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L’Afrique pèsera 20 à 25% du chiffre d’affaires d’Addoha dans 2 ans

Anas Sefrioui ne cache pas ses ambitions pour le continent africain. À travers Cimaf et Addoha, l’homme d’affaires multiplie les projets et négocie avec plusieurs autres pays.

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Le groupe immobilier Addoha affiche ses ambitions africaines. Grâce aux investissements lancés récemment dans le continent, Anas Sefrioui, PDG du groupe Addoha, table sur 2 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’horizon 2015-2016, soit 20 à 25% de ses revenus, a-t-il déclaré à Casablanca, le 11 mars, lors d’une rencontre avec la presse.

«Il y a actuellement une pénurie de ciment en Afrique et des besoins en millions de logements. Les opportunités sont réelles et il faut se lancer maintenant. Nous avons commencé il y a 4 ans en Côte d’Ivoire et actuellement plusieurs pays nous sollicitent pour les accompagner dans leur politique d’habitat que ce soit pour construire des cimenteries à travers Cimaf ou des logements par Addoha», a-t-il souligné. En effet, le groupe est actuellement en discussion avec le Bénin, le Togo, la Tanzanie, l'Angola, l'Éthiopie et la RDC pour lancer des projets de cimenteries et logements dans ces pays. «Nous disposons d’une expertise significative au Maroc que nous comptons exporter dans ces pays. Nous avons bâti une expérience considérable autour des 3 maillons : foncier, fiscalité et financement. Cela nous a été bénéfique dans le cadre de nos implantations notamment la plus récente au Ghana», déclare le PDG d’Addoha. Le groupe affirme inviter périodiquement les ministres d’Habitat de certains pays africains afin de leur démontrer l’expertise marocaine. De même, les employés des cimenteries installées en Afrique ont droit à des formations de 6 à 8 mois au Maroc.

Par ailleurs, pour ce qui est de la capacité cimentière installée, Sefrioui dément que ses projets africains aient eu une incidence baissière sur les prix. Au contraire, dit-il, «nos produits sont très plébiscités dans la région et nos usines de dernière génération sont construites clés en main par des Allemands. Nous disposons aussi d’une gamme très variée et qui répond à tous les besoins». Un engouement qui aurait poussé le groupe Cimaf à doubler la capacité de son usine ivoirienne, 6 mois à peine après son entrée en service, pour la porter à 1 million de tonnes par an. L’objectif du groupe est d’atteindre une production de 12 millions de tonnes annuelles (Maroc compris) d’ici 2 ans. Sefrioui se montre très confiant dans le développement de son groupe sous les couleurs africaines. «Les États africains nous aident énormément pour concrétiser nos projets chez eux. Le foncier est mis à notre disposition à des prix symboliques et nous ne payons ni impôts ni TVA», se réjouit le PDG d'Addoha. Le groupe cherche activement du foncier en Afrique subsaharienne et à l'ouest du continent. D'autres projets dans l'air ! 

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