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L’IMA se penche sur la bonne gouvernance dans les entreprises

Les sociétés cotées en bourse améliorent progressivement leur gouvernance. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Institut marocain des administrateurs (IMA) à ce sujet. Toutefois, l’importance de ce progrès diffère selon les aspect et de nombreux points restent à améliorer.

L’IMA se penche sur la bonne  gouvernance dans les entreprises
Les pratiques de la bonne gouvernance se développent de plus en plus dans les entreprises bPh. Saouri

La gouvernance des sociétés cotées en bourse s’améliore d’année en année. C’est ce que relève une enquête réalisée par l’Institut marocain des administrateurs (IMA) à ce sujet, dont les résultats ont été dévoilés avant-hier à Casablanca. Toutefois, l’importance de ce progrès diffère d’un aspect à un autre et de nombreux points sont à améliorer. 

Il est à noter que cette enquête administrée par l’IMA en ligne entre le 5 octobre et le 14 décembre avait pour objectif d’identifier, dans une démarche indépendante, les pratiques de gouvernance des sociétés cotées par rapport aux recommandations énoncées dans le Code marocain des bonnes pratiques de gouvernance, publié en 2008. Ces résultats, dévoilés par Lamia El Bouanani, directrice exécutive de l’IMA, montrent que les deux tiers des sociétés sondées font référence au code marocain des bonnes pratiques, contre seulement la moitié en 2010. Ils font ressortir également que le suivi des questions de la gouvernance est essentiellement assuré aujourd’hui par l’exécutif (PDG ou DG), que la structure moniste est encore dominante (90%) et que la majorité des sociétés cotées ne séparent pas les fonctions exécutives des fonctions de contrôle ; cette pratique aurait même tendance à augmenter (65% en 2012 contre 54% en 2010), selon les déclarations des répondants.
Concernant le rôle du conseil d’administration, la majorité des sociétés estiment qu’il est bien défini dans les domaines qui constituent ses missions principales. Il s’agit notamment de la définition de la stratégie, du contrôle de sa mise en œuvre et des principaux investissements/désinvestissements. De ce fait, 60% des sociétés interrogées estiment que leur conseil est tout à fait en mesure de recruter, de suivre la performance et la rémunération et d’organiser la succession ou le remplacement des principaux dirigeants.
Un autre point positif que met en évidence cette enquête, présentée par l’IMA, en partenariat avec la Bourse de Casablanca, le CDVM et la Société financière internationale (IFC), est le rajeunissement progressif des conseils d’administration. En effet, les administrateurs des sociétés cotées sont relativement jeunes, puisque 95% ont moins de 60 ans et 85% ont entre 40 et 59 ans. Par contre, la part des administrateurs non exécutifs observée n’a évolué que légèrement se situant à 85% (89% en 2010).

D’après la même enquête, 69% des sociétés de l’échantillon disposent désormais d’un comité d’audit contre 50% en 2010. De même, on relève une nette évolution en matière des comités de rémunérations et de nominations en place dans 53% des sociétés (28% en 2010). S’agissant du traitement équitable des actionnaires, 90,5% déclarent que leur entreprise est positivement engagée pour le garantir et près de 86% leur donnent accès à l’information pertinente. Autre point d’amélioration par rapport à la précédente enquête menée en 2010, 98% des répondants déclarent avoir désigné un responsable de la communication financière contre seulement 75%, il y a deux ans. En revanche, près de la moitié des sociétés n’ont pas de programme d’intégration des nouveaux administrateurs.
Par ailleurs, il est à noter que l’enquête est élaborée sur un échantillon de 55% des sociétés cotées en Bourse, représentant 45% de la capitalisation boursière.
Elle a été menée pour la première fois fin 2012 par l’IMA, prenant ainsi le relais du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) qui avait conduit la première édition en 2010.

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