Après plusieurs mois de préparation et de réunions avec les représentants des centrales syndicales les plus représentatives, le ministère de l’Éducation nationale vient de soumettre la première mouture du très attendu statut unifié des fonctionnaires du secteur de l’éducation nationale aux syndicalistes membres de la Commission technique chargée de l’élaboration de ce cadre référentiel afin de l’examiner et livrer leurs observations. Le ministère a accordé dans ce sens un délai d’une semaine aux représentants des syndicats pour apporter leur remarques pour les introduire dans ce premier draft, avant sa soumission au cours de la semaine prochaine à la Commission supérieure composée du ministre et des secrétaires généraux du même département.
Certaines revendications des syndicats nécessitent un budget supplémentaire qui attend la validation du ministère des Finances
«La Commission technique vient d’achever sa mission. La mouture est fin prête et nous a été livrée pour apporter nos remarques lors d’une réunion programmée juste après la fête d’Al-Aïd, soit lundi ou mardi prochain», souligne Younes Firachen, président du Syndicat national des enseignants relevant de la Confédération démocratique du travail (CDT), dans une déclaration accordée au «Matin». M. Firachen tient toutefois à préciser que certaines revendications défendues par les syndicats n’ont pas encore été intégrées dans ce nouveau cadre référentiel, car elles nécessitent la mobilisation d’une enveloppe financière, ce qui exige d’avoir l’aval du ministère des Finances.
«Plusieurs dossiers n’ont pas été réglés et nécessitent la prise d’une décision politique. Il y a lieu de citer le dossier des enseignants de la cellule 10 recrutés entre 1995 et 2005, qui réclament encore et toujours à leur tutelle leur droit à une promotion avec la régularisation de leurs arriérés de salaire. N’oublions pas non plus le dossier des cadres d’orientation et de planification de l’éducation qui appellent à la modification du décret qui les régit pour pouvoir accéder directement à l’échelle 11», ajoute le même responsable syndical. La promulgation du statut unifié pourrait donc bien tarder. Prévu pour fin juillet, ce très attendu cadre référentiel pourrait voir le jour vers le mois d’août, d'autant plus que le ministère est tenu de communiquer la mouture finale aux états-majors des syndicats pour qu'ils donnent leurs appréciations finales avant sa promulgation.
Un autre round de dialogue est donc prévu, et il s’annonce ardu, car les syndicats prévoient de défendre certains dossiers jusqu’au bout. La balle sera donc dans le camp du ministère des Finances qui devra trancher concernant les dossiers nécessitant la mobilisation d’un budget de l’État.
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