Menu
Search
Vendredi 02 Janvier 2026
S'abonner
close
Vendredi 02 Janvier 2026
Menu
Search

Une circulaire réorganise le passage des concours

Plus de rationalité et plus de chance au profit des candidats.

Une circulaire réorganise le passage des concours
Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

Elle a été qualifiée de révolution par les spécialistes. La toute dernière circulaire du chef du gouvernement, qui porte sur les concours d’accès à la fonction publique, l’est certainement. Envoyé en début de semaine aux différents ministères et établissements publics concernés, le document vient en application du décret 2.11.621, mais avec beaucoup de nouveautés. Primo, la note de Abdelilah Benkirane invite les différents départements à organiser des concours dans les régions et pas uniquement au centre. Objectif, faciliter la tâche aux prétendants aux postes publics qui ne devraient plus être obligés de se déplacer à Rabat. C’est une sorte de décentralisation du concours et pour donner à tous les mêmes chances de réussite. Secundo, la circulaire insiste sur l’importance d’une réorganisation des dates de passage des concours. Jusqu’ici, les concours de plusieurs départements portant sur la même échelle peuvent avoir lieu le même jour. Ce qui réduit considérablement les chances des candidats de passer plusieurs concours au lieu d’un seul et partant la possibilité d’avoir le choix entre plusieurs postes disponibles. On retrouve ici le rôle de coordinateur du chef du gouvernement qui peut décider en définitive de l’agenda des concours. C’est l’un des exemples censés illustrer un gouvernement qui accorde ses violons au lieu que chaque ministère fasse cavalier seul.
Nuance : un département qui recrute des milliers de personnes peut organiser son propre concours.
Mais lorsque plusieurs départements totalisent une centaine de postes budgétaires, la circulaire privilégie l’organisation d’un seul concours selon l’échelle visée. C’est doublement bénéfique. D’abord en termes de rationalisation des dépenses et ensuite pour offrir plus de transparence dans l’accès à la fonction publique. En tout cas, la commission ministérielle chargée du suivi du dossier de l’emploi avait mis l’accent sur le principe d’égalité des chances et du mérite, garanti par la Constitution, en matière d’intégration dans la fonction publique. En effet, l’actuel gouvernement a fait un effort supplémentaire en matière de disponibilité des postes dans la fonction publique. Pour cette année 2012, l’on compte 26 204 postes budgétaires.
C’est le ministère de l’Intérieur qui en accapare la part du lion avec 8 880 emplois, suivi du ministère de l’Éducation nationale (7 200), de l’Administration de la défense nationale (3 280) et du ministère de la Santé (2 000).
Les moins lotis sont le ministère chargé des MRE (10 postes), le ministère chargé des Relations avec le Parlement (5) et le ministère chargé des Affaires générales (4). Néanmoins, les coordinations des diplômés chômeurs ne voient toujours pas d’un bon œil les efforts de réorganisation des concours proposés par le gouvernement. Elles gardent toujours le cap sur les mêmes revendications d’intégration dans la fonction publique selon des critères prédéterminés. Dans son premier grand oral devant les députés, Benkirane a jeté une pierre dans la mare en réitérant son attachement à l’application de la loi en matière d’emploi dans le public. Et il n’est pas prêt à lâcher prise.

Lisez nos e-Papers