilan officiel de l’État sur les dommages causés par le séisme au Maroc, des experts américains ont fourni leurs premières estimations. Selon l'United States Geological Survey (USGS), les dommages et pertes économiques résultant du tremblement de terre survenu le vendredi 8 septembre au Maroc pourraient atteindre jusqu'à 8% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Cela représenterait environ 10,7 milliards de dollars, en se basant sur l'estimation du PIB en 2022, qui s'élevait à 134,18 milliards de dollars, selon les données de la Banque mondiale.

>> Lire aussi : Séisme au Maroc : retour sur une catastrophe naturelle sans précédent

L’USGS est une agence gouvernementale américaine de recherche finalisée qui se consacre aux sciences de la Terre, ses ressources naturelles et ses risques. Elle est notamment chargée de la surveillance de l'activité sismique sur son territoire et à travers le monde. L'USGS a diffusé ses estimations sur le Maroc par le biais de son système de Prompt Assessment of Global Earthquakes for Response (Pager). C'est un système utilisé par l’USGS pour évaluer rapidement les conséquences des séismes à l'échelle mondiale en termes d'impact sur la population, les infrastructures et l'économie. Ce système permet de fournir des évaluations rapides des dommages potentiels et des besoins en réponse suite à un tremblement de terre. Les alertes émises par le Pager sont codées par couleur, allant du vert (faible impact) au rouge (impact élevé), pour aider les autorités et les organisations à prendre des décisions éclairées en matière de gestion de crise et d'intervention d'urgence.

L’USGS a ainsi émis une alerte rouge concernant les pertes économiques potentielles auxquelles le Maroc pourrait être confronté. Outre cette agence américaine, il est prévu que la Banque mondiale lance également une évaluation rapide des dommages afin d'estimer l'ampleur de la catastrophe et d’identifier les axes de soutien prioritaires au Maroc, en s'appuyant sur sa longue expérience de la gestion des risques de catastrophe dans le monde entier. L’institution de Bretton Woods s’est imposée en chef de file mondial de la gestion du risque de catastrophe, en aidant les pays à évaluer leur degré d’exposition aux aléas naturels et à faire face aux risques.

En réaction au tremblement de terre d’Al Hoceima en 2004, le Maroc a initié à partir de 2008 un programme d’assistance technique de long terme avec la Banque mondiale autour de la gestion et du financement des risques de catastrophes naturelles. Cela a abouti en 2016 à une opération de financement de la Banque mondiale pour soutenir un programme de gestion intégrée des risques de catastrophes naturelles au Maroc. Une deuxième opération de la Banque mondiale, un prêt à l’appui des politiques de développement avec option de tirage différée pour les risques liés aux catastrophes naturelles, a permis dans un second temps de poser les jalons de l’opérationnalisation du FSEC : Fonds de solidarité contre les évènements catastrophiques.
 

Lisez nos e-Papers