Ce travail, thèse de doctorat de Mme. Abdallaoui Maan, se fixe pour objectif principal l'identification et l'analyse des stratégies de lecture de la langue anglaise adoptées par les étudiants marocains dans les établissements d'études supérieures.
Situant son travail de recherche dans un contexte cognitif et interactif, l'auteur de cet ouvrage (371 pages) a voulu donner à sa thèse un caractère pratique en s'appuyant sur des données statistiques et des questionnaires auprès d'un échantillon d'étudiants de la langue anglaise dans les différents établissements scolaires au Maroc.
Cet ouvrage vient donc à point nommé pour diagnostiquer et analyser le comportement des étudiants marocains vis-à-vis d'une langue qui ne cesse de gagner du terrain dans le monde et qui permet à ceux qui la maîtrisent un accès plus large et plus facile aux sources du savoir dans tous les domaines.
L'auteur relève d'emblée que la langue de Shakespeare semble occuper une place de choix dans le système d'études supérieures marocain, particulièrement dans les branches littéraires et des sciences humaines. Par contre, les établissements spécialisés dans les domaines scientifiques accordent une moindre importance à cette langue pour des raisons autres que pédagogiques.
Ce manque d'intérêt de la part des établissements scientifiques est imputé au fait que la plupart des professeurs ont été formés avant les années 80 dans des instituts français, a-t-elle fait observer, ajoutant que cela n'est pas le cas dans les instituts scientifiques, créés récemment, dont les cadres sont lauréats d'universités britanniques ou américaines.
L'auteur note que les établissements d'études supérieures au Maroc disposent d'une documentation assez riche en langue anglaise, citant l'exemple du centre de documentation agricole dont 70% de la documentation est en langue anglaise.
Déplorant une certaine ambivalence dans le comportement des étudiants marocains vis-à-vis de l'apprentissage de l'anglais, Mme. Maan attribue cette attitude au scepticisme des étudiants concernant l'utilité et la finalité des cours d'anglais.
Une telle situation, poursuit l'auteur, est aggravée par un système éducationnel et un climat social qui encourage la dépendance du professeur, le défaitisme des étudiants, la passivité et le manque de motivation pour la lecture en général.
Quelque 80% des étudiants marocains lisent seulement par obligation et seulement 15% d'entre eux(dans la plupart des étudiants en littérature) lisent pour la satisfaction personnelle, indique l'auteur, qui reproche ce manque d'intérêt pour la lecture au corps professoral lui-même.
Selon la chercheur, 30,3% des professeurs marocains, titulaires d'une licence ne lisent qu'un seul ouvrage par an.
Comment des professeurs qui ne lisent pas ou ne lisent que rarement, peuvent-ils inculquer l'amour de la lecteur à leurs étudiants, s'est-elle interrogée.
Situant son travail de recherche dans un contexte cognitif et interactif, l'auteur de cet ouvrage (371 pages) a voulu donner à sa thèse un caractère pratique en s'appuyant sur des données statistiques et des questionnaires auprès d'un échantillon d'étudiants de la langue anglaise dans les différents établissements scolaires au Maroc.
Cet ouvrage vient donc à point nommé pour diagnostiquer et analyser le comportement des étudiants marocains vis-à-vis d'une langue qui ne cesse de gagner du terrain dans le monde et qui permet à ceux qui la maîtrisent un accès plus large et plus facile aux sources du savoir dans tous les domaines.
L'auteur relève d'emblée que la langue de Shakespeare semble occuper une place de choix dans le système d'études supérieures marocain, particulièrement dans les branches littéraires et des sciences humaines. Par contre, les établissements spécialisés dans les domaines scientifiques accordent une moindre importance à cette langue pour des raisons autres que pédagogiques.
Ce manque d'intérêt de la part des établissements scientifiques est imputé au fait que la plupart des professeurs ont été formés avant les années 80 dans des instituts français, a-t-elle fait observer, ajoutant que cela n'est pas le cas dans les instituts scientifiques, créés récemment, dont les cadres sont lauréats d'universités britanniques ou américaines.
L'auteur note que les établissements d'études supérieures au Maroc disposent d'une documentation assez riche en langue anglaise, citant l'exemple du centre de documentation agricole dont 70% de la documentation est en langue anglaise.
Déplorant une certaine ambivalence dans le comportement des étudiants marocains vis-à-vis de l'apprentissage de l'anglais, Mme. Maan attribue cette attitude au scepticisme des étudiants concernant l'utilité et la finalité des cours d'anglais.
Une telle situation, poursuit l'auteur, est aggravée par un système éducationnel et un climat social qui encourage la dépendance du professeur, le défaitisme des étudiants, la passivité et le manque de motivation pour la lecture en général.
Quelque 80% des étudiants marocains lisent seulement par obligation et seulement 15% d'entre eux(dans la plupart des étudiants en littérature) lisent pour la satisfaction personnelle, indique l'auteur, qui reproche ce manque d'intérêt pour la lecture au corps professoral lui-même.
Selon la chercheur, 30,3% des professeurs marocains, titulaires d'une licence ne lisent qu'un seul ouvrage par an.
Comment des professeurs qui ne lisent pas ou ne lisent que rarement, peuvent-ils inculquer l'amour de la lecteur à leurs étudiants, s'est-elle interrogée.
