Après Venise, la Chine, le festival de Cannes, la Grèce, ce grand photographe reprendra son rythme. Des deux côtés de la Méditerranée, de Marseille à Rabat, il photographie tout et tout le monde avec pour objectif une grande exposition pour Marseille 2013. Mais avant cette date ultime, ce reporter propose à la rentrée, l'autre facette de la capitale de l'Allemagne réunifiée, un concentré des tragédies du siècle dernier. De la folie nazie au totalitarisme soviétique, la grande métropole a été le cadre de tous les drames idéologiques. « Serge Assier prouve que l'œil du journaliste-photographe réussit à mettre de l'humain là où l'on ne croyait trouver que de la terre brûlée. Ce serait ne pas faire confiance à la force de vie qui sans cesse cultive les capacités à régénérer la civilisation et la capacité des hommes à dépasser les pages de l'histoire. Il n'est que de voir le monument à la mémoire de l'Holocauste pour se persuader qu'à force de ténacité, on parvient à exorciser les taches les plus indélébiles de la folie des hommes », indiquent les initiateurs de cette exposition.
Mais avant d'accéder à la notoriété, cet artiste singulier avoue emprunter des chemins tortueux. A l'âge de 14 ans, il commence sa vie en tant que berger, à 16 ans, il devient apprenti d'un mécanicien automobile, à 21 ans, il conduit un taxi pendant la nuit et pratique la photographie pour son plaisir la journée. A 28 ans, il devient reporter-photographe pour l'agence Gamma, Le Provençal devenu La Provence, etc. Aujourd'hui, ce retraité du journal La Provence à Marseille fait le bilan de sa longue et riche carrière. « Passionné par l'image, c'est dans l'urgence, le social et le fait divers que je me sens le mieux. J'ai travaillé aussi pendant vingt ans pour le show-business, notamment le festival de Cannes. Mon ambition est de laisser des traces par mon regard uniquement. A ce jour, j'ai créé dix-huit expositions photographiques : un travail en profondeur sur la sensibilité, l'émotion et la rigueur des êtres humains, quels que soient leur race, leur religion, leur ville ou leur pays », avoue M. Assier. Cet artiste dit s'inspirer également de la poésie : «Je travaille aussi le rêve et l'imaginaire avec des poèmes photographiques, des corps de femmes nus dans des lieux étranges où le rêve devient réalité. J'ai eu la chance de pouvoir travailler avec des poètes, des écrivains, des universitaires, des journalistes critiques d'art photographique et des passionnés d'images ».
Autre rendez-vous de cette nuit des galeries qui s'étend pour la première fois à Kénitra, un dialogue artistique entre plasticiens autour du thème de la couleur et de la matière. Dans ce cadre, l'artiste-peintre Abdelmalek Boumlik expose du 16 septembre au 10 octobre à l'Espace Balzac sur le thème « Couleur de terre ». Quant au sculpteur Mohamed Akhatiou, il expose du 15 octobre au 10 novembre sur le thème couleur dédale. Ce dernier explore dans ses tableaux les états d'être d'une nature tourmentée : celle de l'Homme dans sa lutte éternelle entre le bien et le mal. Pour sa part, la photographe Iman Chair Haidar présente ses photos du 13 novembre au 12 décembre toujours à l'Espace Balzac. Elle éclaire avec ses portraits d'enfants autistes une réalité méconnue très loin des clichés et des préjugés. Cette exposition est initiée par Pascale Pernot et l'Association Autisme France-Maroc et s'inscrit dans un projet global de construction d'une nouvelle vision de l'autisme, non plus comme handicap ou maladie, mais comme une différence.
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Après avoir bataillé avec la terre lourde et rouge de sa ville, avec le fer des antennes paraboliques ou en râteau, avec le noir obsédant du doute et les silhouettes massives des marabouts, l'artiste libéré nous dit la paix retrouvée, la jubilation de la vie avec ses explosions de couleurs et de mots. Si l'on retrouve ses mausolées omniprésents dans ses toiles antérieures, ceux-ci deviennent ici abris, ventre matriciel, membrane fluide palpitant de tous les tumultes extérieurs.
Des fenêtres ouvrent désormais ces lieux de recueillement et de ressourcement. Les souples coupoles semblent porter un monde fragmenté de mots arrachés, de paroles qui volent, s'envolent et s'agrègent en nuées de babillements colorées. L'œuvre de Mourabiti dégage une force vitale et une liberté de pensée qui nous emportent avec elles vers des terres où souffle l'esprit et où on se sent meilleurs.
Mais avant d'accéder à la notoriété, cet artiste singulier avoue emprunter des chemins tortueux. A l'âge de 14 ans, il commence sa vie en tant que berger, à 16 ans, il devient apprenti d'un mécanicien automobile, à 21 ans, il conduit un taxi pendant la nuit et pratique la photographie pour son plaisir la journée. A 28 ans, il devient reporter-photographe pour l'agence Gamma, Le Provençal devenu La Provence, etc. Aujourd'hui, ce retraité du journal La Provence à Marseille fait le bilan de sa longue et riche carrière. « Passionné par l'image, c'est dans l'urgence, le social et le fait divers que je me sens le mieux. J'ai travaillé aussi pendant vingt ans pour le show-business, notamment le festival de Cannes. Mon ambition est de laisser des traces par mon regard uniquement. A ce jour, j'ai créé dix-huit expositions photographiques : un travail en profondeur sur la sensibilité, l'émotion et la rigueur des êtres humains, quels que soient leur race, leur religion, leur ville ou leur pays », avoue M. Assier. Cet artiste dit s'inspirer également de la poésie : «Je travaille aussi le rêve et l'imaginaire avec des poèmes photographiques, des corps de femmes nus dans des lieux étranges où le rêve devient réalité. J'ai eu la chance de pouvoir travailler avec des poètes, des écrivains, des universitaires, des journalistes critiques d'art photographique et des passionnés d'images ».
Autre rendez-vous de cette nuit des galeries qui s'étend pour la première fois à Kénitra, un dialogue artistique entre plasticiens autour du thème de la couleur et de la matière. Dans ce cadre, l'artiste-peintre Abdelmalek Boumlik expose du 16 septembre au 10 octobre à l'Espace Balzac sur le thème « Couleur de terre ». Quant au sculpteur Mohamed Akhatiou, il expose du 15 octobre au 10 novembre sur le thème couleur dédale. Ce dernier explore dans ses tableaux les états d'être d'une nature tourmentée : celle de l'Homme dans sa lutte éternelle entre le bien et le mal. Pour sa part, la photographe Iman Chair Haidar présente ses photos du 13 novembre au 12 décembre toujours à l'Espace Balzac. Elle éclaire avec ses portraits d'enfants autistes une réalité méconnue très loin des clichés et des préjugés. Cette exposition est initiée par Pascale Pernot et l'Association Autisme France-Maroc et s'inscrit dans un projet global de construction d'une nouvelle vision de l'autisme, non plus comme handicap ou maladie, mais comme une différence.
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Jubilation de la vie
Autre rendez-vous avec la peinture, l'exposition de Mohamed Mourabiti qui se déroulera du 13 novembre au 24 décembre à la Galerie de l'Institut français de Rabat. Pour cet artiste qui dit que sa palette change de tons avec les saisons, il propose au public des œuvres baignées dans une lumière blanche, pure et presque aveuglante. Pour les organisateurs, ses nouvelles toiles ouvrent les portes d'un univers, toujours le même, et pourtant si nouveau.Après avoir bataillé avec la terre lourde et rouge de sa ville, avec le fer des antennes paraboliques ou en râteau, avec le noir obsédant du doute et les silhouettes massives des marabouts, l'artiste libéré nous dit la paix retrouvée, la jubilation de la vie avec ses explosions de couleurs et de mots. Si l'on retrouve ses mausolées omniprésents dans ses toiles antérieures, ceux-ci deviennent ici abris, ventre matriciel, membrane fluide palpitant de tous les tumultes extérieurs.
Des fenêtres ouvrent désormais ces lieux de recueillement et de ressourcement. Les souples coupoles semblent porter un monde fragmenté de mots arrachés, de paroles qui volent, s'envolent et s'agrègent en nuées de babillements colorées. L'œuvre de Mourabiti dégage une force vitale et une liberté de pensée qui nous emportent avec elles vers des terres où souffle l'esprit et où on se sent meilleurs.
