Il s'agit en premier lieu des trois partis de la koutla ainsi que du Mouvement populaire et de l'Union constitutionnelle. Le secrétaire général adjoint Lahcen Daoudi estime que le PJD est ouvert sur tous les partis à commencer par ceux du Bloc démocratique. «On ne peut pas être en contradiction avec les positions que nous avons exprimées avant la tenue des élections. Nous avons souligné à plusieurs reprises que nous sommes plus proches de la koutla que des autres partis», dit-il au Matin. Du côté du Parti de l'Istiqlal, la rencontre, mercredi soir, entre Abbas El Fassi et son successeur, qui a duré une heure et quart, a été bien accueillie par bon nombre de militants istiqlaliens qui se prononcent depuis plusieurs semaines en faveur de l'alliance avec le Parti de la lampe. Jusque-là, il ne s'agit que d'une rencontre préliminaire avant de négocier les détails de la participation.
Dans une déclaration à la presse, le chef du gouvernement sortant a précisé que son parti n'a rien encore décidé en ce qui concerne la participation et la nature des portefeuilles. Une réunion du bureau exécutif était prévue hier en fin d'après-midi pour en prendre une décision. Pour Abdelkader El Kihel, nouveau député et membre du bureau exécutif du PI, la participation du Parti de la balance au gouvernement est fort probable, mais sous conditions relatives, notamment au volet du programme et à la nature des alliés.
L'Istiqlal, dit-il, a pris plusieurs engagements auprès des électeurs et doit négocier la manière la plus propice de mettre en œuvre son programme. Le jeune député se prononce pour un renouvellement des profils des ministres, mais sans que cela ne soit dicté par le PJD. « Personnellement, je suis pour le renouvellement de l'élite et la désignation de nouveaux visages au sein du gouvernement, car le Parti ne dispose pas seulement de sept ou huit profils mais regorge de compétences », indique-t-il. Après l'annonce de la victoire du PJD, plusieurs acteurs politiques ont insisté sur la nécessité de désigner de nouveaux responsables gouvernementaux pour donner un signal fort à la population. La nomination des mêmes ministres donnera, en effet, l'impression que rien n'a changé.
Pour sa part, le Parti du progrès et du socialisme est - dans les coulisses -pour la participation, mais aucune position officielle n'a encore été prise. Une rencontre entre le secrétaire général, Nabil Ben Abdellah, et le nouveau chef de gouvernement était programmée hier après-midi.
Le PPS et l'Istiqlal vont-il participer au gouvernement même au cas où l'USFP décidera de rejoindre l'opposition ? Selon des sources de ces deux partis, tout dépendra des instances décisionnelles des partis, notamment les conseils nationaux. Pour le moment, il n'est pas sûr que le arti de la rose décide de continuer dans l'expérience de la majorité. Deux tendances existent au sein du parti, la première est pour la participation tandis que la seconde réclame l'opposition pour que le parti puisse reprendre sa position d'antan. En tout cas, c'est le conseil national de l'USFP qui tranchera dans quelques jours.
Selon Lahcen Daoudi, le PJD attendra la décision finale de l'USFP avant la formation du gouvernement qui se fera probablement, selon lui, dans trois semaines après la fin des consultations. Celles-ci concernent aussi le Mouvement populaire. Les premières tractations non officielles ont déjà eu lieu avec le parti de l'épi. Selon le chef de file Mohand Laenser, la décision appartient au Bureau politique après la réunion officielle avec AbdeliIah Benkirane.
Le Mouvement populaire est sur le point de claquer la porte du G8 même si le secrétaire général tient à souligner que son parti fait toujours partie de cette coalition et c'est au conseil national de prendre une autre décision. « Le G8 ne s'est jamais substitué à l'autonomie de chacune de ses formations », tient-il à préciser.
Selon une source harakie, il n'est plus question de rester fidèle à cette alliance qui a porté préjudice au MP en lui « volant » 17 candidats à la veille des élections. Les militants de la Mouvance nourrissent de grands espoirs de rester dans le gouvernement, car ils se souviennent de leur mauvaise expérience au sein de l'opposition en 2007.
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Beaucoup de réformes sont à mettre en œuvre notamment celle de la Caisse de compensation et le dossier de la Retraite. Le PJD accusait le gouvernement de manquer de courage politique dans la mise en œuvre de ces deux réformes. Maintenant, il est appelé à agir. « On ne sait pas ce qu'il y a dans les caisses. Nous allons vérifier avant de décider. En 2012, les réformes s'imposent. Il faut les affronter. L'essentiel n'est pas que le PJD s'en sort gagnant mais que le Maroc le soit », signale Daoudi avec ambition.
Dans une déclaration à la presse, le chef du gouvernement sortant a précisé que son parti n'a rien encore décidé en ce qui concerne la participation et la nature des portefeuilles. Une réunion du bureau exécutif était prévue hier en fin d'après-midi pour en prendre une décision. Pour Abdelkader El Kihel, nouveau député et membre du bureau exécutif du PI, la participation du Parti de la balance au gouvernement est fort probable, mais sous conditions relatives, notamment au volet du programme et à la nature des alliés.
L'Istiqlal, dit-il, a pris plusieurs engagements auprès des électeurs et doit négocier la manière la plus propice de mettre en œuvre son programme. Le jeune député se prononce pour un renouvellement des profils des ministres, mais sans que cela ne soit dicté par le PJD. « Personnellement, je suis pour le renouvellement de l'élite et la désignation de nouveaux visages au sein du gouvernement, car le Parti ne dispose pas seulement de sept ou huit profils mais regorge de compétences », indique-t-il. Après l'annonce de la victoire du PJD, plusieurs acteurs politiques ont insisté sur la nécessité de désigner de nouveaux responsables gouvernementaux pour donner un signal fort à la population. La nomination des mêmes ministres donnera, en effet, l'impression que rien n'a changé.
Pour sa part, le Parti du progrès et du socialisme est - dans les coulisses -pour la participation, mais aucune position officielle n'a encore été prise. Une rencontre entre le secrétaire général, Nabil Ben Abdellah, et le nouveau chef de gouvernement était programmée hier après-midi.
Le PPS et l'Istiqlal vont-il participer au gouvernement même au cas où l'USFP décidera de rejoindre l'opposition ? Selon des sources de ces deux partis, tout dépendra des instances décisionnelles des partis, notamment les conseils nationaux. Pour le moment, il n'est pas sûr que le arti de la rose décide de continuer dans l'expérience de la majorité. Deux tendances existent au sein du parti, la première est pour la participation tandis que la seconde réclame l'opposition pour que le parti puisse reprendre sa position d'antan. En tout cas, c'est le conseil national de l'USFP qui tranchera dans quelques jours.
Selon Lahcen Daoudi, le PJD attendra la décision finale de l'USFP avant la formation du gouvernement qui se fera probablement, selon lui, dans trois semaines après la fin des consultations. Celles-ci concernent aussi le Mouvement populaire. Les premières tractations non officielles ont déjà eu lieu avec le parti de l'épi. Selon le chef de file Mohand Laenser, la décision appartient au Bureau politique après la réunion officielle avec AbdeliIah Benkirane.
Le Mouvement populaire est sur le point de claquer la porte du G8 même si le secrétaire général tient à souligner que son parti fait toujours partie de cette coalition et c'est au conseil national de prendre une autre décision. « Le G8 ne s'est jamais substitué à l'autonomie de chacune de ses formations », tient-il à préciser.
Selon une source harakie, il n'est plus question de rester fidèle à cette alliance qui a porté préjudice au MP en lui « volant » 17 candidats à la veille des élections. Les militants de la Mouvance nourrissent de grands espoirs de rester dans le gouvernement, car ils se souviennent de leur mauvaise expérience au sein de l'opposition en 2007.
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Défis
Le futur gouvernement est face à de grands défis. La conjoncture économique et sociale s'annonce très difficile. D'après Lahcen Daoudi, le premier enjeu est celui de la Loi de finances qui doit annoncer le changement. « Il s'agit de créer la confiance de la population dans le gouvernement. J'ai envie que les gens qui n'ont pas voté regrettent leur décision en ayant conscience que les électeurs peuvent changer la nature des choses.»Beaucoup de réformes sont à mettre en œuvre notamment celle de la Caisse de compensation et le dossier de la Retraite. Le PJD accusait le gouvernement de manquer de courage politique dans la mise en œuvre de ces deux réformes. Maintenant, il est appelé à agir. « On ne sait pas ce qu'il y a dans les caisses. Nous allons vérifier avant de décider. En 2012, les réformes s'imposent. Il faut les affronter. L'essentiel n'est pas que le PJD s'en sort gagnant mais que le Maroc le soit », signale Daoudi avec ambition.
