«Se soumettre à de telles pressions serait la pire des réponses à la situation économique actuelle», a-t-il ajouté.
Il a également lancé un appel aux 153 ministres présents à Genève pour qu'ils rappellent que les règles de l'OMC ont pour but d'empêcher que les pays retombent dans une dépression comme dans les années 30, provoquée par des mesures protectionnistes.
«Ce qui est le plus important, c'est que vous, ministres du Commerce, envoyez un message clair selon lequel l'ouverture (des marchés) est particulièrement importante dans une situation économique comme nous la connaissons aujourd'hui», a déclaré M. Aganga.
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, a indiqué pour sa part que le coût «de mesures protectionnistes importantes» pourrait s'élever à environ 800 milliards de dollars.
«Les vagues de la tempête que nous traversons font bouger l'ancre, et elle risque de lâcher, ce serait une très mauvaise nouvelle», a-t-il dit.
Confrontés à un afflux d'importations bon marché, certains pays ont relevé leurs tarifs douaniers, afin de protéger leur production locale. Ainsi, la décision récente du Brésil de relever de 30% les taxes douanières sur tous les véhicules qui ne sont pas fabriqués à au moins 65% dans les pays du Mercosur, l'alliance commerciale liant les pays d'Amérique du sud, a été dénoncée.
A la veille de l'ouverture de la conférence de l'OMC, Pékin a aussi annoncé de nouvelles taxes douanières sur certains véhicules américains.
Pour l'Union européenne, l'année «2012 ne doit pas être une année perdue» dans le dossier des négociations sur le cycle de Doha, a déclaré jeudi à Genève le commissaire européen au commerce Karel De Gucht. «Je veux être très clair, la seule voie est de conclure le cycle de Doha, et il n'y a pas de sujets tabous pour l'UE», a affirmé le responsable européen devant la presse, en marge de cette conférence ministérielle de l'OMC. Karel De Gucht a admis qu'il ne s'attendait pas à beaucoup de résultats au terme de cette conférence samedi. Cependant, «il y a une prise de conscience croissance que nous devons faire quelque chose pour sortir de l'impasse», a-t-il ajouté, «en commençant en priorité avec le dossier des pays les moins avancés».
Selon lui, les nouveaux domaines, comme les taux de change des monnaies, l'énergie, le climat, la sécurité alimentaire, ne pourront être négociés qu'une fois conclu le cycle de Doha. «L'OMC n'est pas la mieux placée pour discuter des monnaies», a affirmé le commissaire européen. Karel De Gucht a encore exprimé la détermination de l'UE à lutter contre «la spirale du protectionnisme» qui «ne protège personne» et conduit seulement «à la misère» sur le plan économique.
Selon Karel De Gucht, l'adhésion officielle vendredi de la Russie, après 18 ans de négociations, à l'OMC est un grand succès. «L'entrée de la Russie dans l'OMC ancrera solidement l'économie russe dans l'économie mondiale», a-t-il estimé.
«Nous renforcerons la coopération économique avec les pays qui ont des déficits commerciaux substantiels avec la Chine, et travaillerons avec eux pour corriger progressivement les déséquilibres commerciaux», a déclaré Hu dans un discours marquant le dixième anniversaire de l'entrée de la Chine dans l'OMC. «Nous augmenterons activement les importations pour modifier les termes du commerce extérieur et favoriser l'équilibre fondamental des paiements internationaux. Nous ne recherchons pas délibérément l'excédent commercial», a-t-il ajouté.
Il a également lancé un appel aux 153 ministres présents à Genève pour qu'ils rappellent que les règles de l'OMC ont pour but d'empêcher que les pays retombent dans une dépression comme dans les années 30, provoquée par des mesures protectionnistes.
«Ce qui est le plus important, c'est que vous, ministres du Commerce, envoyez un message clair selon lequel l'ouverture (des marchés) est particulièrement importante dans une situation économique comme nous la connaissons aujourd'hui», a déclaré M. Aganga.
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, a indiqué pour sa part que le coût «de mesures protectionnistes importantes» pourrait s'élever à environ 800 milliards de dollars.
«Les vagues de la tempête que nous traversons font bouger l'ancre, et elle risque de lâcher, ce serait une très mauvaise nouvelle», a-t-il dit.
Confrontés à un afflux d'importations bon marché, certains pays ont relevé leurs tarifs douaniers, afin de protéger leur production locale. Ainsi, la décision récente du Brésil de relever de 30% les taxes douanières sur tous les véhicules qui ne sont pas fabriqués à au moins 65% dans les pays du Mercosur, l'alliance commerciale liant les pays d'Amérique du sud, a été dénoncée.
A la veille de l'ouverture de la conférence de l'OMC, Pékin a aussi annoncé de nouvelles taxes douanières sur certains véhicules américains.
Pour l'Union européenne, l'année «2012 ne doit pas être une année perdue» dans le dossier des négociations sur le cycle de Doha, a déclaré jeudi à Genève le commissaire européen au commerce Karel De Gucht. «Je veux être très clair, la seule voie est de conclure le cycle de Doha, et il n'y a pas de sujets tabous pour l'UE», a affirmé le responsable européen devant la presse, en marge de cette conférence ministérielle de l'OMC. Karel De Gucht a admis qu'il ne s'attendait pas à beaucoup de résultats au terme de cette conférence samedi. Cependant, «il y a une prise de conscience croissance que nous devons faire quelque chose pour sortir de l'impasse», a-t-il ajouté, «en commençant en priorité avec le dossier des pays les moins avancés».
Selon lui, les nouveaux domaines, comme les taux de change des monnaies, l'énergie, le climat, la sécurité alimentaire, ne pourront être négociés qu'une fois conclu le cycle de Doha. «L'OMC n'est pas la mieux placée pour discuter des monnaies», a affirmé le commissaire européen. Karel De Gucht a encore exprimé la détermination de l'UE à lutter contre «la spirale du protectionnisme» qui «ne protège personne» et conduit seulement «à la misère» sur le plan économique.
Selon Karel De Gucht, l'adhésion officielle vendredi de la Russie, après 18 ans de négociations, à l'OMC est un grand succès. «L'entrée de la Russie dans l'OMC ancrera solidement l'économie russe dans l'économie mondiale», a-t-il estimé.
Pékin veut régler les déséquilibres
Le président chinois Hu Jintao a assuré dimanche que la Chine ne recherchait pas «délibérément» les excédents commerciaux aux dépens de ses partenaires, se disant prêt à œuvrer pour «corriger progressivement les déséquilibres».«Nous renforcerons la coopération économique avec les pays qui ont des déficits commerciaux substantiels avec la Chine, et travaillerons avec eux pour corriger progressivement les déséquilibres commerciaux», a déclaré Hu dans un discours marquant le dixième anniversaire de l'entrée de la Chine dans l'OMC. «Nous augmenterons activement les importations pour modifier les termes du commerce extérieur et favoriser l'équilibre fondamental des paiements internationaux. Nous ne recherchons pas délibérément l'excédent commercial», a-t-il ajouté.
