«Cela fait quatre ans qu'on m'a diagnostiqué une rhinite allergique. Je souffre tous les jours à cause de cette maladie. Le pire est qu'en cette saison d'automne, cette souffrance s'accentue. Je ne lâche plus ma boite à mouchoir. Je ne fais qu'éternuer et me moucher. Parfois, j'ai même des démangeaisons au niveau du palais qui peuvent m'empêcher de respirer normalement. Je me sens alors étouffé et incapable de respirer. L'enfer ! », témoigne Hassan.
La rhinite allergique est une inflammation allergique du nez dont les symptômes peuvent durer toute l'année mais qui marque d'importantes poussées durant certaines saisons, notamment en automne (période de reproduction des acariens).
Cette affection débute généralement dans l'enfance ou au début de l'âge adulte, et peut disparaître avec le vieillissement. La rhinite allergique se caractérise par un écoulement nasal, des éternuements, une démangeaison qui affecte le nez, la bouche, la gorge, ou les yeux, une congestion nasale, une altération du goût, de l'odorat et de l'acuité auditive (surtout chez les enfants) et la sensation de fatigue, l'irritabilité et l'insomnie, lorsque les symptômes durent plusieurs jours. D'autres symptômes peuvent aussi apparaître, comme un larmoiement, une toux, des maux de gorge, une respiration sifflante et des maux de tête. Ces symptômes résultent d'une sensibilisation anormale et d'une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps, nommée allergène.
Selon la personne, il pourra s'agir du pollen des plantes (fréquentes au printemps), d'acariens (en automne), de moisissures, de substances sur les poils ou la peau d'animaux ou d'autres particules. Les allergies respiratoires sont également liées à la pollution. Souvent, les particules polluantes aggravent les problèmes. Lorsque ces substances entre en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de la personne allergique, le système immunitaire met en branle une réaction inflammatoire. De l'histamine (substance naturelle sécrétée par l'organisme qui, une fois libérée, peut causer des réactions allergiques) et d'autres substances inflammatoires sont alors inutilement libérées. Cette réaction entraîne la dilatation des vaisseaux sanguins et l'augmentation des sécrétions liées à l'apparition des symptômes de rhinite allergique.
Il importe de consulter un médecin si les symptômes sont persistants et nuisent à la qualité de vie. Traiter les symptômes de la rhinite allergique dès qu'ils se manifestent contribue à prévenir les complications comme l'otite moyenne, l'asthme et la sinusite chronique. Cependant, certains comportements peuvent aggraver le cas des malades. Il s'agit de l'exposition répétée à des allergènes aériens, à la fumée de cigarette, particulièrement durant la première année de vie ou à la pollution aérienne et à d'autres irritants des voies respiratoires (fumée de feu de foyer, polluants dans l'air). L'abus de décongestionnants topiques (en aérosols) peut également aggraver l'état des muqueuses du nez et, par conséquent, causer une rhinite médicamenteuse (non allergique). Les véritables causes de la rhinite allergique ne sont toujours pas très claires, mais le bagage génétique constituerait un facteur assez important. Lorsque les deux parents ont une allergie (peu importe laquelle), le risque pour l'enfant de souffrir de rhinite allergique est d'autant plus élevé. En effet, on dit d'une personne qui, par ses gènes, est davantage sensible aux allergies, qu'elle possède un «terrain atopique». En d'autres mots, elle réagit exagérément au contact d'allergènes normalement banals et inoffensifs. Cela peut entraîner différentes manifestations : la rhinite allergique, l'asthme, l'urticaire, l'eczéma, les allergies alimentaires, la conjonctivite, etc. Elles peuvent apparaître isolément, simultanément ou successivement, selon la personne.
Pendant la rhinite vasomotrice, la membrane de la muqueuse nasale enfle sous l'effet de l'augmentation du flux sanguin et provoque un écoulement et une congestion du nez, mais généralement pas de démangeaison. Il n'existe pas de cause particulière (les personnes touchées ne sont pas allergiques à quoi que ce soit) bien que la fumée, l'air sec, le changement de température (comme passer du froid du dehors à la chaleur de l'intérieur), et les odeurs peuvent déclencher des symptômes. La rhinite chronique, elle, pourrait être l'un des symptômes d'un rhume banal qui se prolonge ou un symptôme d'une autre affection, comme une insuffisance thyroïdienne. De son côté, la rhinite médicamenteuse est provoquée par l'emploi abusif de vaporisateurs décongestionnants susceptibles d'accroître la congestion s'ils sont utilisés pour plus de 5 jours. Les personnes qui emploient de la cocaïne sont également sensibles à cette forme de rhinite.
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EXPLICATIONS: Hessissen Med Amine,
ORL
Pourquoi la rhinite allergique se manifeste-t-elle en automne ?
La rhinite allergique est une maladie permanente dont les symptômes peuvent être intermittents saisonniers ou continus. Lors des changements de saison comme en automne ou au printemps, des allergènes saisonniers se surajoutent comme certains pollens ou acariens... ce qui réveille beaucoup d'allergies.
A quel point cette allergie peut être grave ?
La gravite de l'allergie est aujourd'hui jugée par l'OMS en fonction du retentissement sur la qualité de vie (ARIA) comme l'asthénie chronique, la baisse de concentration ou des performances professionnelles ou scolaires. Mais d'autres éléments peuvent faire la gravité d'une rhinite mal traitée, notamment l'exacerbation de l'asthme de bronchites, des sinusites et otites chroniques, des conjonctivites...
Comment peut-on la diagnostiquer ?
Le diagnostic de la rhinite allergique est fortement suspecté lors de l'interrogatoire et de l'examen clinique. Il est confirmé par les tests allergiques qui recherchent le ou les allergènes en cause.
Qu'en est-il du traitement ?
Il existe deux catégories de traitement :
- Les traitements symptomatiques qui luttent contre le nez bouché, contre les écoulements ou les éternuements.
- Le traitement étiologique qui est la désensibilisation et qui consiste à habituer le corps au produit allergène.
La désensibilisation est le seul traitement qui peut aboutir à la guérison de l'allergie, mais il ne peut malheureusement pas être proposé dans tous les cas.
Existe-t-il des moyens de prévention ?
La prévention consiste essentiellement en l'éviction des différents allergènes, mais peut être aussi la révision de notre style de vie, le contrôle de la surexposition à toutes sortes de pollution.
La rhinite allergique est une inflammation allergique du nez dont les symptômes peuvent durer toute l'année mais qui marque d'importantes poussées durant certaines saisons, notamment en automne (période de reproduction des acariens).
Cette affection débute généralement dans l'enfance ou au début de l'âge adulte, et peut disparaître avec le vieillissement. La rhinite allergique se caractérise par un écoulement nasal, des éternuements, une démangeaison qui affecte le nez, la bouche, la gorge, ou les yeux, une congestion nasale, une altération du goût, de l'odorat et de l'acuité auditive (surtout chez les enfants) et la sensation de fatigue, l'irritabilité et l'insomnie, lorsque les symptômes durent plusieurs jours. D'autres symptômes peuvent aussi apparaître, comme un larmoiement, une toux, des maux de gorge, une respiration sifflante et des maux de tête. Ces symptômes résultent d'une sensibilisation anormale et d'une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps, nommée allergène.
Selon la personne, il pourra s'agir du pollen des plantes (fréquentes au printemps), d'acariens (en automne), de moisissures, de substances sur les poils ou la peau d'animaux ou d'autres particules. Les allergies respiratoires sont également liées à la pollution. Souvent, les particules polluantes aggravent les problèmes. Lorsque ces substances entre en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de la personne allergique, le système immunitaire met en branle une réaction inflammatoire. De l'histamine (substance naturelle sécrétée par l'organisme qui, une fois libérée, peut causer des réactions allergiques) et d'autres substances inflammatoires sont alors inutilement libérées. Cette réaction entraîne la dilatation des vaisseaux sanguins et l'augmentation des sécrétions liées à l'apparition des symptômes de rhinite allergique.
Il importe de consulter un médecin si les symptômes sont persistants et nuisent à la qualité de vie. Traiter les symptômes de la rhinite allergique dès qu'ils se manifestent contribue à prévenir les complications comme l'otite moyenne, l'asthme et la sinusite chronique. Cependant, certains comportements peuvent aggraver le cas des malades. Il s'agit de l'exposition répétée à des allergènes aériens, à la fumée de cigarette, particulièrement durant la première année de vie ou à la pollution aérienne et à d'autres irritants des voies respiratoires (fumée de feu de foyer, polluants dans l'air). L'abus de décongestionnants topiques (en aérosols) peut également aggraver l'état des muqueuses du nez et, par conséquent, causer une rhinite médicamenteuse (non allergique). Les véritables causes de la rhinite allergique ne sont toujours pas très claires, mais le bagage génétique constituerait un facteur assez important. Lorsque les deux parents ont une allergie (peu importe laquelle), le risque pour l'enfant de souffrir de rhinite allergique est d'autant plus élevé. En effet, on dit d'une personne qui, par ses gènes, est davantage sensible aux allergies, qu'elle possède un «terrain atopique». En d'autres mots, elle réagit exagérément au contact d'allergènes normalement banals et inoffensifs. Cela peut entraîner différentes manifestations : la rhinite allergique, l'asthme, l'urticaire, l'eczéma, les allergies alimentaires, la conjonctivite, etc. Elles peuvent apparaître isolément, simultanément ou successivement, selon la personne.
Autres rhinites
La rhinite allergique peut être confondue avec d'autres affections. Il s'agit de la rhinite vasomotrice, la rhinite chronique et la rhinite médicamenteuse.Pendant la rhinite vasomotrice, la membrane de la muqueuse nasale enfle sous l'effet de l'augmentation du flux sanguin et provoque un écoulement et une congestion du nez, mais généralement pas de démangeaison. Il n'existe pas de cause particulière (les personnes touchées ne sont pas allergiques à quoi que ce soit) bien que la fumée, l'air sec, le changement de température (comme passer du froid du dehors à la chaleur de l'intérieur), et les odeurs peuvent déclencher des symptômes. La rhinite chronique, elle, pourrait être l'un des symptômes d'un rhume banal qui se prolonge ou un symptôme d'une autre affection, comme une insuffisance thyroïdienne. De son côté, la rhinite médicamenteuse est provoquée par l'emploi abusif de vaporisateurs décongestionnants susceptibles d'accroître la congestion s'ils sont utilisés pour plus de 5 jours. Les personnes qui emploient de la cocaïne sont également sensibles à cette forme de rhinite.
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EXPLICATIONS: Hessissen Med Amine,
ORL
«Une rhinite mal traitée peut être dangereuse»
Pourquoi la rhinite allergique se manifeste-t-elle en automne ?
La rhinite allergique est une maladie permanente dont les symptômes peuvent être intermittents saisonniers ou continus. Lors des changements de saison comme en automne ou au printemps, des allergènes saisonniers se surajoutent comme certains pollens ou acariens... ce qui réveille beaucoup d'allergies.
A quel point cette allergie peut être grave ?
La gravite de l'allergie est aujourd'hui jugée par l'OMS en fonction du retentissement sur la qualité de vie (ARIA) comme l'asthénie chronique, la baisse de concentration ou des performances professionnelles ou scolaires. Mais d'autres éléments peuvent faire la gravité d'une rhinite mal traitée, notamment l'exacerbation de l'asthme de bronchites, des sinusites et otites chroniques, des conjonctivites...
Comment peut-on la diagnostiquer ?
Le diagnostic de la rhinite allergique est fortement suspecté lors de l'interrogatoire et de l'examen clinique. Il est confirmé par les tests allergiques qui recherchent le ou les allergènes en cause.
Qu'en est-il du traitement ?
Il existe deux catégories de traitement :
- Les traitements symptomatiques qui luttent contre le nez bouché, contre les écoulements ou les éternuements.
- Le traitement étiologique qui est la désensibilisation et qui consiste à habituer le corps au produit allergène.
La désensibilisation est le seul traitement qui peut aboutir à la guérison de l'allergie, mais il ne peut malheureusement pas être proposé dans tous les cas.
Existe-t-il des moyens de prévention ?
La prévention consiste essentiellement en l'éviction des différents allergènes, mais peut être aussi la révision de notre style de vie, le contrôle de la surexposition à toutes sortes de pollution.
