Pour lutter contre l'impact du CC, les pays en voie de développement (PVD) sont encouragés à établir des stratégies de développement faiblement carbonées. Dans ce sens, le Maroc devra par exemple promouvoir son plan climat, présenté lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009. Ce plan national s'inscrit dans le cadre des Mesures d'atténuation appropriées au niveau national ou (NAMA pour «nationally appropriate mitigation actions»). «A Durban, ce sera la course aux NAMA. Il sera question de leur enregistrement, de leur financement et de la transparence de l'information sur ces projets publics. Le Maroc devra créer une autorité nationale pour enregistrer ces NAMA», a indiqué Matthieu Wemaëre, expert en législation changement climatique, lors de l'atelier de préparation de la délégation marocaine pour Durban. Une rencontre initiée récemment par le département de l'Environnement, avec l'appui de la coopération technique allemande (GIZ).
A Durban, les enjeux seront aussi de mettre en application les accords de Cancun de 2010 qui ont renforcé la coopération internationale sur le CC. Si le multilatéralisme a été un des acquis de Cancun, ces accords n'ont rien réglé concernant le seuil 2°C que les climatologues espèrent ne pas franchir pour que la température de la planète reste vivable. «Le seuil des 2°C n'engage aucun pays et en même temps les climatologues incitent les Etats à faire plus d'efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). S'il faut coopérer sans savoir qui fait quoi, c'est qu'il y a problème», a ajouté Wemaëre. Selon cet avocat, les pays industrialisés qui ont une responsabilité «historique» dans ce réchauffement climatique doivent être à l'avant-garde dans la lutte contre le changement climatique.
Objectif commun
Pour leur part, les PVD doivent se développer de manière durable tout en contribuant aux efforts de la communauté internationale. Dans ce débat, il faut aussi ne pas perdre de vue le principe de responsabilité commune et différenciée. Ce qui signifie que tous les pays œuvrent pour un objectif commun, mais selon les efforts de chacun. Comme les obligations sont différentes, les PVD demandent aux pays industrialisés de s'engager dans une deuxième période du Protocole de Kyoto dont la première période d'engagement s'achève fin 2012. Mais les PVD ont compris que peu des pays industrialisés (Japon, Canada, Russie…) veulent participer à la deuxième période d'engagement de Kyoto. Cette participation limitée ne suffira pas à réaliser l'objectif de réduction des 2°C. Seule l'Union européenne (UE), qui représente 11% des émissions de gaz à effet de serre (GES), accepte de s'engager dans une deuxième période d'engagement de Kyoto, à condition que, plus tard, un accord global soit trouvé et qui couvrira tous les pays émetteurs (Etats-Unis, Inde, Chine…) qui ne sont pas obligés par le protocole de Kyoto. Avant qu'un tel accord puisse être trouvé en 2015 ou plus tard, les accords de Cancun doivent être concrétisés pour notamment aider les PVD à s'engager volontairement dans des actions de réductions de leurs émissions de GES. Et parce qu'ils sont les plus vulnérables au CC, ils devront prendre des mesures d'adaptation aux impacts négatifs par un financement international croissant qui devrait mobiliser chaque année 100 milliards de dollars d'ici à 2020.
«Dans le contexte de la crise financière et de la dette souveraine aux Etats-Unis et dans l'Union européenne, il sera particulièrement difficile pour les pays développés d'être généreux et ils s'attacheront pour que les mesures prises à Durban ou après permettront de garantir les performances des actions auxquelles ils contribueront financièrement, y compris par une grande transparence sur les actions des PVD et de la manière dont ils utilisent l'argent international», a noté Wemaëre.
D'un côté, les PVD ont besoin de l'argent pour s'engager dans une économie décarbonée, de l'autre les pays industrialisés veulent garantir la participation de tous à la contribution à la lutte contre le CC. Sachant que parmi ces pays développés, les Etats-Unis et l'UE procèdent pour un objectif différent. Washington veut que la Chine s'engage de la même manière que lui pour faire reconnaître une égalité de traitement. L'UE, elle, se veut la protectrice de l'intégrité environnementale du régime international du climat pour laquelle des efforts plus importants devront être demandés aux pays émergents.
A Durban, les enjeux seront aussi de mettre en application les accords de Cancun de 2010 qui ont renforcé la coopération internationale sur le CC. Si le multilatéralisme a été un des acquis de Cancun, ces accords n'ont rien réglé concernant le seuil 2°C que les climatologues espèrent ne pas franchir pour que la température de la planète reste vivable. «Le seuil des 2°C n'engage aucun pays et en même temps les climatologues incitent les Etats à faire plus d'efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). S'il faut coopérer sans savoir qui fait quoi, c'est qu'il y a problème», a ajouté Wemaëre. Selon cet avocat, les pays industrialisés qui ont une responsabilité «historique» dans ce réchauffement climatique doivent être à l'avant-garde dans la lutte contre le changement climatique.
Objectif commun
Pour leur part, les PVD doivent se développer de manière durable tout en contribuant aux efforts de la communauté internationale. Dans ce débat, il faut aussi ne pas perdre de vue le principe de responsabilité commune et différenciée. Ce qui signifie que tous les pays œuvrent pour un objectif commun, mais selon les efforts de chacun. Comme les obligations sont différentes, les PVD demandent aux pays industrialisés de s'engager dans une deuxième période du Protocole de Kyoto dont la première période d'engagement s'achève fin 2012. Mais les PVD ont compris que peu des pays industrialisés (Japon, Canada, Russie…) veulent participer à la deuxième période d'engagement de Kyoto. Cette participation limitée ne suffira pas à réaliser l'objectif de réduction des 2°C. Seule l'Union européenne (UE), qui représente 11% des émissions de gaz à effet de serre (GES), accepte de s'engager dans une deuxième période d'engagement de Kyoto, à condition que, plus tard, un accord global soit trouvé et qui couvrira tous les pays émetteurs (Etats-Unis, Inde, Chine…) qui ne sont pas obligés par le protocole de Kyoto. Avant qu'un tel accord puisse être trouvé en 2015 ou plus tard, les accords de Cancun doivent être concrétisés pour notamment aider les PVD à s'engager volontairement dans des actions de réductions de leurs émissions de GES. Et parce qu'ils sont les plus vulnérables au CC, ils devront prendre des mesures d'adaptation aux impacts négatifs par un financement international croissant qui devrait mobiliser chaque année 100 milliards de dollars d'ici à 2020.
«Dans le contexte de la crise financière et de la dette souveraine aux Etats-Unis et dans l'Union européenne, il sera particulièrement difficile pour les pays développés d'être généreux et ils s'attacheront pour que les mesures prises à Durban ou après permettront de garantir les performances des actions auxquelles ils contribueront financièrement, y compris par une grande transparence sur les actions des PVD et de la manière dont ils utilisent l'argent international», a noté Wemaëre.
D'un côté, les PVD ont besoin de l'argent pour s'engager dans une économie décarbonée, de l'autre les pays industrialisés veulent garantir la participation de tous à la contribution à la lutte contre le CC. Sachant que parmi ces pays développés, les Etats-Unis et l'UE procèdent pour un objectif différent. Washington veut que la Chine s'engage de la même manière que lui pour faire reconnaître une égalité de traitement. L'UE, elle, se veut la protectrice de l'intégrité environnementale du régime international du climat pour laquelle des efforts plus importants devront être demandés aux pays émergents.
