L'orientation du Maroc, depuis l'année dernière, vers le marché financier international pour financer ses investissements n'est pas toujours aussi coûteuse qu'on le souligne parfois. En fait, ce coût est atténué par un type de prêts avantageux, dits prêts concessionnels, qui ont justement marqué une montée en puissance dans les financements extérieurs du Maroc. Ainsi, selon la Direction du trésor et des finances extérieures, l'enveloppe mobilisée auprès des bailleurs de fonds, en 2010, a été caractérisée par une nette progression des financements concessionnels représentant 46%, contre 23% en 2009 et une baisse des prêts aux conditions moins concessionnelles représentant ainsi 49%, contre 63%, en 2009.
On note également la baisse de la part des dons qui s'est établie à 5% contre 14% en 2009. L'opération phare qui marque la progression de ces financements, assortis de conditions avantageuses est la mise en place du financement français concessionnel de 625 millions d'euros destiné à l'acquisition du matériel roulant de la Ligne du Train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca.
Ce prêt est assorti d'un taux très bas, d'un délai de grâce de 20 ans et son remboursement est étalé sur 20 ans.
Autre exemple : la signature d'un nouvel accord de financement portant sur une nouvelle ligne portugaise de crédits concessionnels de 200 millions d'euros.
En plus de ces deux opérations, l'année 2010 a été également marquée par la conclusion des négociations intergouvernementales maroco-allemandes, pour la période 2010-2011, qui se sont traduites par la programmation d'une enveloppe de 131 millions d'Euro, dont 119,5 millions au titre de la coopération financière et 11,5 millions au titre à la coopération technique. De même, le Maroc a conclu un cadre de partenariat stratégique pour l'horizon 2013, avec la Banque mondiale, qui porte sur une enveloppe annuelle de 600 millions de dollars.
Il est à noter que les engagements de financements extérieurs se sont élevés à environ 39 milliards de DH l'année dernière, contre 28,8 milliards de dirhams une année plus tôt.
En plus du financement des projets d'investissements publics, ces engagements ont permis au Maroc de poursuivre les grandes réformes structurelles, notamment dans le domaine financier. Celles-ci ont, en effet, bénéficié d'un appui dépassant 7 MMDH, dont 2 MMDH destinés à la réforme du secteur financier, et 1,9 MMDH pour la réforme du secteur de l'administration. Le reste est réparti entre le plan d'urgence du secteur de l'éducation,et l'appui aux secteurs de la santé de l'agriculture (Plan Maroc Vert).
S'agissant des projets d'investissements publics, il ont englouti près de 32 MMDH, dont 27,6 MMDH pour les établissements et entreprises publics et 4,3 MMDH pour les projets du Budget de l'État. Ces financements ont profité, en premier lieu, aux secteurs du transport (42%) et de l'eau (plus de 17%).
En termes de projets, ces financements ont, essentiellement, été alloués au projet de TGV, au port Tanger Med 2, à l'autoroute Berchid – Beni Mellal, à la rocade méditerranéenne, aux routes rurales, au Barrage Dar Khroufa dans la région de Larache, etc. Par ailleurs, selon le ministère des Finances, au terme des neuf premiers mois de l'exercice budgétaire 2011, les charges en intérêts de la dette du Trésor se sont exécutées à hauteur de 72%. Elles ont augmenté de 6,4%, sous l'effet de la hausse de celles de la dette intérieure de 5,1% et de celles de la dette extérieure de 13,5%.
On note également la baisse de la part des dons qui s'est établie à 5% contre 14% en 2009. L'opération phare qui marque la progression de ces financements, assortis de conditions avantageuses est la mise en place du financement français concessionnel de 625 millions d'euros destiné à l'acquisition du matériel roulant de la Ligne du Train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca.
Ce prêt est assorti d'un taux très bas, d'un délai de grâce de 20 ans et son remboursement est étalé sur 20 ans.
Autre exemple : la signature d'un nouvel accord de financement portant sur une nouvelle ligne portugaise de crédits concessionnels de 200 millions d'euros.
En plus de ces deux opérations, l'année 2010 a été également marquée par la conclusion des négociations intergouvernementales maroco-allemandes, pour la période 2010-2011, qui se sont traduites par la programmation d'une enveloppe de 131 millions d'Euro, dont 119,5 millions au titre de la coopération financière et 11,5 millions au titre à la coopération technique. De même, le Maroc a conclu un cadre de partenariat stratégique pour l'horizon 2013, avec la Banque mondiale, qui porte sur une enveloppe annuelle de 600 millions de dollars.
Il est à noter que les engagements de financements extérieurs se sont élevés à environ 39 milliards de DH l'année dernière, contre 28,8 milliards de dirhams une année plus tôt.
En plus du financement des projets d'investissements publics, ces engagements ont permis au Maroc de poursuivre les grandes réformes structurelles, notamment dans le domaine financier. Celles-ci ont, en effet, bénéficié d'un appui dépassant 7 MMDH, dont 2 MMDH destinés à la réforme du secteur financier, et 1,9 MMDH pour la réforme du secteur de l'administration. Le reste est réparti entre le plan d'urgence du secteur de l'éducation,et l'appui aux secteurs de la santé de l'agriculture (Plan Maroc Vert).
S'agissant des projets d'investissements publics, il ont englouti près de 32 MMDH, dont 27,6 MMDH pour les établissements et entreprises publics et 4,3 MMDH pour les projets du Budget de l'État. Ces financements ont profité, en premier lieu, aux secteurs du transport (42%) et de l'eau (plus de 17%).
En termes de projets, ces financements ont, essentiellement, été alloués au projet de TGV, au port Tanger Med 2, à l'autoroute Berchid – Beni Mellal, à la rocade méditerranéenne, aux routes rurales, au Barrage Dar Khroufa dans la région de Larache, etc. Par ailleurs, selon le ministère des Finances, au terme des neuf premiers mois de l'exercice budgétaire 2011, les charges en intérêts de la dette du Trésor se sont exécutées à hauteur de 72%. Elles ont augmenté de 6,4%, sous l'effet de la hausse de celles de la dette intérieure de 5,1% et de celles de la dette extérieure de 13,5%.
