Cette carrière que nous avons démarrée ensemble sous le nom ''Golden Hands'', il y a plus de trente ans, est une aventure sans fin», souligne Aziz, le guitariste et chanteur du groupe. «Notre début remonte à la fin des années soixante. Mon oncle Kader est le fondateur du groupe qui jouait un mélange de blues, rock et du rythme n'blues. «J'avais une guitare sous forme de boite d'aluminium, un bout de bois et des fils», se rappelle Aziz, le guitariste prodige des ''Golden Hands''. Mon oncle, qui était bassiste, a remarqué ma motivation et ma passion pour la ''gratte'' et m' a amené au conservatoire. J'avais à peine six ans. A onze ans, j'ai commencé à jouer sur scène, raconte-t-il. «En jouant sur la scène du Théâtre municipal lors d'une soirée musicale, le public a applaudi longuement notre prestation, note-t-il, surtout qu'à la fin de chaque concert, je me lançais, toujours, dans des improvisations en ‘'solo'''». Kader, l'oncle des deux frères Aziz et Driss, a entendu une jeune dame française s'exprimer sur le jeu de Aziz: «Cet enfant possède des mains d'or». Il a demandé au batteur de traduire les ''mains d'or'' en anglais, et voilà : ''Golden Hands'' a remplacé ''l'Ange et ses vampires'' qui fut le premier nom donné au groupe», complète Driss le batteur qui n'a commencé de jouer avec son frère qu'au début des années soixante-dix. «Depuis notre début de carrière, de plus de 30 ans, nous étions accompagnés par divers musiciens», note Aziz.
Nombreux sont les musiciens qui ont partagé le début des ''Golden Hands''. Il y a parmi eux ceux qui se sont installés en Europe ou aux Etats-Unis, et qui ont entamé des carrières dans le domaine, et ceux qui ont resté au Maroc. «Houlbi, le batteur, Abderrahim, claviériste, Mjid comme bassiste, Omar ‘'Bob Flory'', Pacha dit ''Dave Daston'' et la liste est très longue...», se souvient Belhaj, un ami des ''Golden Hands''.Pour l'histoire, les ''Golden Hands'' jouaient du jazz, du blues, du ''chacha'' ou ''mambo''.
«En 1967, nous avons joué ''Mirza'' qui fut le grand succès de Nino Ferrer, le chanteur, auteur et compositeur français d'origine italienne», se souvient Driss. Le 45e tour où ''Mirza'' figurait comporte un autre single ''Aziza'', une collaboration entre les ''Golden Hands'' et Jalil Bennis. Les ''Golden Hands'' se sont montrés comme le meilleur groupe rock marocain de tous les temps. "Ce sont les ''papas'' du rock marocain'', témoigne un musicien de la génération des années 70. Il faut se rappeler de la chanson ‘'What you say?'', jouée en anglais au début, et en ''darija'' après... Le rock psychédélique très touchant des ''Golden Hands'' a séduit le public et les jurys français un vendredi soir à Paris. Le 18 mai 1973, les ''Golden Hands'' ont raflé le premier prix au tremplin du Golf Drouot.
Ce lieu qui fut la première discothèque rock en France. Dans ce club se sont produits de 1961 à 1981 plus de 6.000 groupes, la plupart des artistes du rock des années 1960-70 français et étrangers ainsi que des milliers d'inconnus qui ont tenté leur chance. « Nous avons fais une bonne impression chez le public, précise Driss, nous n'avons que trente minutes pour conquérir l'audience et ''Hamdolilah'', nous avons assuré et décroché le prix du vainqueur».
Ce club, qui a été baptisé comme un temple de la musique rock, fut le point de départ de certains artistes français comme Johnny Hallyday et Eddy Mitchel. A noter que le groupe qui arrive en tête avait droit à une nouvelle participation et une séance d'enregistrement studio. Une manière de donner un coup de pouce et des récompenses aux groupes talentueux. Les ''Golden Hands'' ont sorti d'autres opus : Promises, The first time, My story with Mrs Life…Des compositions où le groupe mêlait le blues, le rock psychédélique et le funk d'une touche digne des maîtres du style afro-américain (Earth Wind and Fire ou James Brown...).
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Nombreux sont les musiciens qui ont partagé le début des ''Golden Hands''. Il y a parmi eux ceux qui se sont installés en Europe ou aux Etats-Unis, et qui ont entamé des carrières dans le domaine, et ceux qui ont resté au Maroc. «Houlbi, le batteur, Abderrahim, claviériste, Mjid comme bassiste, Omar ‘'Bob Flory'', Pacha dit ''Dave Daston'' et la liste est très longue...», se souvient Belhaj, un ami des ''Golden Hands''.Pour l'histoire, les ''Golden Hands'' jouaient du jazz, du blues, du ''chacha'' ou ''mambo''.
«En 1967, nous avons joué ''Mirza'' qui fut le grand succès de Nino Ferrer, le chanteur, auteur et compositeur français d'origine italienne», se souvient Driss. Le 45e tour où ''Mirza'' figurait comporte un autre single ''Aziza'', une collaboration entre les ''Golden Hands'' et Jalil Bennis. Les ''Golden Hands'' se sont montrés comme le meilleur groupe rock marocain de tous les temps. "Ce sont les ''papas'' du rock marocain'', témoigne un musicien de la génération des années 70. Il faut se rappeler de la chanson ‘'What you say?'', jouée en anglais au début, et en ''darija'' après... Le rock psychédélique très touchant des ''Golden Hands'' a séduit le public et les jurys français un vendredi soir à Paris. Le 18 mai 1973, les ''Golden Hands'' ont raflé le premier prix au tremplin du Golf Drouot.
Ce lieu qui fut la première discothèque rock en France. Dans ce club se sont produits de 1961 à 1981 plus de 6.000 groupes, la plupart des artistes du rock des années 1960-70 français et étrangers ainsi que des milliers d'inconnus qui ont tenté leur chance. « Nous avons fais une bonne impression chez le public, précise Driss, nous n'avons que trente minutes pour conquérir l'audience et ''Hamdolilah'', nous avons assuré et décroché le prix du vainqueur».
Ce club, qui a été baptisé comme un temple de la musique rock, fut le point de départ de certains artistes français comme Johnny Hallyday et Eddy Mitchel. A noter que le groupe qui arrive en tête avait droit à une nouvelle participation et une séance d'enregistrement studio. Une manière de donner un coup de pouce et des récompenses aux groupes talentueux. Les ''Golden Hands'' ont sorti d'autres opus : Promises, The first time, My story with Mrs Life…Des compositions où le groupe mêlait le blues, le rock psychédélique et le funk d'une touche digne des maîtres du style afro-américain (Earth Wind and Fire ou James Brown...).
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