Ces derniers s'apparentent à quelqu'un ayant raté un train en marche. Eux, ce sont des poètes, écrivains, comédiens, plasticiens ou musiciens n'arrivant pas à rentabiliser leurs produits, sinon n'ayant pas les moyens de se faire entendre et faire connaître leurs créations.
Du coup, cette frange se considère comme marginalisée, car n'arrivant pas à participer aux événements qu'abrite la métropole. Certes, la grande part de responsabilité leur incombe car leur produit peine à être vendable. Mais, aussi, certains événements culturels font l'objet d'une mainmise et sont, de facto, hermétiques à ces artistes «délaissés». La raison en est le fait que, en quelque sorte, ils nagent à contre-courant. En d'autres termes, artistes dans l'âme, ils se sont toujours refusés à troquer certaines de leurs valeurs et convictions artistiques contre un travail où des concessions leurs sont imposées. «Ce sont des créateurs délaissés car, à un moment ou à un autre, les orientations de leurs créations artistiques ne cadraient pas avec le mouvement des choses. Aujourd'hui, ils ont de la peine à faire valoir leurs produits, car ils sont tout simplement en décalage par rapport à ce qui prévaut, sans que leurs créations ne soient médiocres pour autant. Pour la plupart, ils ont une expression artistique qui pourrait être perçue comme "brutale", puisqu'elle fait état de leur vécu, pas souvent rose.
Et ils sont tellement convaincus de leurs idées qu'ils ne sont pas prêts à s'en défaire », explique Abdelkamal Hosni de l'association Empreinte verte, l'un des partenaires de cette action menée par le Forum Al-Âchara et le Forum marocain de « Zajal» (poésie populaire) de Mohammedia. Dans le lot, il est clair que, de nos jours, un poète ne trouverait que rarement preneur pour ses œuvres. De la même manière, on imagine difficilement vendre un événement spécialement dédié à de jeunes poètes. Il en est de même pour un écrivain, dont les écrits dépendent de la rentabilité éventuelle qu'ils dégageraient afin qu'il soit convaincant auprès de l'éditeur. Cette bande de jeunes comprend parfaitement que l'enjeu de la rentabilité pèse de tout son poids chez les producteurs toutes catégories confondues. Chose qui est on ne peut plus légitime. D'où est née la nécessité de trouver une autre formule pour, justement, rentabiliser cette création artistique, ne serait-ce que par un coup de pouce vers la notoriété. « Nous avons pensé à une sorte de plan marketing présentant un pack afin de susciter l'intérêt du citoyen lambda. Ainsi, notre vision est d'organiser des événements qui regroupent différentes expressions artistiques, de même que plusieurs thématiques.
C'est-à-dire des manifestations où le produit artistique est diversifié : de la musique, de la poésie, du zajal, du théâtre, etc. De plus, l'on toucherait différentes tranches d'âges à travers l'organisation, au sein du même événement, de matinées pour enfants, avec des clowns, des ateliers de peinture, de la lecture, des parties d'échecs, etc. », souligne Abdelkamal Hosni. Dans un premier temps, ces manifestations seront organisées dans des places publiques, à l'image de celle organisée récemment sur la place Sidi Bousmara dans l'ancienne médina (voir encadré), ou encore à Sbata et Mohammedia. Aussi, ce genre d'événements est également porteur d'une initiative louable, celle de réhabiliter des places publiques laissées à l'abandon, devenues au fil des jours des fiefs de vagabonds et de malfrats.
Du coup, cette frange se considère comme marginalisée, car n'arrivant pas à participer aux événements qu'abrite la métropole. Certes, la grande part de responsabilité leur incombe car leur produit peine à être vendable. Mais, aussi, certains événements culturels font l'objet d'une mainmise et sont, de facto, hermétiques à ces artistes «délaissés». La raison en est le fait que, en quelque sorte, ils nagent à contre-courant. En d'autres termes, artistes dans l'âme, ils se sont toujours refusés à troquer certaines de leurs valeurs et convictions artistiques contre un travail où des concessions leurs sont imposées. «Ce sont des créateurs délaissés car, à un moment ou à un autre, les orientations de leurs créations artistiques ne cadraient pas avec le mouvement des choses. Aujourd'hui, ils ont de la peine à faire valoir leurs produits, car ils sont tout simplement en décalage par rapport à ce qui prévaut, sans que leurs créations ne soient médiocres pour autant. Pour la plupart, ils ont une expression artistique qui pourrait être perçue comme "brutale", puisqu'elle fait état de leur vécu, pas souvent rose.
Et ils sont tellement convaincus de leurs idées qu'ils ne sont pas prêts à s'en défaire », explique Abdelkamal Hosni de l'association Empreinte verte, l'un des partenaires de cette action menée par le Forum Al-Âchara et le Forum marocain de « Zajal» (poésie populaire) de Mohammedia. Dans le lot, il est clair que, de nos jours, un poète ne trouverait que rarement preneur pour ses œuvres. De la même manière, on imagine difficilement vendre un événement spécialement dédié à de jeunes poètes. Il en est de même pour un écrivain, dont les écrits dépendent de la rentabilité éventuelle qu'ils dégageraient afin qu'il soit convaincant auprès de l'éditeur. Cette bande de jeunes comprend parfaitement que l'enjeu de la rentabilité pèse de tout son poids chez les producteurs toutes catégories confondues. Chose qui est on ne peut plus légitime. D'où est née la nécessité de trouver une autre formule pour, justement, rentabiliser cette création artistique, ne serait-ce que par un coup de pouce vers la notoriété. « Nous avons pensé à une sorte de plan marketing présentant un pack afin de susciter l'intérêt du citoyen lambda. Ainsi, notre vision est d'organiser des événements qui regroupent différentes expressions artistiques, de même que plusieurs thématiques.
C'est-à-dire des manifestations où le produit artistique est diversifié : de la musique, de la poésie, du zajal, du théâtre, etc. De plus, l'on toucherait différentes tranches d'âges à travers l'organisation, au sein du même événement, de matinées pour enfants, avec des clowns, des ateliers de peinture, de la lecture, des parties d'échecs, etc. », souligne Abdelkamal Hosni. Dans un premier temps, ces manifestations seront organisées dans des places publiques, à l'image de celle organisée récemment sur la place Sidi Bousmara dans l'ancienne médina (voir encadré), ou encore à Sbata et Mohammedia. Aussi, ce genre d'événements est également porteur d'une initiative louable, celle de réhabiliter des places publiques laissées à l'abandon, devenues au fil des jours des fiefs de vagabonds et de malfrats.
